L’Akhal Téké

Quizz
La queue
Il est plus difficile de soulever la queue d’un cheval bien entraîné ?

Citation cavalière
« Vivre avec les chevaux c’est être connecté au présent. »
Voir les citations  
Coup de cœur
Notice
Les démarches officiels doivent se faire auprès de l’IFCE , la FFE et les Haras Nationaux , elles seules sont habilitées à vous guider dans ce domaine.

Le site « Au cœur des chevaux » a été réalisé avec le plus grand soin. Si malgré la vigilance dont il a fait l’objet certaines informations étaient incomplètes ou erronées, nous vous serions reconnaissant de nous contacter.

■ Les origines et l’histoire

La race Akhal Téké est très ancienne, en effet, les premiers témoignages de chevaux de « grande taille » pour l’époque, environ 1,50 mètre au garrot, remontent au Vème siècle avant Jésus Christ en Asie Centrale. On a retrouvé des restes de ces chevaux, très comparables à l’Akhal Téké actuel, dans les tombeaux des Scythes, Peuple nomade et guerrier.

L’Akhal Téké est une race de cheval de selle et traditionnellement élevée par la tribu des Tékés au Turkménistan et au nord de l’Iran.

Durant toute l’Antiquité ces chevaux furent exportés vers l’Inde, la Perse, la Syrie, et contribuèrent à l’apparition du cheval Arabe. Bien connus des amateurs de chevaux de sang pour leur vitesse et leur endurance, les chevaux turcomans participèrent au XVIIIème siècle à la création de la race du Pur sang anglais et à celle du Trakehner.

Le nom Akhal Téké vient du nom de la tribu des Tékés, la plus puissante du Turkménistan, et de l’oasis Akhal où se trouvaient les meilleurs élevages.

Au début du XXème siècle, l’URSS a organisé le développement de la race. Mais dans les années 1950, la politique agricole russe s’oriente vers la mécanisation et la productivité, et des abattages massifs de chevaux sont organisés. De près de 20 000 sujets à la fin du XIXème siècle, on passe à un effectif d’environ 300 individus au milieu du XXème siècle.

Quelques passionnés réussirent à sauver une partie des effectifs, ce qui permit le redéploiement de la race. Longtemps concentré au Turkménistan, au Kazakhstan et au sud de la Russie, l’élevage s’est progressivement implanté dans d’autres régions de la Russie et dans la plupart des républiques voisines. Cependant, une part croissante des effectifs de la race, environ 25 %, se situe maintenant en Occident, essentiellement en Allemagne, en Suisse, en France et aux États Unis.

■ La morphologie et le caractère

Cheval de guerre et de désert, il est rapide, endurant, courageux et vif. Le mode d’élevage traditionnel, dans le milieu nomade, lui a donné un besoin de contact avec l’homme. L’Akhal Téké est un cheval intelligent, très sensible et doux. Il développe souvent un lien étroit avec son propriétaire, ce qui en fait le cheval d’un seul cavalier.

L’Akhal Téké présente une silhouette longiligne. Il dispose d’un port de altier, une longue encolure, ronde souple, en forme de S. Ses oreilles sont implantées très hautes et sont fines et longues. Ses yeux sont grands en forme d’amande.

L’Akhal Téké ne dispose pas de fanons ni de toupet. Son dos est souvent un peu long avec un rein très large. Son garrot est prononcé et très saillant. Il a des tendons solides sur des membres longs et secs. Les sabots sont petits avec une corne très dure. Il dispose d’une musculature assez plate et dense.

La peau est fine, la crinière peu développée, la queue n’a souvent que quelques crins à sa base. Le poil est fin et soyeux, et les robes sont très variées, avec souvent une nuance métallique, dorée ou argentée.

Dans le désert, les journées sont horriblement chaudes et les nuits sont très froides. La race est devenue mince et solide, adaptée à ces conditions très rudes. Cet aspect est compensé par des allures rapides, une très grande endurance et une robustesse illimitée due, en grande partie, au style de vie rigoureux qui lui été imposé pendant plusieurs siècles. Il a gardé au cours du temps des réflexes très sauvages. Une grande majorité des juments (environ 80 %) poulinent debout et absorbent leurs poche des eaux au fur et à mesure.

■ L’élevage

Les effectifs mondiaux de la race sont de l’ordre de 3000, situés pour l’essentiel dans les pays de l’ex-URSS. Le développement de la race dans le reste du monde progresse rapidement. Les premiers sont arrivés en France dans les années 1980. Le cheptel s’est accru sensiblement, et dépasserais les 200 individus en 2008.

Le stud-book général est tenu en Russie. La France est le premier pays ayant signé un accord avec la Russie permettant l’ouverture d’un stud-book national en 2004.

La gestion de la race est basée autour 18 lignées issues des meilleurs étalons et reprenant leurs noms, les plus importantes sont : Guelishili, Kaplan, Peren, Sovkhoz II, Arab, Sere, Fakirpelvan, El et Kirsakar.

A partir de 2009, l’association gestionnaire de la race a imposé que les étalons soient examinés par une commission qui les classera en 3 catégories de qualité décroissante (A, B, C).

Les méthodes traditionnelles de gestion des Turkmènes n’incluent pas la mise à l’écurie. Les animaux sont enveloppés dans du feutre, avec la tête qui dépasse et gardés attachés à des piquets. Leurs régimes se compose de maigres rations de luzerne séchée, d’orge et d’un peu de protéine animale.

Les poulains sont sevrés très tôt et entraîner dès 21 mois en vue des courses de yearlings. De nos jours, l’Akhal Téké est gardé selon des méthodes plus modernes, au pré la journée et à l’écurie la nuit. On ne les fait pas courir avant l’âge de 2 ou 3 ans, comme les Pur sang. L’Akhal Téké préfère vivre dehors à l’année à condition d’avoir un abri pour se protéger de la météo.

■ L’utilisation

L’Akhal Téké peut se montrer têtu et intrépide. Sa morphologie en fait un cheval polyvalent, qui combine puissance, élégance et maniabilité. Les courses de plat sur hippodrome, pratiquées en Russie et dans les républiques voisines, constituent encore le moyen essentiel de sélection. Il est utilisé avec succès dans les spectacles comme dans le Cirque de Moscou qui l’a employé avec succès pendant près de cinquante ans.

En France, Alexis Gruss possède en 2005 quatre chevaux de la race pour ses spectacles. Il peut être utilisé dans toutes les disciplines olympiques, avec une aptitude particulière pour l’endurance et le concours complet. On se souvient encore d’Absent et son cavalier Sergueî Filatov, médaille d’or en dressage individuel aux XVIIème Olympiades de Rome en 1960, puis médaille de bronze à Tokyo en 1964 et enfin médaille d’argent par équipes au Olympiades de Mexico en 1968.

L’un des plus grands parcours d’endurance eut lieu en 1935, où l’Akhal Téké a été utilisé pour un voyage de Achgabat à Moscou « à travers le désert du Karakoum », parcourant une distance de 4 152 kilomètres en 84 jours. Il est en effet capable de parcourir de grandes distances et de supporter de très grands écarts de température avec de toutes petites rations.

■ Mele Kush

L’étalon Mele Kush (oiseau jaune), née en Russie en 1909 et décédé en 1933 est le dernier fils de Boinou. C’est l’étalon le plus populaire de la race. Mele kush participa à de nombreuses courses et finissait souvent premier.

Pour les nomades Tékés, il représentait le cheval idéal, il était du type « alaman at », de taille moyenne, une encolure pas trop longue et une croupe légèrement plus haute que le garrot. Il saillit beaucoup de juments et eut beaucoup de descendants qui fondèrent leur propre lignée ou donnèrent naissance à des fondateurs.

■ Gend Jim

Gend Jim le cheval du Président fut le sujet d’un énorme scandale médiatique pour François Mitterrand.

En mai 1993, alors qu’il effectue un voyage diplomatique au Turkménistan, pour rencontrer le Niasov, le nouveau leader de ce pays libéré par l’explosion de l’URSS deux ans plus tôt, il se voit offrir Gend Jim, un Akhal Téké de 3 ans qui sera à l’origine du plus grand scandale politico médiatique sous le règne de François Mitterand, qui aboutira à la révélation de l’existence de sa fille cachée, Mazarine Pingeot.

  Commentaires
Alexandre le 17-09-2016 à 15:44:38
Pour en avoir déjà vu plusieurs en vrai, un seul constat m’a réellement marqué : ce sont des chevaux difficile à garder en état. Malgré les nombreux compléments ils restent assez maigres avec des côtes visibles alors que les voisins PRE ou Lusitanien sont tout en rondeur. Je n’ai pas eu l’occasion de cerner réellement leur caractère ni de noter une différence particulière avec d’autres races.
Sandrine le 02-06-2016 à 19:36:32
J’ai une sorte de fascination pour ce cheval ! Pourtant j’aime aussi beaucoup les espagnols et j’adore les frisons qui sont plutôt costauds mais je sais pas, j’ai comme des frissons quand je les vois, je les trouve comment dire purs, royaux enfin voilà quoi extra...
Rechercher
Article à la une
En 1911 ou 1912, un poulain blanc allait devenir le fondateur d’une race de chevaux... Le Camarilo White
Lire l’article  
Vidéo de la semaine
Chaque cheval est unique et peut être identifié grâce à ses ...
Voir la vidéo  
Arrêt sur image
La tête d’un Caspien...
Voir l’image  
Aimer notre page Facebook
Épingles sur Pinterest
Laisser un commentaire

Les informations affichées sur ce site internet ne sont pas exhaustives et sont données à titre indicatif exclusivement. Pour plus d’informations consultez les informations légales.
Reproduction interdite ® 2016 - 2018 Au-coeur-des-chevaux.com