Le pied

Quizz
L’instinct
Les chevaux hennissent uniquement quand leur interlocuteur n’est pas en mesure de capter leur langage corporel ?

Citation cavalière
« Vivre avec les chevaux c’est être connecté au présent. »
Voir les citations  
Coup de cœur
Notice
Les démarches officiels doivent se faire auprès de l’IFCE , la FFE et les Haras Nationaux , elles seules sont habilitées à vous guider dans ce domaine.

Le site « Au cœur des chevaux » a été réalisé avec le plus grand soin. Si malgré la vigilance dont il a fait l’objet certaines informations étaient incomplètes ou erronées, nous vous serions reconnaissant de nous contacter.
Formant la terminaison du doigt, le pied a une structure anatomique complexe, parfaitement adaptée aux efforts mécaniques développés pendant les grandes allures. Il est l’organe essentiel de la locomotion. L’expérience montre que plus de 80 pour cent des boiteries y trouvent leur origine. L’examen du pied est donc fondamental.

Un pied petit et étroit peut convenir pour un cheval de course, aussi bien galopeur que trotteur, travaillant sur un terrain plat. Chez un cheval appelé à sauter, il est préférable que le pied soit de bonne taille afin d’offrir une surface de réception suffisante pour amortir le saut. Enfin, un cheval qui doit marcher en terrain très meuble progresse mieux avec un pied de forte taille, car il s’enfonce moins, alors qu’un cheval ayant de petits pieds travaille correctement en terrain sec et dur.

■ Le boulet

D’aspect subsphérique, d’où son nom, le boulet a pour support anatomique l’articulation entre le métacarpien principal et la première phalange. Les tendons fléchisseurs des doigts y coulissent vers l’arrière sur une poulie formée par deux petits os complémentaires : les grands sésamoïdes, maintenus par le tendon du suspenseur du boulet. Par ce système complexe, le boulet joue un rôle très important dans l’amortissement des foulées, surtout au galop. Il doit être sec et former un volume régulier que n’entache aucune déformation. L’angle que fait la direction des phalanges par rapport à la direction verticale du canon est d’environ 30°. Il faut se méfier des boulets affaissés qui traduisent une lésion du suspenseur du boulet, comme des boulets exagérément relevés, voire projetés en avant (on parle alors de bouleture), correspondant généralement à une rétraction des cordes tendineuses. Il faut aussi considérer comme fragiles les chevaux ayant des boulets menus et trop fins par rapport au volume corporel (selon une expression imagée mais anatomiquement fausse, ces animaux manquent de poignet).

Chez les chevaux éloignés du sang, la face postérieure du boulet porte une excroissance cornée (ergot), vestige probable d’un doigt atrophié, ainsi que des crins abondants. Ces caractères s’atténuent très fortement chez le Pur-Sang et les chevaux près du sang. Les crins protègent le paturon contre les irritations mécaniques, en particulier lorsque le cheval marche sur un sol boueux ou sablonneux. Il faut donc toujours les préserver, éviter de les raser et les entretenir soigneusement. Toute erreur dans l’hygiène de ces crins expose le cheval aux crevasses du paturon, affections très rebelles.

■ Le paturon

Le paturon a pour supports anatomiques, en haut, la première phalange, et, en bas, la partie supérieure de la deuxième phalange. Première et deuxième phalanges sont séparées par une articulation peu mobile. Le paturon, qui fait un angle d’environ 30° avec la verticale, forme bras de levier, agissant sur les tendons des fléchisseurs du doigt, et joue ainsi un très grand rôle dans l’amortissement. Sa largeur doit être comparable à celle de l’os canon. Sa taille peut varier notablement par rapport à celle du métacarpien principal.

Si le paturon est exagérément court, le cheval est court-jointé ; s’il est exagérément long, le cheval est long-jointé. Les tendons d’un cheval court-jointé sont moins sollicités lors de la phase d’amortissement de la foulée, mais les forces mécaniques surchargent alors les os ; l’animal a des allures heurtées et est prédisposé aux accidents osseux. A l’inverse, le cheval long-jointé a des mouvements plus élastiques, mais ses tendons sont surchargés, ce qui l’expose à des claquages. Une morphologie de court-jointé ou de long-jointé ne constitue pas un défaut en soi, mais est une indication des faiblesses potentielles du sujet, faiblesses dont il faut tenir compte lors de l’utilisation sportive de l’animal.

Le paturon est le siège d’une articulation, située juste sous la peau, et les réactions inflammatoires chroniques qui s’y forment sont particulièrement visibles (tares osseuses dures, ou formes du paturon). Le tégument de la face postérieure du paturon est relativement fragile, et des crevasses, analogues aux gerçures chez l’homme, occasionnées par le froid et l’humidité, peuvent y apparaître. Il est donc conseillé de toujours bien nettoyer cette région après le travail pour éliminer les traces de boue, puis de l’essuyer soigneusement afin de bien sécher cette peau très fragile.

■ La couronne

La couronne est la région où le tégument change de structure ; alors qu’au niveau du paturon la peau est couverte de poils, en dessous de la couronne, le tégument est protégé par une couche continue d’une matière dure, la corne du sabot. Cette transition est marquée par l’existence d’une zone plus épaisse (bourrelet), où les cellules, en proliférant, forment la corne. Toute anomalie de la couronne entraîne une perturbation des mécanismes de formation de la corne du sabot, et des défauts apparents de la paroi de celui-ci (par exemple, des fissures, ou seimes).

La couronne entoure, vers l’avant, la partie moyenne de la deuxième phalange et, vers l’arrière, en rejoignant les talons, deux boucliers fibro-cartilagineux placés latéralement. Ces cartilages complémentaires du pied jouent un rôle considérable dans l’amortissement.

La couronne s’achève en arrière, au niveau de la partie supérieure des talons. A la jonction de la face postérieure du paturon et des talons, se forme une fossette en dépression (creux du paturon).

Un beau pied paré à l’aplomb possède, au niveau de la pince, un profil antérieur qui fait un angle très légèrement plus ouvert que celui du paturon avec la verticale, soit 35 à 40°. La hauteur de la pince doit être approximativement le double de celle des talons.

Il faut se méfier d’une technique qui consiste actuellement, chez tous les chevaux, à abaisser exagérément les talons et à allonger la pince. Ce défaut de parage conduit à une importante surcharge des tendons des fléchisseurs du doigt. Il est catastrophique, si le cheval est naturellement long-jointé, puisqu’il s’ajoute à la tension excessive des tendons que favorise un long paturon.

■ L’aplomb du pied

L’aplomb du pied commande celui du membre. Il faut donc que le parage soit tel que l’axe du sabot, et donc celui du pied, soit dans le prolongement naturel de celui de l’axe paturon-canon. Toute anomalie expose le cheval à des difficultés lors de la marche. On dit que le cheval forge quand il percute le fer d’un antérieur avec celui du postérieur correspondant. Il se coupe lorsque les deux doigts se heurtent aux grandes allures. Il rase le tapis quand il lève insuffisamment le pied pendant l’extension, ce qui l’amène à buter et à faire tomber son cavalier. Ces défauts peuvent être compensés par des ferrures orthopédiques.

■ La surface solaire

On examine la surface solaire en levant le pied du cheval. Cette surface est formée de trois structures :
  • La paroi qui repose sur le sol,
  • La sole, au centre, isolée de la paroi par une ligne d’union (ou ligne blanche),
  • La fourchette, en arrière.
Normalement, la sole est légèrement concave. Lorsque cette concavité tend à disparaître, le pied est comble ou plat. Cette particularité, qui, pour le cheval de labour, permet une bonne adaptation au terrain très meuble, est un défaut chez le cheval de selle, car l’animal risque des traumatismes des parties profondes du pied et des boiteries ; les poulains Selle français, élevés dans les marais jusqu’à un âge assez avancé (habitude d’élevage déplorable mais ancrée dans les faits en Vendée et dans certains cantons de la Normandie), présentent souvent cette adaptation au terrain meuble, ce qui rend délicate leur utilisation ultérieure sur des pistes de concours hippiques dures.

La partie postérieure de la surface solaire est formée par la fourchette encadrée par les barres. La fourchette est la partie externe d’un organe profond qui a un rôle essentiel dans l’amortissement : le coussinet plantaire. Cet organe sert d’amortisseur lors des pressions élevées qui se développent quand le pied percute le sol. Si la fourchette n’est pas bien développée et n’est pas parfaitement en contact avec le sol, ces forces de pression passent par la muraille du sabot. La fourchette est formée de deux lobes isolés des barres (portions réfléchies de la muraille) par des lacunes latérales. Ces deux lobes, séparés en arrière par la lacune médiane, s’unissent en avant à la pointe de la fourchette.

Les lacunes médianes doivent toujours être parfaitement entretenues et débarrassées de tous corps étrangers qui peuvent s’y loger après chaque travail. En avant de la pointe de la fourchette se trouve une zone très vulnérable où la pénétration sous la corne d’un corps étranger, appelé familièrement clou de rue, peut avoir des conséquences très graves pour le cheval du fait de la proximité de la synoviale articulaire du pied. Aussi l’inspection de la sole et de la fourchette après chaque travail doit-elle être un réflexe systématique.

L’atrophie de la fourchette peut être associée à une accentuation de la concavité de la sole. Cette anomalie (encastelure) constitue une adaptation chez le cheval vivant en milieu sec ou rocheux, et chez le cheval de cirque qui ne travaille que sur des tapis ou dans la sciure mince de la piste. Dans ces conditions, elle n’est pas une tare. En revanche, elle devient un défaut très grave lorsque le cheval vit dans un autre milieu, ou doit sauter ou galoper à une allure rapide ; dans ces conditions, l’encastelure, surtout si elle fait boiter, entraîne généralement la réforme du cheval, à moins que le maître maréchal-ferrant ne puisse, par une orthopédie progressive, prolongée et patiente, restaurer un volume normal à la fourchette en réalisant une ferrure qui la remette en appui sur le sol.

■ Le sabot

Le sabot est la partie la plus visible du pied. Lorsqu’il repose sur le sol, on peut en inspecter la paroi ou muraille qui prolonge vers le bas le bourrelet de la couronne.

Traditionnellement, la paroi du sabot se divise en différentes zones :
  • La pince, en région médiane (en avant),
  • La mamelle à côté de la pince,
  • Le quartier après la mamelle,
  • Le talon, vers l’arrière, où la paroi se replie vers la fourchette pour former les barres.

  La sélection de la boutique
Rechercher
Article à la une
En 1911 ou 1912, un poulain blanc allait devenir le fondateur d’une race de chevaux... Le Camarilo White
Lire l’article  
Vidéo de la semaine
Chaque cheval est unique et peut être identifié grâce à ses ...
Voir la vidéo  
Arrêt sur image
La tête d’un Caspien...
Voir l’image  
Aimer notre page Facebook
Épingles sur Pinterest
Laisser un commentaire

Les informations affichées sur ce site internet ne sont pas exhaustives et sont données à titre indicatif exclusivement. Pour plus d’informations consultez les informations légales.
Reproduction interdite ® 2016 - 2018 Au-coeur-des-chevaux.com