La méthodologie du pansage

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L’idéal est de procéder au pansage en attachant le cheval au grand air. Ainsi les poussières et les saletés se dispersent dans la nature. En outre, on voit souvent mieux dehors que dans certains box qui reste toujours plus ou moins sombre. A l’extérieur, on examinera donc le cheval et surtout ses membres plus facilement.

Un pansage bien fait prend du temps et dans certains cas, quand le cheval est très impatient de bouger, il est préférable de le faire après le travail. Ce qui ne dispense pas de passer un coup de brosse et de curer les pieds avant de monter.

Pour faire le pansage, on adapte la façon de procéder au cheval et à son état de saleté. Disons tout de suite que si on est l’heureux propriétaire d’une jument pur sang à la peau fine, forcément un peu chatouilleuse, vous n’allez pas vous y prendre de la même façon qu’avec un poney Highland... Par ailleurs, si le cheval porte une chemise ou une couverture on n’aura pas autant de travail que s’il passe sa journée au paddock.

Chacun ses habitudes, peu importe qu’on cure les pieds en premier ou en dernier, le principal c’est de tout faire.

■ La tête

Certains chevaux adorent qu’on leur brosse la tête, d’autres détestent. C’est alors souvent la conséquence d’un mauvais souvenir ou la crainte que l’on leur fasse mal aux oreilles.

La tête se nettoie avec une brosse douce, avec des gestes calmes, en faisant attention à ne pas heurter les yeux ou les oreilles et veiller à ne pas oublier l’auge.

Si le cheval a les naseaux ou les les coins des yeux sales, on les nettoies avec une éponge humide (propre). Si les paupières sont irritées (par les mouches ou le vent), on peut y appliquer un peu de vaseline.

On finit en lustrant le poil avec un chiffon doux et propre.

■ Le corps

En théorie, on doit en premier lieu utiliser une étrille pour décoller la crasse, les poils collés par la sueur, ou les traces de fumier. Mais certains chevaux à la peau sensible ne supportent pas. Il faut y aller prudemment avec les chevaux très près du sang. D’autres supportent l’étrille très bien l’été (ça gratte les piqûres d’insectes) et pas du tout l’hiver. Le soigneur n’a pas le choix, c’est inutile qu’il se fâche, ce sera toujours au soigneur de s’adapter.

On trouve dans le commerce des étrilles en fer, en plastique ou en caoutchouc, ses dernières sont les moins dures. Choisissez en une qui convient au cheval, dans le doute on doit acheter la plus douce.

L’étrille peut être remplacée avantageusement par un gant de pansage à picots, qui permet non seulement de décoller la crasse et les poils mais aussi de masser les muscles sans que la plupart des chevaux en prennent ombrage.

Pour un cheval au box avec un poil d’été ou tondu, commencer par étriller les parties charnues avec une étrille en caoutchouc souple afin de faire sortir la poussière. Utiliser ensuite le bouchon puis la brosse douce pour éliminer les poils morts et la poussière restante. Terminer en passant une époussette éventuellement imbibée de produit lustrant.

Les taches de fumier seront nettoyées à l’aide d’un chiffon ou d’une éponge humide, qui peut être imprégnée d’un produit détachant (pour les robes claires).

Pour un cheval au box avec le poil d’hiver ou une tonte partielle, utiliser l’étrille en caoutchouc, en plastique dur, ou l’étrille américaine pour éliminer le maximum de poils morts.

Brosser ensuite énergiquement avec le bouchon pour donner à la robe un aspect plus soigné et la débarrasser des paquets de poils (en particulier en période de mue).

L’usage de la brosse douce est généralement superflu, sauf sur les zones tondues.

Pour un cheval au pré avec un poil d’été, enlever les traces de terre et la poussière avec l’étrille en caoutchouc. Passer le bouchon sur l’ensemble de la robe, puis éventuellement la brosse douce.

Il est possible de nettoyer et de lustrer la robe comme celle d’un cheval au box, mais il est déconseillé de trop frotter pour ne pas éliminer les substances protectrices de la peau.

Pour un cheval au pré avec un poil d’hiver, étriller le moins possible, en ne frottant que les zones qui seront en contact avec le harnachement.

Finir au bouchon, sans trop appuyer pour ne pas détruire la protection naturelle de la peau contre le froid et les intempéries.

■ Les membres

Naturellement, les membres ça se surveille. C’est le moment de détecter les anomalies comme l’engorgement, les atteintes, l’apparition d’une molette, la chaleur d’un pied ou d’une articulation.

Les membres se brossent soigneusement avec une brosse douce, surtout si on met ensuite des protections. S’ils sont très sales après le travail ou au retour du paddock, ils sont douchés. La douche permet évidemment de mieux nettoyer et stimule également la circulation sanguine qui rafraîchit les tendons. Vous pouvez sécher le pli du paturon avec une serviette ou un chiffon.

Les poils des fanons, même s’ils sont longs et disgracieux, ne doivent jamais être coupés car il servent de gouttières naturelles qui drainent l’eau vers le sol et protègent ainsi le pli du paturon d’une humidité latente.

■ Les sabots

Un cheval, qu’il soit au box ou au pâturage, marche souvent dans des endroits humides comme des plaques d’urine ou de la terre boueuse. Ces matières s’accumulent sous les pieds et attaquent la corne des sabots. Par ailleurs, lors d’une ballade en extérieur, des cailloux et autres objets dangereux peuvent s’accumuler sous les pieds, d’où la nécessité de les curer régulièrement avant et après le travail.

Le nettoyage des pieds permet d’enlever toutes les matières (crottin, terre, boue, cailloux, herbe, paille...) accumulées sous le sabot en dégageant bien la fourchette, du talon vers la pince. Il faut surtout penser à nettoyer les pieds du cheval en dehors du box ou du

On passe ensuite un coup de brosse avec la brossette du cure pied ou un bouchon utilisé à cet effet pour un résultat net et vérifier l’état du pied. Si l’on pense à le faire systématiquement avant de sortir du box, l’opération cure pied doit renouveler après chaque travail pour vérifier que le pied se porte bien et enlever les cailloux coincés après une balade par exemple.

Pour curer les pieds, il faut se placer à gauche du cheval, à hauteur de son épaule côté montoir, face à la croupe. Après avoir poser la main gauche sur son épaule gauche, il faut descendre le long du membre antérieur jusqu’au boulet que l’on tient avec la main gauche. On doit appuyer contre son épaule gauche pour qu’il lève son pied gauche.

Prendre ensuite le sabot dans la main gauche et curer le pied en tenant le cure pied dans la main droite. On doit procéder de la même façon avec le pied droit en restant à gauche du cheval. Tenir le pied droit dans la main gauche et curer avec la main droite.

Il faut aussi vérifier les pieds postérieurs. Il faut se placer à hauteur de l’arrière main, côté montoir. Poser sa main gauche sur la cuisse et descendre jusqu’au boulet que l’on tient avec la main gauche. S’appuyer contre la croupe pour qu’il vous donne son pied postérieur gauche. Pour le postérieur droit, rester à la gauche du cheval et prendre son pied droit avec la main gauche pour le curer avec la main droite.

Parfois certains chevaux d’instruction ne sont pas habitués à cette méthode. Aussi, si on constate que cela ne fonctionne pas, il ne faut pas insister et se placer à la droite de la monture en passant devant lui et non pas derrière.

Si on est anxieux à l’idée d’approcher les postérieurs d’un cheval, il faut savoir que celui ci le sent et qu’il y a de grandes chances qu’il refuse de vous donner ses pieds parce qu’il ne comprend pas la nervosité de son soigneur. On constate souvent que l’on est angoissé pour rien.

Il faut toujours utiliser le cure pied dans un mouvement de haut en bas pour une action plus efficace. Il faut avoir des gestes précis et légers car le dessous des pieds est une zone relativement sensible du cheval. On ne risque pas de prendre un coup, mais si on appui trop fort, le cheval peut vous retirer son pied avant que le curage soit terminé et on doit ensuite recommencer.

■ L’entretien des sabots

L’hydratation du pied est importante pour maintenir l’élasticité du sabot et prévenir le dessèchement de la corne. Le sabot ne doit être ni trop sec l’été, ni trop humide l’hiver. Les onguents et autres graisses aident ainsi à créer une barrière entre le pied et les éléments extérieurs.

En été, il est conseillé de le faire tous les jours ou tous les deux jours pour tous les chevaux, qu’ils vivent au box ou dehors, après le travail et avant la douche.

En hiver, si le pied est correctement paré et en bonne santé, le cheval n’a généralement pas besoin de graisse. En revanche, pour les chevaux vivant au pâturage, un excès d’humidité va favoriser le dessèchement du sabot. Il est donc conseillé de graisser le sabot afin de protéger le pied de l’humidité.

On peut également appliquer du goudron de Norvège à l’intérieur du pied pour protéger la fourchette et l’empêcher de pourrir à cause d’un excès d’humidité. Attention cependant à ne jamais en étaler sur la paroi, elle pourrait devenir cassante.

■ La crinière

Pour une crinière peu fournie, démêler au peigne sans tirer sur les crins. Pour épargner au maximum les crins, on peut utiliser la brosse douce, en démêlant les nœuds avec les doigts. Pour égaliser la crinière, se servir du peigne en enroulant quelques crins à la fois autour des dents avant de tirer d’un coup sec.

Pour une crinière « tous crins », démêler sans trop tirer et passer ensuite l’étrille finlandaise ou le bouchon dans les crins sans tirer sur les nœuds. Pour une finition parfaite, terminer au peigne à dents longues en vaporisant du démêlant. Ne pas égaliser la crinière mais dégager éventuellement le passage de têtière aux ciseaux ou à la tondeuse.

■ L’effilage de la crinière

Il faut tout d’abord démêler soigneusement la crinière, puis commencez à l’effiler par la nuque ou par le garrot. On doit saisir une petite mèche de crins dans une main et la tendre vers soi. A l’aide du peigne tenu dans l’autre main, il faut repousser les crins du dessus comme pour les crêper. Il reste ainsi en main les crins du dessous et les crins les plus longs. Il faut enroulez ces crins autour du peigne, à la base des dents arrivant à la hauteur à laquelle on souhaite raccourcir la crinière, puis tirer d’un coup sec vers le bas, en laissant le peigne bien horizontal et parallèle à l’encolure. Par ce geste, on casse une partie des crins, et on en arrache quelques uns.

Il faut ensuite passer à la mèche suivante et procéder de même en s’alignant sur la même hauteur. On doit continuer sur toute la longueur, en suivant la courbe de l’encolure. Toutes les trois ou quatre mèches, il faut s’arrêter et reculer pour observer le résultat de loin. Cela permettra de rectifier les erreurs au fur et à mesure et de ne pas partir sur une mauvaise pente.

Il ne faut pas prévoir trop court car, une fois débarrassés du poids de leur longueur, les crins ont tendance à « remonter ». Il faut compter une bonne quinzaine de centimètres au moins. On suit en général une ligne légèrement courbe, selon un dégradé imperceptible, ainsi, lorsque le cheval monté se tient placé, avec l’encolure arrondie, la crinière est parfaitement régulière.

Cette méthode bien qu’efficace peut, dans certains cas, freiner la repousse de la crinière ainsi arrachée, il peut en résulter une repousse de plus en plus faible, jusqu’à plus de repousse du tout. Si on constate un appauvrissement conséquent de l’épaisseur de la crinière, il faut renoncer à l’effiler.

■ La queue

Pour la queue, démêler patiemment les crins avec les doigts puis brosser à l’aide de l’étrille finlandaise, du bouchon ou de la brosse douce (pour un fini plus ou moins soigné). L’utilisation d’un démêlant facilite grandement la tâche.

Pour un cheval de selle, raccourcir éventuellement la queue à une main en dessous du jarret.

Par sécurité, particulièrement si l’on ne connait pas le cheval, il est recommandé de ne pas se placer directement derrière lui pour lui faire la queue.

■ La coupe de la longueur

Pour raccourcir la longueur de la queue, il faut la couper en tenant compte du port de queue relevé du cheval lorsqu’il est en action, pour ceci, il faut placer une brosse sous le couard pour le soulever ou il faut demander à quelqu’un d’y glisser son avant bras.

Il faut attraper tous les crins situés en haut de la queue, et ensuite laisser glisser la main jusqu’en bas, au dessus de l’endroit où l’on souhaite couper.

En gardant les crins bien dans le prolongement de la queue, on doit couper aux ciseaux, à ras sous la main, bien droit, parallèlement au sol.

■ L’éclaircissement de la base

Pour dégager la base de la queue et accentuer l’élégance de son port, on enlève parfois les crins situés de part et d’autre du couard.

Il faut commencer par le haut et attraper quelques crins le plus possible sous le couard. Les enrouler autour d’un ou deux doigts et tirer d’un coup sec pour les arracher. Dégager de cette manière les deux côtés du couard.

Attention à ne pas en enlever trop, pour ceci il faut prendre régulièrement du recul pour juger le résultat.

■ Les endroits à ne pas négliger

On oublie souvent certains endroits, pourtant appréciés du cheval (après une désensibilisation progressive), comme l’intérieur des oreilles, les yeux, les naseaux, les lèvres, les mamelles, le fourreau, l’anus, la vulve, l’intérieur des cuisses, le couard de la queue. C’est pourtant ces endroits là qui montreront au cheval que le cavalier sait vraiment s’occuper de lui.

Deux éponges (une pour les endroits « propres » et l’autres pour les endroits « intimes ») et de l’eau tiède suffisent pour nettoyer ces parties. Pour l’intérieur du fourreau, une légère eau savonnée avec une lotion pour les parties intimes des femmes fera très bien l’affaire. Sécher et passer un peu d’huile de glycérine à l’intérieur du fourreau.

Une peau de chamois humide peut être utilisée pour la tête et une lotion à la camomille pour les yeux irrités par les mouches (ou de la vaseline neutre) et éventuellement un collyre pour une petite conjonctivite.

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