Le galop

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Le galop est une allure asymétrique, diagonale, sautée et basculée organisée en trois temps inégaux. On dit qu’elle est « basculée » parce que l’axe longitudinal du corps subit d’amples oscillations verticales, autour du centre de gravité corporel qui est situé un peu en arrière du scapulum sous le garrot, à peu près au milieu du thorax.

Ce qui caractérise le galop, c’est qu’à une phase de la progression, le poids du corps repose sur un seul antérieur.

On dit que le cheval galope à gauche quand ce temps d’appui unique porte sur le membre antérieur gauche, qu’il galope à droite quand le membre antérieur droit est sollicité.

Les variations extrêmes en vitesse du galop se caractérisent par la transformation de l’allure en un cycle de quatre temps. On distingue alors, abstraction fait du galop ordinaire, le galop de course et le galop rassemblé.

■ Le galop ordinaire

Le cycle locomoteur, pour un galop à droite par exemple, débute par un appui sur un seul membre postérieur gauche, l’antérieur gauche est en protraction, alors l’antérieur droit est en début de protraction et le postérieur droit en fin de protraction.

A la phase suivante, le poids du corps repose sur trois membre, l’antérieur droit étant seul levé et poursuivant son mouvement de protraction. Le postérieur gauche cesse ensuite son appui, tandis que l’antérieur droit poursuit son extension vers l’avant. Il prend alors contact avec le sol, ce qui réalise à nouveau un appui sur trois membres, le postérieur gauche étant seul levé et effectuant sa protraction vers l’avant. Tout le poids du corps est ainsi supporté par le seul antérieur droit qui se rétracte vers l’arrière, tandis que les trois autres se dirigent vers l’avant. Le postérieur gauche reprend le contact avec le sol, amorçant le cycle suivant.

Chaque temps locomoteur s’accompagne d’un basculement longitudinal très accentué de tout l’axe rachidien, avec une descente importante du balancier cervical quand l’antérieur droit est en appui, et un relevé maximal quand il est en protraction, c’est-à-dire quand le corps repose sur les trois autres membres.

L’axe du corps n’est pas rigoureusement dans l’axe de la progression pendant le galop. L’encolure se défléchit à l’opposé du membre antérieur d’appui unique pour soulager celui-ci. L’encolure, qui est dans le prolongement de l’axe rachidien, se trouve ainsi orientée à gauche (dans le galop à droite).

Si l’on examine la piste, durant une progression rigoureusement rectiligne, l’empreinte de l’antérieur droit se trouve alignée avec celle du postérieur gauche, perpendiculairement à la direction du déplacement. On dit qu’un cheval galope « juste » quand il galope sur l’antérieur droit pour tourner à droite, et l’antérieur gauche pour tourner à gauche. Dans le cas contraire, on dit qu’il galope à « faux ». Il se désunit lorsqu’apparaît un incoordination entre les mouvements des deux antérieurs et des deux postérieurs et qu’il galope, par exemple, à droite des antérieurs et à gauche des postérieurs. Il ne faut pas confondre ce défaut d’allure avec le changement de pied que le cheval exécute soit pour reposer l’antérieur surchargé, soit pour se préparer à un changement de direction.

Ce galop moyen, à trois temps, permet une progression rapide du cheval d’environ 3 mètres par temps locomoteur. La vitesse atteinte avoisine 20 à 25 kilomètres à l’heure. Lors de ce galop moyen, l’empreinte du postérieur gauche (dans le cas du galop à droite) se trouve à la hauteur de l’antérieur droit : le cheval se « piste ». Quand le cheval, en accélérant, allonge son galop, cette empreinte se trouve en avant de celle de l’antérieur : l’animal se « mépiste ». Inversement au galop ralenti, elle se place en arrière : le cheval se « dépiste ».

Dans le milieu des courses de galop, ce galop moyen est dénommé aussi « canter » (utilisation du terme anglais).

■ Le galop de course

Dans le galop de course, les foulées atteignent le maximum d’étendue, par accentuation de l’extension de l’antérieur droit, dans le cas du galop à droite, par un accroissement corrélatif maximal de l’extension de l’encolure, et par un allongement du temps de projection.

En outre la battue du bipède diagonale, postérieur droit, antérieur gauche dans le galop à droite, se dissosie en deux temps successifs, la prise dappui au sol de chaque membre étant individualisée dans l’ordre suivant : postérieur gauche, postérieur droit, antérieur gauche, antérieur droit.

La cessation d’appui est, de même, anticipée et, de ce fait, le galop de course ne présente pas de phase d’appui tripodale.

Chaque cycle locomoteur entraîne une progression de 5 à 7 mètres durant laquelle le cheval se « mépiste » très fortement. La vitesse peut dépasser alors 60 kilomètres à l’heure (pur sang en plein effort).

■ Le galop rassemblé ou ralenti

Dans le galop ralenti ou rassemblé, le cycle passe à quatre temps du fait d’une anticipation des prises d’appui au sol, dans l’ordre suivant : postérieur gauche, antérieur gauche, antérieur droit, dans le galop à droite, tandis que les phases durant lesquelles les membres se lèvent sont retardées.

Ainsi on observe un appui simultané des deux postérieurs et des deux antérieurs alors que la progression descend en dessous de deux mètres, ce qui fait que le cheval se « dépiste » nettement.

Ce galop rassemblé, avec un fort engagement des postérieurs sou la masse corporelle peut servir de préparation au saut d’un obstacle élevé. Il est également recherché en équitation académique.

■ Le changement de pied au galop

Le mécanisme du changement de pied doit être bien compris des cavaliers afin que ceux-ci l’exploitent au mieux et ne le perturbent pas aux grandes allures si le cheval l’effectue spontanément pour se soulager.

Cette transition entre deux galops, par exemple passage du galop à droite au galop à gauche, s’effectue normalement en un seul cycle locomoteur. Il débute par une transformation des mouvements du bipède postérieur. Les antérieurs présentent la même transition, l’antérieur droit accélérant son mouvement de soulèvement.

Le changement se fait durant le temps de projection, l’antérieur gauche ralentissant très nettement pour effectuer sa pratraction après celle de l’antérieur droit qui se pose par anticipation, synchronisant ses mouvements sur ceux du bipède postérieur.

Normalement, le changement de pied se fait en un seul cycle, sinon le galop se désunit plus ou moins longtemps, ralentissant la progression.

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