Les muscles

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La pendiculation est un mouvement qui se caractérise par une extension forcée du rachis ?

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Connaître l’anatomie et la physiologie de l’appareil locomoteur est indispensable pour comprendre les méthodes de travail utilisées pour l’obtention de performances sportives optimales, ainsi que les prédispositions pathologiques des chevaux.

■ Le mécanisme des muscles

Les forces mécaniques qui assurent la station debout de l’animal en luttant contre l’effet de la pesanteur et la propulsion dans les déplacements trouvent leur origine dans la contraction des muscles qui mobilisent les pièces osseuses du squelette. Ces forces sont transmises aux os par des tendons élastiques. Les pièces osseuses se déplacent les unes par rapport aux autres par l’intermédiaire des articulations. Les tendons, souvent très longs, peuvent coulisser sur des systèmes qui sont l’équivalent mécanique d’une poulie (synoviales tendineuses). La station debout et les mouvements sont contrôlés et coordonnés par le système nerveux central.

On distingue deux types de muscles rouges, des muscles rouges sombres, riches en myoglobine, qui permettent les contractions lentes et servent surtout au maintien du cheval en station, des muscles d’un rouge plus clair, dont la contraction est rapide et qui servent à la locomotion. Pour obtenir l’énergie nécessaire à la contraction musculaire, ces derniers utilisent du glucose, sans faire intervenir l’oxygène, et libèrent de l’acide lactique qui passe dans le sang. Les cellules hépatiques captent alors cet acide, en oxydent une partie en gaz carbonique et en eau, et utilisent l’énergie de cette oxydation pour reformer du glucose qu’elles libèrent dans le sang.

En cas d’effort prolongé, la contraction musculaire doit donc être entretenue par un échange incessant entre le foie, qui resynthétise le glucose, et les muscles qui libèrent l’acide lactique. Il existe donc un cycle entre foie et muscles avec, comme véhicule, le sang.

Cette particularité de l’énergétique de la cellule musculaire est à la base de toute la physiologie et la pathologie sportive, car l’accumulation de l’acide lactique au sein des cellules musculaires est le facteur limitant de l’effort musculaire. Il finit par rendre le relâchement musculaire impossible (les cellules se tétanisent). Le sujet est fatigué, ses muscles sont tuméfiés, contracturés et douloureux. Il faudra attendre que la circulation sanguine ait évacué l’acide lactique, que le foie l’ait reconverti en glucose, que les cellules musculaires aient capturé le glucose, pour que le muscle retrouve son aptitude fonctionnelle à l’effort.

La récupération musculaire passe donc obligatoirement par le repos.

■ La récupération musculaire

La quantité d’acide lactique accumulée dans l’organisme pendant l’effort nécessite une consommation prolongée d’oxygène pendant la période de récupération. Elle est, de ce fait, aussi dénommée dette d’oxygène. La dette d’oxygène que peut tolérer un organisme fixe la limite de l’effort sportif qu’on peut lui demander.

Au-delà commence le surmenage physique, cause d’accidents ou de maladies et pouvant s’achever par la mort, si le sujet à épuisé toutes ses réserves d’énergie métabolisable.

L’entraînement sportif repose sur des techniques qui permettent d’augmenter la dette d’oxygène supportable par un sujet et, par là même, d’accroître son aptitude aux performances.

Il doit être adapté au type d’effort demandé (course, compétition, loisir, etc.), car l’organisme n’est pas sollicité de la même façon selon qu’on lui demande un effort peu intense mais prolongé, durant lequel la capacité métabolique du foie lui permet de reconvertir l’acide lactique au fur et à mesure de sa production (travail sans dette d’oxygène), ou un effort sportif bref mais très intense, durant lequel l’acide lactique s’accumule dans l’organisme, créant une forte dette d’oxygène (cette situation s’observe chez le cheval à la fin d’une course, par exemple).

■ Les fibres et les tendons

Chaque muscle est composé d’un certain nombre de fibres. Lors de la contraction musculaire, il y a un bref raccourcissement des fibres qui ne dure que quelques millièmes de seconde. L’intensité de la force produite par un muscle résulte du nombre des fibres stimulées à un instant donné par les fibres nerveuses. La continuité d’un mouvement ou l’aspect soutenu d’une position en station résultent de la répétition des contractions qui se suivent sous la forme de salves successives.

Toutefois, les gestes n’ont une allure progressive que grâce à l’interposition d’un système amortisseur, le tendon, entre les fibres musculaires qui génèrent la force motrice et les pièces osseuses du squelette qui forment des leviers passifs. La fraction élastique du tendon contribue à rendre continu ce qui, sans son intermédiaire, aurait un aspect saccadé ou vibratoire. L’élasticité des tendons est toutefois limitée et si on soumet l’un d’eux à une force excessive qui le distend au-delà de sa limite de résistance élastique, il se déforme, perd son élasticité ou même se rompt.

La destruction des fibres élastiques par un effort mécanique qui excède les limites de leur résistance est à la base de la formation d’un accident fréquent chez le cheval... La tendinite. Là encore, l’entraînement, en développant le nombre des fibres élastiques du tendon, permet une augmentation de leur résistance et limite le risque de tendinites. Mais cette augmentation des fibres élastiques n’est possible que chez le jeune ; chez l’adulte, il se forme uniquement des fibres inextensibles de collagène.

Les forces développées par les muscles permettent la station ou la locomotion de l’animal par l’intermédiaire d’un système complexe de transmetteurs passifs articulés, composé des os, des articulations et des coulisses tendineuses.

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