Les postérieurs

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L’examen des postérieurs, qui jouent un rôle essentiel dans la propulsion, la traction et le saut, porte sur deux régions sensibles : la croupe et les jarrets, accessoirement sur la particularités du grasset et du doigt.

■ La croupe

La croupe et les hanches s’organisent autour du rachis sacré, des os du bassin, et de l’articulation coxo-fémorale (ou articulation de la hanche) par laquelle transitent les forces de station et de propulsion entre le membre postérieur et le corps. Les muscles qui en forment les parties charnues constituent les plus puissants moteurs de la propulsion du corps. La morphologie de cette région s’étudie d’abord de profil, puis de l’arrière.

De profil, la croupe doit apparaître longue, sensiblement aussi longue que la tête. C’est là un critère d’efficacité et de beauté du sujet. Son inclinaison doit être jugée en station, en évaluant l’angle formé par la direction du rachis, donc du rein, et celle du bassin dont l’axe peut être repéré par une ligne unissant la pointe de la hanche (ou angle externe de l’ilium) à la pointe de la fesse formée par l’angle externe de l’ischium. La croupe est horizontale lorsque cet angle est ouvert. Elle est naturellement inclinée chez le trotteur.

Vues de l’arrière, les deux masses musculaires gauche et droite doivent être sensiblement égales. Un abaissement d’une fesse par rapport à l’autre, souvent dénommé affaissement iliaque, témoigne d’un déséquilibre dû à une lésion basse, généralement située au niveau des jarrets, et met donc en cause la qualité du cheval. La largeur de la croupe varie avec le sexe, et chez le hongre, avec l’âge de la castration. La femelle a une croupe beaucoup plus large que l’étalon, le hongre castré jeune est moins étroit des hanches que le cheval castré tard alors qu’il a déjà "tourné à l’étalon" sous l’influence des hormones sexuelles.

La largueur de la croupe est un caractère favorable chez les juments destinées à la reproduction ; elle laisse présumer des poulinages faciles. Selon la spécialité, le développement des muscles de la croupe varie quelque peu ; ainsi l’élargissement de l’ilium, donc de la zone antérieure du bassin, est-il un caractère favorisant l’aptitude à la traction et doit-il être recherché chez le trotteur, alors que l’élargissement de l’ischium, donc de la zone postérieure du bassin, qui ouvre l’angle coxo-fémoral et tend à rendre la croupe plus horizontale, témoigne d’une prédisposition au galop. Une croupe large et horizontale est un critère à rechercher chez le cheval de selle destiné à la compétition.

Au niveau de la croupe, toute insuffisance du développement musculaire doit être considérée comme un défaut. Une croupe tranchante associée à un dos de mulet, ou une croupe avalée, creuse, sans muscle, constituent des défauts graves chez le cheval de selle.

■ La fesse et la cuisse

La fesse et la cuisse amorcent l’individualisation du membre postérieur par rapport au corps. Lorsqu’un cheval est fortement musclé dans cette région, il est bien culotté. Dans le cas contraire, lorsqu’il présente une cuisse grêle et plate, il a une cuisse de grenouille. En cas d’amaigrissement important, la cuisse se creuse d’un sillon nommé raie de misère.

Les muscles de la cuisse doivent être longs et puissants. Les chevaux de selle bons sauteurs ont généralement une cuisse longue avec des fesses bien descendues ; mais il faut savoir que, chez des individus très musclés et présentant des contractions puissantes, la cuisse peut être oblique avec une fesse courte (coupée) sans qu’il s’agisse d’un défaut.

Le critère de qualité dans l’examen de cette région doit être une musculature en harmonie avec la spécialité sportive recherchée.

■ Le grasset

Le grasset a pour base anatomique l’articulation fémoro-tibio-rotulienne et est, de ce fait, l’homologue du genou de l’homme. La cuisse du cheval étant appliquée contre le corps, le grasset est relié à celui-ci par une peau fine et souple qui l’unit au flanc et autorise ses déplacements par rapport au corps.

L’articulation fémoro-rotulienne, qui sert de poulie de renvoi des forces d’extension produites par la contraction des gros muscles de la face antérieur de la cuisse, est assez fragile. Elle peut être à la source d’une boiterie de fatigue chez le jeune cheval (pseudo-luxation rotulienne, analogue à une crampe musculaire).

■ La jambe

La jambe a pour support anatomique principal le tibia, car le péroné (ou fibula) est très réduit et sans importance fonctionnelle chez le cheval.

La jambe doit être bien musclée, en harmonie avec les régions précédentes.

■ Le jarret

Le jarret est une articulation complexe du fait que l’axe formé par le doigt diverge légèrement vers l’extérieur de l’axe initial de la cuisse et de la jambe (le métatarse est vertical en station, mais peut s’incliner fortement, surtout lors du trot allongé). Cette déviation crée une surcharge pour les pièces osseuses placées en face interne. L’inspection du jarret doit donc être très attentive sur cette face où l’on peut trouver les stigmates de lésions internes.

Le jarret se regarde de profil, de l’arrière, et de trois quarts avant. Le profil permet de repérer la direction d’ensemble des rayons osseux. La face antérieure (pli du jarret) doit être sèche, nette ; les plis tégumentaires doivent être bien marqués. La région postérieure (pointe du jarret) a pour support squelettique le calcanéum, os dressé verticalement qui forme le talon chez l’homme : elle doit être exempte de tares.

Les tendons des muscles fléchisseurs forment, au-dessus, la corde du jarret, qui doit être sèche et nette. L’espace sis entre la corde et la pointe du jarret, d’une part, et les reliefs osseux correspondant à la fusion du péroné et du tibia, d’autre part, doit être en franche dépression, sans aucune tare molle, ou vessigon.

En étudiant les aplombs vus de dos, on peut examiner les positions respectives des deux jarrets. Les jarrets sont clos ou crochus lorsqu’ils sont rapprochés l’un de l’autre. A l’inverse, ils sont ouverts ou cambrés. De trois quarts avant, on peut observer facilement les faces antérieures et les zones antéro-internes des deux jarrets d’un côté, puis de l’autre. Lorsque celles-ci présentent des lésions (tares), on peut en déduire qu’il y, ou qu’il y a eu une affection du jarret. Si les lésions ne sont pas évolutives, le cheval peut bien souvent avoir des performances normales.

En revanche, lors de la phase inflammatoire, ces lésions entraînent des douleurs pendant la marche et donc des boiteries. Elles sont bien plus graves chez le trotteur, car elles l’incitent à passer au galop et donc à « aller à la faute », ce qui est une cause de disqualification en course. L’appréciation des conséquences fonctionnelles des lésions du jarret révélées par l’examen externe du cheval ne peut être faite que par un spécialiste des problèmes médico-sportifs, car il n’y a aucune corrélation entre l’ampleur des lésions et leur gravité.

■ Le doigt

Le doigt postérieur est très semblable au doigt antérieur, au niveau du canon, du boulet et des phalanges. Le paturon des postérieurs est cependant un peu plus relevé que celui des antérieurs.

Le sabot a une forme plus évasée, plus arrondie. Les défectuosités rencontrées sur le doigt postérieur ont moins d’incidences, car, si l’effort de propulsion est plus intense au niveau de l’arrière-train (forces mécaniques continues), l’amortissement, avec ses efforts brefs mais énormes sur les pièces osseuses et les tendons, y est beaucoup plus faible qu’au niveau des antérieurs.

Les défauts d’aplombs observés sur les postérieurs sont similaires à ceux décrits pour les antérieurs.

■ Les différents applombs des postérieurs de dos

■ Les différents applombs des postérieurs de profil

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