Les tares

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Les tares correspondent à des lésions chroniques subsistant après diverses maladies ou blessures. Certaines sont bénignes, juste inesthétiques (cicatrices disgracieuses, séquelles de plaies accidentelles, n’entraînant aucune anomalies fonctionnelle). D’autres, en revanche, témoignent d’une lésion grave, responsable d’une incapacité fonctionnelle. Il n’existe généralement aucune corrélation entre l’importance de la tare, son volume, son ampleur ou son aspect, et la gravité du trouble qu’elle provoque.

Néanmoins, la présence d’une tare doit toujours inciter à la prudence, lors de l’acquisition d’un cheval et entraîner l’expertise d’un spécialiste. De même, l’apparition d’une tare sur un cheval, durant sa carrière, indique toujours la présence d’un processus pathologique, dont on doit diagnostiquer la nature et évaluer la gravité.

Il est possible de distinguer quatre types de tares chez le cheval, les cicatrices, les tares molles, les hygromas et les tares dures.

■ Les tares molles

Les tares molles sont dues à des dilatations des synoviales articulaires ou tendineuses, c’est-à-dire une production excessive de liquide synovial au niveau des articulations ou des tendons. La synovie est le liquide qui lubrifie les articulations.

Il existe deux types de tares molles. On les nomme suivant leur position sur les membres :
  • Les molettes › Sur le boulet ou en dessous dans le creux du paturon,
  • Les vessigons › Sur le genou, le jarret ou le grasset.
Cette usure ou inflammation peut avoir plusieurs causes comme un défaut d’aplomb, une maladie, une infection, un traumatisme, un travail éprouvant ou une évolution répétitive sur un terrain trop meuble.

■ Les tares articulaires

Une inflammation entraîne une production anormale de synovie, et créé une hernie visible extérieurement. Les tares articulaires sont souvent dû à un travail intensif sur terrain dur.

■ Les tares tendineuses

Elles apparaissent au niveau des gaines (manchons synoviales) qui protègent les tendons à certains endroits stratégiques comme l’articulation du boulet. A force de tractions et de frictions, les manchons de synovie des tendons sont malmenés et sécrètent de la synovie excédentaire, ce qui entraîne l’apparition de déformations externes.

■ Les différentes tares molles

Les molettesLa synovie va dilater la gaine ou se loger dans des cul-de-sac, ce sont les molettes qui sont situées plus bas que le genou ou le jarret.
Les vessigonsMême chose que les molettes sauf qu’ils se situent au niveau du genou, du jarret ou plus haut.
Les vessigons carpiensSe situent sur la face antérieure du genou, en haut, et sur ses faces latérales, en haut et en bas.
Les vessigons et les molettes tendineusesSignes d’efforts mal tolérés.
Les déformations tendineusesToujours graves car elles sont dues à une atteinte du tendon, en forme de banane.
Les molettes du bouletCauses articulaires, occasionnant souvent la boiterie et sont souvent le signe d’une fatigue de l’animal.
Le vessigon rotubienIl se situe en arrière et en bas du grasset, souvent consécutif à l’accrochage de la rotule.
Le capeletTumeur disgracieuse de la pointe du jarret est souvent la conséquence d’un cheval qui tape au box ou en transport ou d’un cheval qui a pris l’habitude de s’appuyer contre une paroi pour soulager une douleur de dos en particulier.
Le vessigon calcanéen, cunéen ou solandresIls remplissent les cavités et entourent les contacts articulaires du jarret, en face interne, externe et postérieure. Ils sont tous le signe d’un travail intense auquel une telle articulation ne peut échapper.

■ Les hygromas

Les hygromas sont des réactions complexes, parfois classées parmi les tares molles, elles se forment sur des reliefs osseux à partir d’une réaction inflammatoire.

■ Les différents hygromas

L’éponge ou hygroma du coudeTumeur molle de volume plus ou moins importante, disgracieuse mais ne faisant pas boiter. Elle est due à l’appui du fer qui se couche « en vache », à la suite de pressions répétées de la partie postérieure du fer sur la pointe du coude. Disgracieuse, mais bénigne, l’éponge nécessite l’application d’une ferrure spéciale.
L’hygroma du genou ou gros genouSimilaire à celui du coude. Il est dû à un choc violent isolé ou répété sur la face antérieure chez le cheval d’obstacle ou en face interne et supérieure chez les trotteurs. L’hygroma de la face antérieure du genou peut entraîner des difficultés lors de l’extension du membre et gêner les grandes allures.
L’hygroma du bouletDu à des chocs répétés, se situe en face antérieure et en face interne du boulet. L’hygroma de la face antérieure du boulet, fréquent chez le cheval impatient qui tape dans son râtelier en attendant la distribution de nourriture, est ordinairement sans conséquence fonctionnelle fâcheuse.
Le capeletHygroma qui siège sur la pointe du jarret au-dessus du calcanéum, peut être observé chez les chevaux qui ruent. Il doit être interprété comme l’indice d’un défaut caractériel, sauf pour les trotteurs chez lesquels il peut être provoqué par des heurts dans le sulky. Comme il peut gêner le coulissement des fléchisseurs du doigt, il est considéré comme une tâche fâcheuse.

■ Les tares dures

Les tares dures apparaissent principalement à la suite d’un trouble osseux, à un traumatisme répété, bien que certaines soient dues à une inflammation articulaire ou ligamentaire.

■ Les suros

Particulièrement fréquents, les suros se situent généralement au niveau de la face interne du canon des antérieurs. Ils sont dues à une inflammation osseuse. Tous les os sont recouvert d’une membrane assurant sa croissance en épaisseur, le périoste.

En cas de traumatisme, cette membrane fabrique de l’os en excédent visible sous la peau. Cette inflammation osseuse peut être provoquée par un défaut d’aplomb (chez les jeunes chevaux) ou une lésion à la suite d’un choc ou d’un travail mal adapté.

Les suros sont généralement des tares bénignes qui n’ont aucune incidence sur la santé et la locomotion d’un cheval. Mais ils peuvent parfois gêner le libre passage d’un tendon, d’un ligament ou d’une articulation et donc provoquer des boiteries chroniques. C’est le cas lorsque le suros comprime le ligament suspenseur du boulet par exemple.

■ Les formes

Ces tares dures se localisent sur le paturon, la couronne et le talon. On les rencontre aussi bien sur les cartilages des phalanges des membres antérieurs que postérieurs. Elles sont dues elles aussi à des troubles osseux puisqu’un épaississement de l’os (cal osseux) vient se former sur un cartilage.

Les formes coronaires (de la couronne) sont provoquées par un traumatisme de l’insertion du tendon du muscle extenseur du doigt sur la troisième phalange. Les formes du paturon ont pour origine une inflammation osseuse ou articulaire. Enfin, les formes du talon apparaissent également à la suite d’une inflammation osseuse touchant les cartilages latéraux.
Les formes touchent principalement les vieux chevaux. Relativement bénignes, elles ne provoquent pas de boiterie, sauf en cas de fracture du cartilage. Néanmoins, il ne faut pas oublier que la perte d’élasticité des cartilages à la suite de leur ossification entraîne une diminution, voire une suppression, de leur capacité d’amortissement. L’appareil naviculaire du cheval se trouve donc exposé à des surcharges, ce qui peut provoquer à terme des boiteries.

■ Les osselets

Peu fréquentes, ces tares dures se localisent principalement au niveau des genoux et des boulets. Il s’agit de cals osseux, comme les suros. Les osselets apparaissent à la suite d’un choc ou d’une inflammation articulaire comme l’arthrose.

■ L’éparvin

Cette tare dure siège sur la face antéro-interne du jarret, au niveau des châtaignes. Elle touche souvent les deux jarrets à la fois. L’apparition d’un éparvin indique une affection dégénérative de l’articulation qui lie le jarret au canon (articulation tarso-métatarsienne). Une boiterie chronique difficile à soigner en résulte.

■ La courbe

Elle apparaît au-dessus de la localisation d’un éparvin, toujours sur la face antéro-interne du jarret. Moins fréquente que ce dernier, son traitement est relativement identique. La courbe est due à une dégénérescence de l’articulation du jarret, aboutissant à l’apparition d’un cal osseux.

■ Le jardon

Son origine et son traitement sont analogues à ceux de la courbe. La seule différence est que le jardon apparaît sur la face postéro-externe du jarret, sensiblement à la même hauteur que l’éparvin. Cette tare dure s’observe rarement.

■ La jarde

Cette tare dure touche la région postérieure du jarret. Elle ne résulte pas d’un trouble osseux, mais d’une inflammation du ligament. La jarde touche les chevaux avec des problèmes d’aplomb au niveau des jarrets. Une légère boiterie peut alors apparaître.

■ Les tares sur le membre antérieur

■ Les tares sur le membre postérieur

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