Les blessures

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Les chevaux sont souvent sujets aux blessures, en particulier au niveau des membres (atteintes). Dans certains cas, à cause par exemple d’un défaut d’applomds ou d’allures défectueuses, les blessures sont répétitives. On doit alors envisager de faire porter à l’animal des protections adaptées sur les membres concernés (protège boulets, guêtres, cloches...).

La plupart du temps, ces blessures sont sans gravité et, si elles nécessitent une attention particulière, elles peuvent être soignées sans l’intervention du vétérinaire. L’injection d’un sérum antitétanique est cependant recommandée dès que la plaie est ouverte ou causée par un objet douteux (barbelé, ferraille...).

■ Les plaies de garrot

Elles sont plus ennuyeuses. Rapides à apparaître, elles sont souvent très longues à guérir et nécessitent la mise au repos immédiate de l’animal pendant la durée de la cicatrisation.

Non traitée, une plaie de garrot ne fait qu’empirer et évolue en une inflammation chronique qui peut se compliquer en s’étendant aux os et aux muscles. On assiste alors à l’apparition de fistules, par lesquelles s’écoulent du pus et des débris nécrosés. Dans ces cas extrêmes, un traitement chirurgical s’impose : il faut enlever l’ensemble des tissus nécrosés.

Ces graves ennuis sont facilement évités si l’on s’assure que la selle correspond bien à la morphologie du cheval (notamment qu’elle est suffisamment dégarrotée), et que l’on prend la précaution de protéger les zones sensibles par un pad ou un gros tapis en feutre.

Le cavalier veillera à bien dégarroter son tapis de selle avant de monter et passera la main sur le garrot de son cheval avant et après le travail afin de déceler dès leur apparition une bosse ou un échauffement.

La mise au repos de l’animal dès les premiers symptômes permet d’éviter l’évolution vers une inflammation généralisée qui peut parfois être fatale. On traite une petite plaie de garrot de la même façon qu’une atteinte : nettoyage et désinfection de la plaie (poudre ou pommade antiseptique). Un cheval qui a déjà eu une ou plusieurs plaies de garrot présente des taches cicatricielles blanches à cet endroit.

■ Les blessures dues aux barbelés

On ne le dira jamais assez, les barbelés ne conviennent pas aux chevaux. Vifs, impulsifs et parfois tout simplement maladroits, ces derniers ont tendance à ne pas respecter les clôtures peu visibles et non électrifiées. Nombre d’accidents gravissimes pourraient être évités si les barbelés n’étaient plus utilisés.

Plusieurs cas de figures peuvent se produire : un cheval qui se roule ou rue trop près de la clôture, un cheval qui tente de la franchir, un qui s’y prend un antérieur en grattant le sol près du fil, etc... Dans la plupart des cas, les blessures sont profondes, peu nettes et très longues à guérir. De plus, le très fort instinct de fuite du cheval et sa peur d’être pris au piège l’amènent souvent à se débattre lorsqu’il se sent prisonnier du fil, causant des dommages plus grave encore.

La première chose à faire est de calmer l’animal et de le dégager du fil en le coupant si besoin est. Nettoyer ensuite la ou les plaies à l’eau et au savon, éventuellement au jet (sans pression) afin de mieux évaluer l’ampleur des dégâts. Selon la gravité de la blessure, il peut être nécessaire de faire quelques points de suture (dans les douze heures suivant l’accident), et de parer la plaie, en coupant les poils et les lambeaux de peau susceptibles d’y pénétrer et de causer une infection. L’injection d’un sérum antitétanique, éventuellement associé à un rappel de vaccin, est une précaution qui s’impose, tout comme un traitement antibiotique si la blessure est profonde.

■ Les morsures

Il peut arriver que deux chevaux se blessent lors d’un affrontement, mais il est rare que les morsures soient profondes. Le plus souvent, elles se limitent à une zone dépilée, éventuellement à une égratignure.

Dans certains cas, pourtant, la plaie peut être ouverte, ce qui arrive aussi suite à la morsure d’un autre animal (un chien, par exemple), il est très important de bien nettoyer et désinfecter la blessure en profondeur, pour limiter les risques d’infection.

L’intervention du vétérinaire peut être indispensable dans certains cas (plaie profonde et suintante, aux bords déchiquetés), en particulier si l’on ignore la provenance exacte de la morsure. La rage n’est pas à écarter et il est préférable d’effectuer un rappel en cas de doute. De même, un sérum antitétanique et un traitement antibiotique seront utiles.

■ La seime

La seime est une fente qui se forme au sabot du cheval et qui s’étend quelquefois depuis la couronne jusqu’à la pince (ou inversement), c’est un éclatement qui se poursuit lentement.

Quand elle part du sol et remonte vers la couronne sans nécessairement l’atteindre. Il s’agit alors d’une seime du bas vers le haut. Et quand elle part de la couronne et descend vers le sol sans l’atteindre. On parle alors d’une seime du haut vers le bas.

Elle est due à une mauvaise qualité de la corne ou à une mauvaise conformation du pied qui fait que l’amortissement des chocs est concentré sur un point précis de la corne qui finit par casser.

Il ne faut pas laisser les seimes progresser. Le maréchal ferrant peut poser une agrafe sur la paroi pour les stopper si elles sont larges et profondes. Dans ce cas, le travail du cheval est toujours possible, mais il doit être calme et ne pas excéder une heure par jour jusqu’à ce que la paroi du pied soit redevenue nette.

Certaines seimes sont superficielles et ne nécessitent pas de soins spéciaux autres qu’une surveillance régulière. Ce sont les seimes des prés.

■ La fourmillière

La fourmillière suit de très près la seime si celle ci est laissée sans surveillance ni soins. Il s’agit d’une infection débutant à la ligne blanche et remontant jusqu’à la couronne. Si le maréchal ferrant la voit le premier, il peut la supprimer en enlevant, dans la mesure du possible, la corne infectée.

Dans sa forme extrême, il se constitue un abcès très douloureux pour le cheval qui se met à boiter. On constate alors que le pied est brûlant et que la couronne et le paturon sont congestionnés.

L’intervention du vétérinaire est alors inévitable, car il faut curer l’abcès et le laisser ouvert pour éviter une réinfection. Le cheval reçoit un traitement par antibiotique pour combattre l’infection et un rappel du vaccin antitétanique.

■ La bleime

La bleime est un hématome lié à un choc violent entre la sole et un caillou lors de la réception d’un obstacle ou d’une galopade effrénée sur un terrain caillouteux. En effet la sole n’est pas faite pour supporter les contacts avec le sol, contrairement à la fourchette.

Le cheval se met à boiter et, si le maréchal pare la sole, il apparaît une zone contusionnée. Le repos est la seule solution jusqu’à ce que l’hématome disparaisse. La bleime peut évoluer vers l’abcès s’il y a une plaie, même minuscule.

Si le cheval refuse de poser son pied au sol et qu’il boite de façon inexplicable, il ne s’agit pas systématiquement d’une fracture, mais le plus souvent d’une bleime.

■ Les atteintes aux membres

Elles sont souvent causées par un autre membre, parfois par un élément extérieur (clôture, branches, etc...). Le plus souvent, il s’agit de petites blessures peu profondes.

Dans le cas d’une simple écorchure, le mieux est de nettoyer la plaie à l’eau et au savon, puis de la désinfecter par précaution.

Une plaie plus profonde pourra être lavée à grande eau (au jet sans trop de pression), avant d’être recouverte d’un produit antiseptique (spray, poudre).

■ Les genoux couronnés

Suite à une chute sur terrain dur, il peut arriver que le cheval se « couronne » un genou ou les deux, la plaie est généralement gravité, mais elle est parfois suffisamment profonde pour laisser des marques indélébiles (léger creux, poil qui repousse blanc), qui peuvent être considérées comme dépréciatives en cas de vente de l’animal.

En effet, certains chevaux buttent souvent en raison de troubles circulatoires ou d’allures trop rasantes.

A moins que l’articulation soit touchée (écoulement de liquide synovial) on soigne un genou couronné de la même façon que toute autre atteinte, après avoir coupé, le cas échéant, les lambeaux de peau entourant la plaie.

■ Les plaies de harnachement

Elles sont dues au contact d’une partie du harnachement, le plus souvent la selle (plaie de garrot) ou la sangle.

Il en existe de différentes natures : les blessures par frottement sont les plus courantes, mais il existe aussi des plaies par pression et des réactions inflammatoires, souvent consécutives à une plaie pas ou mal traitée (mal de garrot).

Elles sont particulièrement fréquentes chez les chevaux à la peau fine (pur sang).

■ Le passage de sangle

Dans le cas d’une blessure par frottement située au niveau du passage de sangle, on peut agir de différentes façons.

La première est bien entendu la meilleure solution : port d’une sangle souple, propre et bien entretenue, éventuellement recouverte d’un protège sangle en mouton ou en caoutchouc, et pansage minutieux du cheval avant de le seller.

Il est également recommandé d’étirer un antérieur du cheval vers l’avant après l’avoir sanglé, afin d’éliminer les plis de peau sous la sangle, souvent à l’origine de lésions.

Si le mal est déjà fait, il faut éviter de sangler l’animal jusqu’à guérison complète. Dans les cas moins avancés, on peut éventuellement sangler avec un protège-sangle (l’idéal étant de recouvrir la sangle d’une chambre à air), après avoir recouvert la plaie d’une pommade grasse (vaseline).

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