Le milieu intérieur

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Les postérieurs
Le paturon des antérieurs est un peu plus relevé que celui des postérieurs ?

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Le milieu intérieur est formé par tous les liquides qui baignent les cellules de l’organisme. Il ne possède donc pas d’organes en propre, mais il forme un système diffus qui permet la vie des cellules. Sa composition doit demeurer relativement fixe durant la vie de l’individu, les variations quantitatives importantes de ses constituants provoquent la maladie, et, au-delà de limites bien définies, la mort. De ce fait, une part importante des comportements des animaux a pour objectifs d’assurer le maintien de la composition de ce milieu... Recherche de l’eau quand le sujet a soif, de nourriture quand ses réserves d’énergie métabolique diminuent, déplacement vers une zone d’ombre quand il a chaud, etc.

Le milieu intérieur est formé d’abord par l’eau qui en est la base structurelle. Cette eau contient des sels minéraux en solution (chlorure de sodium qui fixe l’hydratation de l’organisme, bicarbonate de sodium qui règle l’équilibre acides-bases, sels de potassium, de calcium, de magnésium, phosphates, qui assurent la bonne marche des métabolismes cellulaires), ainsi que des protéines sous forme colloïdale. Le milieu intérieur doit avoir un pH voisin de la neutralité (entre 7,3 et 7,4 au repos chez le cheval). Deux organes jouent un très grand rôle dans le maintien de la composition du milieu intérieur, il s’agit du foie et des reins.

■ Le foie

Le foie est la source de plupart des protéines qui circulent dans le sang. Il libère en outre le glucose, qui fournit l’énergie nécessaire aux métabolismes, notamment durant la contraction musculaire de l’effort sportif. Il récupère l’acide lactique provenant des muscles pour reformer le glucose. Enfin, il intervient dans la destruction de la plupart des substances toxiques, formées par les métabolismes et circulant dans le sang, en particulier, il transforme les produits de dégradation des protéines en urée. Il neutralise également les substances toxiques absorbées avec les aliments ou synthétisées par les bactéries intestinales. Il élimine la bile vers le tube digestif, cette bile doit être évacuée de façon continue, car le cheval ne possède pas de vésicule biliaire formant réservoir.

L’intégrité du foie est, chez le cheval, une des conditions de son aptitude à l’effort sportif. Certains surmenages musculaires peuvent entraîner des désordres hépatiques très graves qui laisseront des séquelles irrémédiables. Un cheval surmené, par un seul effort excessif, peut avoir le foie pratiquement détruit par l’excès d’acide lactique qui en résulte, et son aptitude sportive en sera anéantie. Le surmenage du foie est à l’origine des fourbures de travail.

■ Les reins

Les reins sont les organes les plus importants de l’élimination des déchets, en particulier de la plupart des acides formés par les métabolismes, à l’exception de l’acide carbonique éliminé sous forme d’anhydride carbonique par les poumons, et de l’acide lactique transformé en glucose dans le foie. Le fonctionnement des reins dépend essentiellement de la pression sanguine artérielle et donc du volume de sang présent dans l’organisme. Tout ce qui diminue le volume de sang efficace retentit sur le fonctionnement rénal, en particulier la déshydratation de l’organisme par insuffisance d’apport de boisson, ou par excès des pertes d’eau du fait d’un travail prolongé ou excessif en intensité.

Au niveau des reins existent des échanges minéraux très complexes. Tout défaut d’apport de sels de sodium et de potassium provoque des perturbations dans la physiologie rénale, puis dans l’élimination des acides par le rein. Un bon fonctionnement rénal repose sur un bon abreuvement et sur la possibilité pour le cheval de disposer en permanence de sel (pierre à lécher placée dans le box ou au pâturage).

■ L’hydratation

Une autre caractéristique du milieu intérieur est la température. Le cheval au repos a généralement une température de 37,5 à 38°C, mesurée par introduction d’un thermomètre médical dans le rectum. Pendant le travail, l’énergie mécanique produite est accompagnée d’un fort échauffement des muscles, donc rapidement d’une élévation importante de la température centrale.

Après une course, celle-ci peut atteindre 39,5 à 40°C. Le cheval doit donc évacuer cette énergie thermique excédentaire. Il le fait en transpirant abondamment, l’évaporation de la sueur dissipant la chaleur. Cette perte d’eau peut être considérable. On l’observe très facilement en pesant le cheval, avant et après le travail. Il n’est pas rare d’observer après une course, par temps chaud, une diminution de poids corporel de 20 à 30 kilogrammes. Donc, pour récupérer son équilibre physiologique, le cheval doit boire 20 à 30 litres d’eau, il faudra lui apporter aussi du chlorure de sodium, car la sueur contient une quantité importante de sodium dont il faut compenser la perte. Mais, quelle que soit sa soif, le cheval ne doit pas ingérer une quantité excessive d’eau dès la fin de l’effort, car cela entraînerait des désordres graves, en particulier des coliques d’eau.

Toute récupération après un effort sportif exige du temps, pour que l’équilibre se restaure correctement. Après chaque compétition, le cheval est donc laissé au repos un temps d’autant plus long que l’effort a entamé plus profondément ses réserves.

■ La composition du milieu intérieur

La composition du milieu intérieur, le maintien de son pH, la régulation de la température sont dirigés par un système complexe faisant intervenir des glandes endocrines productrices d’hormones et le système nerveux végétatif. Sécrétées par les glandes surrénales, les hormones les plus importantes sont les gluco-corticoïdes et les minéralo-corticoïdes, qui fixent la composition du milieu intérieur en sels, et permettent à l’organisme de se défendre contre les agressions ou stress, qu’occasionnent toutes les variations des conditions de vie. Elles interviennent très puissamment, chez le cheval, dans l’adaptation à l’effort sportif.

Pour maintenir fixe la composition de son milieu intérieur, le cheval va présenter des modifications du fonctionnement de ses glandes hépatiques et rénales, mais aussi manifester des comportements spécifiques et prioritaires, comme rechercher de l’eau, des aliments, des terres ou des pierres salées pour trouver du chlorure de sodium, etc.

Dans la nature, le cheval a un instinct de conservation très sûr qui lui permet d’assurer ces comportements prioritaires de survie de façon efficace. Dans le milieu artificiel que lui impose l’homme, il ne dispose que de ce que celui-ci met à sa disposition. Qu’il manque un seul élément, et le cheval peut présenter un déficit progressif, une carence, qui le conduiront à la maladie. Les règles d’hygiène permettent de mettre l’animal dans les conditions optimales pour que son organisme puisse assurer la fixité de la composition de son milieu intérieur nécessaire à sa santé, puis à l’expression de ses aptitudes et de ses performances.

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