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L’os est un élément rigide formé de travées de protéines fibreuses inextensibles (collagène), rendu rigide par des cristaux de phosphate de calcium. Le collagène transmet passivement les forces mécaniques de traction et les cristaux de phosphate de calcium propagent les forces de compression au sein de l’os.

Structure vivante, organisée autour de vaisseaux sanguins qui le parcourent, le tissu osseux est perpétuellement remanié sous l’action des métabolismes de ses cellules. Ces remaniements remodèlent en permanence chaque pièce osseuse selon les forces mécaniques subies. Si l’os reçoit des forces progressivement croissantes, il se renforce. En revanche, s’il subit une force que sa structure est incapable de supporter, il se disloque (fracture).

La résistance mécanique de l’os varie cependant beaucoup avec la direction d’application de la force anormale développée durant un accident. L’os est capable de supporter des efforts considérables dans l’axe de ses fibres collagènes ; par contre, il se disloque facilement si la force est appliquée perpendiculairement à cet axe.

■ Les protéines et les minéraux

L’os constitue le réservoir de calcium de l’organisme. Lorsqu’une alimentation défectueuse apporte une quantité insuffisante de calcium, ou que le rapport entre les phosphates et le calcium est anormal, ou lorsqu’il existe une anomalie du fonctionnement des glandes endocrines, l’organisme peut présenter un déficit en calcium et le compenser par un prélèvement sur son réservoir osseux. Le tissu osseux devient donc plus fragile, plus sensible aux traumatismes accidentels ou sportifs. L’excès de grains d’avoine ou d’orge dans la ration du cheval (suralimentation des jeunes chevaux destinée à accroître les performances), du fait de la présence d’une substance (acide phytique), qui empêche l’absorption intestinale du calcium, peut entraîner une fragilisation de l’os.

L’absorption du calcium au niveau de l’intestin est facilitée par une vitamine soluble dans les lipides (vitamine D3). Normalement, les mammifères synthétisent cette vitamine au niveau des graisses qui imprègnent les poils de leur toison, sous l’effet des rayons ultraviolets de la lumière solaire, et l’absorbent en se léchant, ou en léchant un congénère. Les chevaux sont malheureusement très fréquemment entretenus toute la journée en écurie, souvent dans des box sombres où arrive insuffisamment la lumière solaire. De ce fait, l’apport naturel de vitamine D3 est insuffisant pour assurer une absorption normale du calcium, il faut donc en apporter dans la ration alimentaire. Mais il faut savoir qu’un excès de vitamine D peut fragiliser l’os en accroissant la résorption du calcium à partir des tissus squelettiques et en favorisant l’élimination de ses sels. L’abus des thérapeutiques à base de vitamines peut donc avoir un effet contraire à celui qui était recherché.

■ Le cartilage

Les mouvements nécessitent l’existence de structures déformables (articulations) au niveau de zones où se réunissent les os. Anatomiquement, les articulations sont très complexes. Les pièces osseuses sont encapuchonnées par un tissu élastique : le cartilage.

Entre les cartilages des épiphyses osseuses s’interpose une cavité remplie d’un liquide très visqueux : la synovie. Cette cavité est limitée par une capsule conjonctive qui empêche l’écoulement de la synovie et qui est parcourue par des structures fibreuses de collagène inextensible (ligaments).

Lors de la transmission des forces développées dans la station et la locomotion, deux systèmes interviennent différemment. Dans le cas des forces de compression, c’est-à-dire quand les pièces osseuses tendent à se rapprocher, les forces transitent par les cartilages articulaires et la synovie. Dans le cas des forces de traction, c’est-à-dire quand les pièces osseuses tendent à s’éloigner, les forces sont transmises par les ligaments.

Quand les cartilages se déplacent l’un par rapport à l’autre durant un mouvement, la synovie joue le rôle de lubrifiant et empêche qu’il y ait un frottement direct des deux cartilages entre eux, ce qui provoquerait un grippage et une destruction partielle. Enfin, au niveau de l’articulation durant les grandes allures, une partie de l’énergie mécanique est dégradée sous forme de chaleur. Les tissus articulaires s’échauffent. La synovie sert à évacuer cet excédent thermique, grâce à la capsule conjonctive, fortement irriguée par le sang, qui assure le refroidissement articulaire. Les variations du débit sanguin dans la capsule conjonctive, selon le travail demandé, sont étroitement contrôlées par le système nerveux. Si le contrôle se fait mal et si l’articulation tend à s’échauffer, il y a apparition de douleurs qui font boiter l’animal, surtout au début de la mise en marche (boiterie intermittente à froid, considérée comme un vice rédhibitoire).

La complexité du système articulaire rend l’articulation très vulnérable. Un effort excessif de compression peut entraîner une dislocation des cartilages et de l’os sous-jacent ; ce type d’accident s’observe très fréquemment au niveau du boulet du cheval et entraîne une fracture de la première phalange. Si la synovie subit des modifications de viscosité qui lui font perdre son rôle de lubrifiant et permettent des transferts brutaux des pressions hydrostatiques vers la capsule articulaire, il y a des distensions douloureuses (inflammations articulaires ou arthrites).

Les cartilages articulaires, tissus très fragiles, se remplaçant mal, peuvent être soumis à une usure mécanique qui entraîne la déchéance de l’articulation (arthrose). Si, à la suite de mouvements excédant les limites physiologiques de l’articulation, les ligaments, qui sont totalement inextensibles, sont surchargés, ils se rompent partiellement ou complètement, provoquant une entorse. Les boulets antérieurs du cheval par où transitent toutes les forces mécaniques durant la course sont particulièrement exposés à ce genre d’accidents.

■ Les tendons

Pour transmettre les forces mécaniques développées par les muscles, les tendons doivent pouvoir coulisser au niveau des articulations.

Ce coulissement est assuré par l’intermédiaire de synoviales tendineuses de formes diverses qui assurent la lubrification.

Toute altération pathologique de ces synoviales tendineuses peut entraîner des perturbations de la locomotion et se traduire par des boiteries aliénant les performances.

■ Le système nerveux

Les Muscles, les articulations et les tendons sont animés par les influx du système nerveux. Si l’on sectionne le nerf qui se rend à un muscle, celui-ci devient inerte, puis dégénère, c’est-à-dire qu’il perd ses structures contractiles et se transforme en un massif conjonctif fibreux.

On distingue deux types de contrôle nerveux, l’un commandé par la moelle épinière et la base du cerveau, l’autre par le cortex cérébral.

■ La moelle épinière

Au niveau de la moelle épinière, des nerfs coordonnent l’ordre des contractions des différents muscles. L’amplitude des mouvements est réglée par des centres qui se trouvent à la base du cerveau.

Dans cette région se situent aussi les structures nerveuses qui assurent l’équilibre en station, ou définissent les allures.

Il s’agit de réflexes, c’est-à-dire d’automatismes, qui se mettent en place chez le cheval dès la vie fœtale, puisque le foal (poulain de moins d’un an) peut se lever et marcher dans les minutes qui suivent sa naissance.

■ Le cortex cérébral

Le cheval peut aussi effectuer des mouvements qui ne sont pas programmés par son patrimoine génétique. Cet apprentissage est lié au développement du cortex cérébral.

Il peut débuter très tôt chez le foal au travers de jeux qui lui permettent, en outre, de parfaire la coordination des mouvements innés. Cette acquisition peut être contrôlée par l’homme qui peut ainsi éduquer le cheval. L’équitation académique, tout comme l’entraînement au trot de course, fait appel à cette possibilité d’acquisition par le cerveau du cheval de mouvements inédits ou de la régularité dans une allure donnée. Il ne s’agit toutefois que d’exercer des contrôles nouveaux sur des mouvements génétiquement pré-acquis.

L’éducation d’un cheval n’est donc que l’exploitation d’une capacité innée, soit par le renforcement de cette capacité, soit par la diminution d’une de ses composantes (la croupade, par exemple, dérive de la ruade en tant que figure d’école). L’amble, allure normale chez les trotteurs, acceptée dans les courses américaines, mais considérée comme une faute en Europe, doit être inhibée chez le trotteur européen.

Si l’entraînement a pour objet l’augmentation de la résistance physique à l’effort de l’animal, l’éducation (ou ce que certains appellent le dressage) a pour objectif la création de comportements permettant l’expression correcte des gestes nécessaires à la discipline sportive recherchée. Elle nécessite une activité nerveuse cohérente, autant dire qu’il faut que le cheval comprenne ce qu’on lui demande.

Si l’entraînement repose sur une exigence quantitative de travail physique, l’éducation repose sur une exigence qualitative, et sur la prise en compte des aptitudes de chaque individualité équine à acquérir un comportement nouveau. L’entraînement suppose une progression régulière de la quantité de travail effectué par l’animal, l’éducation, la continuité dans l’acquisition de possibilités gestuelles nouvelles, dans un ordre cohérent et constant, tel que chaque séance de travail renforce l’acquis des séances précédentes et n’ajoute, à cet acquis, que la quantité de connaissances nouvelles mémorisables par le sujet.

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