Les allures artificielles ou acquises

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L’instinct
Le hennissement passe par une intensité égale sans aucun rapport à ce qui le motive ?

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Ces allures proviennent du renforcement de gestes spontanés soit par la sélection génétique, qui accroît une aptitude définie soit par le dressage. Certaines allures sont totalement artificielles et inculquées par l’homme, elles prennent néanmoins leurs bases physiologiques dans l’organisation des mouvements naturels préprogrammés dans le système nerveux de l’animal.

■ L’amble

L’amble est une allure généralement artificielle, qui se caractérise par le déplacement simultané des deux membres d’un même côté, il s’agit donc d’une allure latérale et symétrique. Selon la vitesse de la progression, cette allure est marchée ou sautée.

L’amble est une allure très confortable pour le cavalier, fort appréciée des femmes qui montaient en amazone. Aussi a-t-elle été recherchée jadis par ceux qui devaient se déplacer longtemps à cheval. Certaines races, en particulier les Barbes nord-africain, prennent plus facilement l’amble que d’autres. Les courses d’ambleurs sont admises aux États Unis pour les trotteurs, alors que cette allure est considérée comme un défaut éliminatoire dans les courses de trot européennes.

L’amble marchée ne comporte pas de temps de projection. Les deux membres d’un même côté se soulèvent, réalisent leur protraction ensemble. La protraction d’un bipède latéral s’effectue pendant la rétraction de l’autre. On peut éduquer le poulain à cette allure en entravant les membres situés d’un même côté sur l’animal laissé en liberté.

Lors de l’amble trotté, comme lors du trot, il apparaît un temps de projection entre le moment où un bipède quitte le sol et celui où l’autre retrouve l’appui. Cette allure peut être rapide et l’ambleur peut dépasser en vitesse pure le trotteur. La progression est comprise entre 3,5 et 4,5 mètres, avec une fréquence des battues qui peut surpasser celle du trot.

Certaines races américaines, en particulier le Tennessee Walking Horse, ont été sélectionnées pour leur aptitude à une variation rapide du pas qui demeure très coulée. Cette allure très confortable pour le cavalier permet une progression rapide et prolongée, en particulier pour les raids.

■ Le fox-trot

Le fox-trot est une allure lente, de faible amplitude, où le cheval accompagne ses mouvements de trot d’un fort balacement de l’encolure ; les postérieurs prennent contact avec le sol un peu avant les antérieurs.

■ Le trot cadencé

Le trot cadencé, allure très lente et de peu d’étendue, se caractérise par une accentuation de la période de projection, le cheval étant parfaitement rassemblé.

Pour se tenir et se cadencer, le cheval a besoin d’un bon engagement, d’une bonne impulsion. Mais il ne doit pas se jeter en avant, il doit aussi se tenir.

■ Le passage

Le trot cadencé devient « passage » lorsqu’un temps d’arrêt est marqué au moment où le geste de protraction du bipède diagonal atteint son maximum d’élévation, allure d’école, le passage s’observe parfois sur des chevaux en liberté inquiétés par un changement d’environnement et qui s’éloignent encolure raide et queue dressée.

Le passage est un trot majestueux d’une grande lenteur, fortement diagonalisé, relevé et écouté, au temps de suspension très soutenu, dans lequel le cheval se projette avec hardiesse d’un diagonal sur l’autre à la fois vers le haut et vers l’avant. Il demande plus d’énergie que le piaffer.

L’équilibre, la régularité, la flexion prononcée des articulations, la relaxation du cheval et la totale discrétion du cavalier sont la marque d’un passage de qualité. Le passage, accompli avec une absolue légèreté, est une des formes les plus abouties de l’équilibre équestre.

■ Le piaffer

Le piaffer est un trot sur place diagonalisé, relevé, rond, suspendu et majestueux dans lequel le cheval se projette en cadence d’un diagonal sur l’autre. L’équilibre, la régularité, la flexion prononcée des articulations, la relaxation du cheval et la totale discrétion du cavalier sont la marque d’un piaffer de qualité.

Le piaffer, accompli avec une absolue légèreté, est la forme la plus aboutie de l’équilibre équestre, l’attitude à partir de laquelle tous les airs sont instantanément réalisables.

Certains chevaux très équilibrés, diagonalisés et dotés d’une impulsion supérieure peuvent piaffer naturellement avec un cavalier d’expérience doté d’un tact équestre développé. Lors du piaffer, le cheval exécute les mouvements du trot sans avancer. Les membres en diagonale se lèvent énergiquement. La période de projection est brève et la flexion, donc l’élévation, réduite.

■ Le pas espagnol

Le pas espagnol est un pas cadencé, majestueux et spectaculaire dans lequel le cheval élève et étend vers le haut et l’avant successivement chaque antérieur, tout en avançant franchement et en conservant son rassembler. L’équilibre, l’amplitude, la parfaite symétrie du geste, la régularité, la stabilité et la relaxation du cheval dans le rassembler définissent le pas espagnol de qualité.

Les exemples déplorables, la mauvaise exécution de cet air, malheureusement fréquents, amènent de nombreux cavaliers classiques à rejeter cet exercice magnifique. Il est qualifié « d’air de cirque » et accusé d’épuiser le cheval.

Les instances officielles, estimant que le pas espagnol n’est pas un geste naturel du cheval, le rejettent. Pourtant, n’importe quel poulain ou cheval lâché en liberté étendra avec malice un membre vers le haut et l’avant en plaçant son encolure. Certains chevaux enchaîneront parfois spontanément et naturellement quelques battues de pas espagnol lors de moments de gaieté.

■ Le galop terre à terre

Le galop terre à terre est un galop sur place, suspendu et majestueux dans lequel le cheval se projette en cadence. Les battues du galop sont exécutées sur place sans que l’animal avance.

L’équilibre, la régularité, la flexion prononcée des articulations, la relaxation du cheval et la totale discrétion du cavalier sont la marque d’un piaffer de qualité.

■ Le reculer

Le reculer est une allure généralement acquise qui s’effectue par progression en arrière des deux bipèdes diagonaux. Lorsqu’il est spontané, le reculer peut être effectué en quatre temps comme le pas.

C’est souvent le cas lorsque le cheval en liberté s’approche, puis s’éloigne d’un objet qui l’intrigue. Seul le reculer en deux temps est admis dans les épreuves de dressage.

■ La pirouette

Dans la pirouette l’avant-main du cheval décrit un cercle les hanches en dedans autour de l’arrière-main. Le postérieur externe tourne autour du postérieur interne qui continue à se lever et à se poser sur place maintenant le mécanisme de l’allure du galop durant toute la durée du mouvement. Le cheval est infléchi du coté où il tourne, la cadence du galop est maintenue, l’attitude reste égale. Elle s’exécute au pas, au piaffer, au galop.

La pirouette au galop est un exercice difficile qui demande aux chevaux énergie, souplesse et soumission ainsi qu’un grand rassembler.

Comme pour le piaffer, le passage ou les changements de pieds au temps, la pirouette ne peut être abordée qu’avec un cheval déjà très avancé, très rassemblé. La pirouette exécutée dans la légèreté et l’harmonie souligne la force, la souplesse et l’équilibre du cheval. Elle demande un cheval réceptif, attentif aux moindres sollicitations de l’homme et une grande connivence le cavalier et le cheval. La pirouette rapide, encore appelée « tourbillon », est un exercice plus facile pour le cheval qui nécessite moins de force et de rassembler.

■ L’appuyer

L’appuyer est un exercice de deux pistes dans lequel le cheval se déplace latéralement et croise ses membres. L’avant-main précède légèrement l’arrière-main, l’encolure et la tête sont infléchies dans la direction du mouvement.

Le but de l’appuyer est d’augmenter la mobilité et la disponibilité du cheval, d’assouplir latéralement le cheval, de mobiliser les postérieurs et de renforcer la musculature.

■ Le pas d’école

Le pas d’école est une allure totalement acquise. Le cheval se « déjuge » très nettement. La protraction a une durée légèrement prolongée et le temps de soutien gagne en élévation ce qui est perdu en amplitude.

La progression se fait avec beaucoup de prestance ; le pas d’école traduit un parfait dressage du cheval : l’animal est bien « mis ».

■ Le Tölt

Connue sous le terme américain de « Gait » ou de « Single foot », le Tölt est une allure d’amble rompu à quatre temps. Elle peut être aussi rapide que le galop avec la particularité que le cheval a toujours au moins un pied au sol et que son centre de gravité bouge peu.

Un cheval possédant cette allure ne la prend qu’à certaines occasions et ne la garde pas forcément longtemps à l’état naturel. Certains chevaux sont meilleurs au Tölt que d’autres, la race bien connue pour sa pratique, est l’Islandais, mais le Rocky Mountain Horse, le Paso Fino, et bien plus rarement, une petite proportion de lignées du Frison possèdent également cette allure.

D’apparence spectaculaire et saccadée, elle est plus confortable que les autres allures rapides. Lorsqu’un cheval est au Tölt, le bruit est particulièrement mis en évidence sur l’asphalte et cela n’a rien en commun avec ce que on a l’habitude d’entendre.

Pour certains, le Tölt est une allure artificielle crée par l’homme. Les amateurs de chevaux d’allures, quant à eux, pensent qu’elle est génétiquement fixée et ce n’est qu’à force de sélection que l’homme l’a éliminé. Il semblerait que dans le passé, 60 % des races de chevaux avaient le Tölt comme allure supplémentaire.

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