La ligne du dessus

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La ligne du dessus est divisée en trois régions : le garrot, zone saillante située au-dessus des épaules, le dos et rein. Cette ligne du dessus, qui reçoit des pièces importantes du harnachement, doit toujours être inspectée très attentivement.

■ Le garrot

Le garrot, crête osseuse formant la transition entre l’encolure et le dos, est soutenu par les plus hautes apophyses vertébrales sur lesquelles s’insèrent les ligaments de l’encolure, en particulier le ligament cervical. Sa forme varie selon le sexe, la race et la spécialisation du cheval (équitation, trait, etc.).

Le garrot est plus saillant chez l’étalon que chez la jument ou le hongre castré jeune. En effet, le développement de l’avant-main, c’est-à-dire des deux membres antérieurs de l’encolure et de la tête, est un caractère sexuel secondaire, spécifique de l’étalon (toute l’infrastructure osseuse, et notamment le support fondamental du balancier cervical, se développe plus sous l’influence de la testostérone, hormone sexuelle du mâle, que sous celle des hormones femelles). Chez les races de trait, le garrot, peu saillant, est estompé par l’importante musculature développée par les efforts de traction. En revanche, un cheval peu musclée semble avoir un garrot surélevé, décharné, tranchant. Chez les chevaux de selle, un garrot bien musclé, qui paraît sec mais étoffé, est un indice de qualité. Du fait de la fragilité de la peau dans cette zone, de l’existence, entre les apophyses épineuses saillantes et le tégument, de bourses séreuses (structures qui servent au coulissement de la peau, et qui se défendent très mal contre l’infection), il faut s’attacher à bien vérifier qu’il n’y ait, dans cette région du corps, aucune plaie, aucune cicatrice, aucune tuméfaction.

Un garrot bien étoffé, harmonieusement complété par une épaule oblique (permettant d’amples mouvements) et une poitrine profonde (témoignant d’une vaste capacité thoracique et d’échanges respiratoires importants), laisse présumer de bonnes aptitudes aux performances.

■ Le dos

Le dos a pour support les vertèbres thoraciques dont les apophyses épineuses sont plus réduites que celles des vertèbres du garrot et servent à l’insertion de certains muscles qui mobilisent l’épaule. Il se prolonge latéralement par la paroi thoracique formée par les côtes et les muscles intercostaux.

L’aspect de cette région varie beaucoup selon l’âge (différences de croissance entre l’avant-main et l’arrière-main durant la maturation sexuelle, déformations qu’entraîne le vieillissement de l’organisme), mais aussi selon les aptitudes sportives. Un dos parfait est horizontale, bien musclé, ce qui se traduit, en coupe, par un aspect en arche romane régulière, sans parties saillantes : on dit alors que le dos est bien soutenu. Un développement musculaire insuffisant entraîne un creusement des masses musculaires latérales, accentuant la ligne médiane formée par les apophyses épineuses, qui prend alors l’aspect d’une véritable crête tranchante.

■ La direction de la ligne du dos

La direction de la ligne du dos varie avec la croissance. Il est très fréquent qu’entre 18 mois et 3 ans, la ligne du dos bascule exagérément vers l’avant du fait qu’en début de puberté la croissance est bien plus rapide au niveau des membres postérieurs qu’au niveau des membres antérieurs.

C’est donc seulement vers 3 ans et demi, 4 ans que l’on peut apprécier exactement la direction définitive de cette ligne. Elle peut être en pente très légère vers l’avant : on dit que le cheval fait en descendant (cette morphologie se rencontre chez les galopeurs et traduit une aptitude à l’allongement de la foulée, favorable à la vitesse). Lorsque le dos est en pente très légère vers l’arrière, cela favorise les allures relevées : on dit que le cheval fait en montant (cette morphologie, chez le cheval de selle, atteste des dispositions pour la haute école).

■ Les différentes lignes du dessus

L’exagération de ces variations de direction par rapport à l’horizontale est un défaut, tels un dos plongeant (présentant une bascule excessive vers l’avant) ou un dos de girafe (descendant trop vers l’arrière). De même, un dos ensellé (qui se creuse), défaut que l’on observe naturellement durant la vieillesse du cheval, est toujours un signe de faiblesse musculaire ou d’usure générale. Le défaut inverse, dos de mulet ou dos de carpe, pose aussi des problèmes en équitation.

Enfin, les dos longs ou mous, insuffisamment musclés, doivent aussi être considérés comme des indices défavorables ; ils témoignent d’une certaine fragilité de la zone dorsale qui supporte l’essentiel du poids du cavalier. Les chevaux de selle au dos fragile sont souvent désagréables à monter et indisponibles durant de longues périodes.

■ Le rein

Le rein correspond au rachis lombaire. Il est très court chez le cheval, limité en avant par la zone d’insertion de la dernière côte, ou hypocondre, en arrière par l’angle de la hanche qui débute la croupe, et en bas par le flanc. Il doit former un prolongement rigoureux au dos, traduisant ainsi un bon développement musculaire. Il doit être assez large (ce qui sous-entend la présence interne d’une vaste coupole diaphragmatique, témoignant d’une bonne capacité respiratoire), plutôt court et fortement musclé ; on le dit alors bien soudé ou bien attaché.

Le rein est une zone qui doit se fléchir très fortement durant le galop pour permettre un bon engagement des postérieurs. Toute faiblesse (excès de longueur, insuffisance du développement musculaire qui provoque la formation d’une saillie des apophyses épineuses des vertèbres lombaires sous l’aspect d’une arête tranchante, etc.) risque d’amoindrir l’aptitude à cette allure.

Enfin, le rein doit être souple : le cheval doit se fléchir aisément, sans manifester de douleur quand on appuie énergiquement avec les mains sur les masses musculaires.

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