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Les comportements qu’expriment les chevaux face à des situations précises varient selon leur tempérament, leur caractère et les pulsions du moment.

■ Le tempérament

On définit le tempérament comme l’ensemble des tendances des réactions organiques de l’individu qui permet de répartir les chevaux en trois groupes.

Les chevaux lymphatiques, ou à sang froid, sont souvent des sujets de races lourdes. Plutôt passif, ils tendent sur le plan pathologique, à présenter des inflammations chroniques, torpides, sans grande fièvre, mais avec des réactions sur le système lymphatique.

Les chevaux nerveux, ou à sang chaud, sont actifs, leurs réactions pathologiques sont dominées par des inflammations aiguës, très congestive, avec souvent une forte fièvre.

Quant aux chevaux équilibrés, ils sont intermédiaires entre ces deux types.

■ Le caractère

Il peut se définir comme l’ensemble des particularités réactionnelles affectives et psychiques. On partage les chevaux en actifs et non actifs, volontaires et passifs, émotifs et non émotifs.

Les chevaux actifs, attentifs aux variations de leur environnement, restent rarement totalement immobiles, sauf durant les phases de somnolence. Ils présentent des comportements spontanés, s’accompagnant de hennissements divers, de déplacements. Le regard est vif, la tête bien portée, attentive. Les entiers possèdent souvent ce caractère actif.

Les chevaux non actifs sont atones et indifférents, ils manifestent peu de réactions aux variations de leur environnement. Le regard est souvent terne, figé, la tête peu expressive. Les hongres et les juments ont fréquemment cette attitude caractérielle de passivité, qui tend à s’accentuer avec l’âge.

Le cheval volontaire subit difficilement les contraintes, très spontané, il tend à vouloir effectuer des actions de son propre chef. Tenu en main, par exemple, il cherche à se déplacer de lui même, entraînant celui qui le tient. Il appartient toujours au groupe des actifs.

Le cheval non volontaire ou passif se laisse entraîner sans manifester de résistance. Abandonné seul dans un endroit, il lui faut un temps très long avant de se déplacer de lui même. Il appartient généralement au groupe des non actifs.

Le cheval émotif présente de très fortes réactions de peur et d’agitation aux variations de l’environnement. Frémissant à la moindre alarme, couvert de sueur à l’occasion de plus bref transport, il épuise très rapidement les capacités réactionnelles contrôlées par ses glandes endocrines. Toujours tendu et agité, l’émotif se fatigue vite.

Le cheval non émotif parait mieux contrôler ses pulsions de fuite et ses réactions neurovégétatives. Entre le stimulus et la réaction s’interpose un mécanisme psychologique d’attention et d’adaptation du comportement à la situation. Typiquement, le non émotif surpris présente un sursaut, puis une attitude agressive, avec parfois un mouvement pour examiner l’objet qui est la cause de sa surprise. A défaut de rassurance, cet examen peut s’achever par une attaque coléreuse ou une attitude de « bluff ». L’entier a souvent ce caractère non émotif, mais la jument suitée peut l’adopter pendant la période d’allaitement, par suite de son instinct maternel. Le non émotif n’est donc pas un cheval passif au plan affectif, mais un sujet qui a réorienté ses réactions dans le sens de l’agressivité et de l’action.

■ Les réactions et les pulsions

Les pulsions qui animent le cheval sont faciles à décoder au travers des mimiques et de hennissements. Les oreilles constituent une sorte de sémaphore qui permet de connaître l’état affectif de l’animal.

Le cheval attentif, mais sans mauvaise attention, à des oreilles droites ou dirigées vers la source de bruit qui l’inquiète. Si le cheval est de mauvaise humeur, il couche ses oreilles vers l’arrière et dirige la tête vers la cause de son anxiété. A un degré de plus dans l’intention agressive, non seulement il couche les oreilles, mais il tourne vivement la tête en retroussant les lèvres pour découvrir ses incisives. Lorsqu’il décide d’attaquer, il se tourne en bloc vers ce qui motive son agressivité, fléchit l’encolure et se précipite gueule ouverte, pour mordre (ce comportement est typique de l’étalon).

Si le cheval veut décocher un coup de pied d’un seul postérieur, il soulage le membre pour pouvoir le soulever et frapper. La jument qui veut ruer commence par basculer tout son corps vers l’avant, souvent après avoir émis un hennissement aiguë (couinement). Le cheval qui se rassure signale sa détente en redressant les pavillons de ses oreilles, tout comme un homme qui se détend revient du froncement de sourcils au sourire.

Le cheval peut hennir, couiner ou geindre pour traduire son état physique. Si l’on vit parmi les chevaux, il est aisé de constater la diversité de leurs hennissements. Un hennissement grave, doux, de faible intensité est un signe vocal de satisfaction et de rassurance (chez l’entier un hennissement analogue accompagne le déclenchement du désir sexuel). Le hennissement d’inquiétude, émis par exemple lorsque le cheval salut l’arrivée d’un congénère, est aigu, fort et s’entend de très loin.

Le couinement est un cri très court et très aigu. Chez la plupart des chevaux en liberté, il constitue une manifestation de gaieté. Chez la jument, il témoigne d’un comportement agressif et s’accompagne d’une attitude de menace, oreilles couchées, qui prélude à une ruade. Chez l’entier, le couinement peut avoir des caractères acoustiques similaires au miaulement d’un chaton, il est bref, aigu et faible. Ce cri de gaieté s’accompagne souvent du rassembler et peut annoncer divers mouvements de satisfaction (bond, croupe...).

Le cheval geint quand il souffre. A cette manifestation de la douleur s’ajoute une tension de tout le corps, l’animal est en état dépressif, la tête basse, le faciès crispé, l’œil souvent terne. Le geignement quant à lui est grave, un peu rauque ou audible comme un sourd ronflement.

■ La gaieté

C’est un comportement actif spontané, très nettement exprimé dans le jeu par les poulains et dont la fréquence décroît avec l’âge. Témoignage de vitalité, elle se traduit par une activité incessante, des taquineries anodines envers le soigneur, un propension à saisir avec les dents tout ce qui passe à sa portée.

Il ne faut pas réprimer sévèrement ces marques de bonne santé et il ne faut jamais corriger un poulain gai et actif. En canalisant la gaieté et le besoin de jouer, on peut développer une éducation efficace et rapide, associée au bien être de l’animal.

■ La colère

C’est une attitude très rare, qui transforme un paisible étalon ou une jument suitée en des fauves capables de tuer. L’entier en colère se cabre, peut se jeter sur son cavalier désarçonné pour l’éventrer avec ses dents. La jument, défendant son petit, peu, dans des cas limites, avoir un comportement analogue.

La sécurité veut que l’on élimine les étalons sujets aux colères. Très souvent la castration atténue ces comportements et rétablit chez le hongre une docilité suffisante pour faire cesser tous dangers potentiels. En ce qui concerne la jument, l’agressivité décroît avec la baisse de lactation et s’annule avec le sevrage.

■ La tristesse

C’est un état affectif parfaitement reconnaissable chez le cheval, il reste inerte, tête basse dans son box. Si le cheval est attaché en stalle, il se tient à bout de longe. Si on veut intervenir sur sa tête, pour placer ou retirer un licol par exemple, il demeure amorphe et ne la relève pas.

La tristesse apparaissant chez un cheval jusqu’à là normal est signe de maladie, il est conseillé de prendre sa température. Cet état dépressif peut aussi s’installer définitivement chez un cheval à la suite d’un choc psychologique, en particulier d’un dressage coercitif ou d’une insécurisation permanente.

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