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Siège des échanges mécaniques entre l’animal et le sol, le pied est aussi un organe du tact très important qui fournit à l’animal des informations sur la nature du sol. Le proverbe anglais « No foot, no horse » (pas de pied, pas de cheval) exprime fort bien l’importance de cet organe dans la motricité des équidés.

Tout défaut au niveau du pied aliène l’aptitude aux performances (les désordres pathologiques du pied sont à l’origine de plus de 80 pour cent des boiteries). Sur le plan anatomique, le pied est constitué par le sabot et par tous les organes que celui-ci contient.

■ Le sabot

Production cornée de l’épiderme, le sabot se forme à partir de deux zones kératogènes, le bourrelet, à la limite du paturon, et le tissu velouté de la sole et de la fourchette. La corne de la paroi est formée de tubes cornés analogues à des poils collés les uns aux autres se dirigeant du bourrelet vers la surface d’appui au contact avec le sol.

L’épiderme du sabot, au niveau de la paroi, peut être dissocié en trois zones, de l’extérieur vers l’intérieur. La mince couche superficielle ou périonyx (zone qui s’oppose à l’évaporation de l’eau et qui prolonge le périople situé au voisinage du bourrelet), la couche intermédiaire cornée ou kéraphylle, et la couche interne, vivante, d’aspect feuilleté, ou tissu podophylleux, s’engrenant avec le kéraphylle par une sorte de ciment adhésif, de colle organique, permettant le passage de l’essentiel des forces mécaniques, unissant la paroi à la troisième phalange et servant de relais vers les pièces osseuses du doigt.

En dessous, les barres sont formées par une portion de la paroi du sabot qui se retourne vers l’avant dans la région des talons. Les barres convergent vers le centre de la sole et délimitent un espace comblé par la fourchette qui en est séparée par deux lacunes latérales.

■ La sole

La sole forme la majeure partie de la surface du pied située en regard du sol. Elle est constituée de tubes cornés qui prennent naissance à partir des papilles du tissu velouté sous-jacent. La sole est légèrement convexe et ne supporte pas, normalement, le poids du corps durant la marche.

La paroi et la sole, d’origines anatomiquement différentes, sont séparées l’une de l’autre par une zone de transition, la ligne blanche, plus claire et qui correspond à l’union du kéraphylle, zone cornée de la paroi, et du tissu podophylleux, tégument sur lequel la corne s’engrène.

■ La fourchette

La fourchette, zone souple, saillante, de la région postérieure du pied, à la forme d’un coin enfoncé entre les deux barres externe et interne. Son tégument est constitué par une corne mince et souple, assez molle et facile à couper, de couleur plus sombre que celle du reste du sabot. Son volume tient au développement de la structure sous-jacente, le coussinet plantaire.

L’appui du pied se fait par la paroi, les barres et la fourchette. Il faut donc préserver ces surfaces de transfert des forces mécaniques de la locomotion. L’art du maréchal-ferrant tient en ce respect de la physiologie de la motricité au niveau du pied, par un juste parage et par l’application d’un fer qui ne perturbe pas le transfert normal des forces de pression.

■ Le coussinet plantaire

Le coussinet plantaire et les cartilages scutiformes du sabot jouent un rôle capital dans l’amortissement de la réception après le saut, ou des chocs durant les mouvements aux grandes allures. Mais l’irrigation sanguine du pied contribue également à l’amortissement. En effet, entre la troisième phalange et les structures d’appui du pied s’interpose un très riche lacis de veines.

Quand le pied s’appuie sur le sol, le sang qui remplit ces vaisseaux veineux est chassé vers le cœur droit, ce qui contribue à la circulation de retour, mais aussi à l’amortissement des pressions à la façon d’un amortisseur hydraulique. La pression sanguine élevée permet le remplissage rapide du lacis veineux dès que l’appui cesse, pendant le temps de suspension de la protaction. En revanche, l’immobilité prolongée peut entraîner la stagnation du sang dans le pied. Rapidement, l’asphyxie des tissus qui en résulte provoque des troubles graves conduisant à un type de fourbure du pied.

Ce phénomène peut être observé lorsqu’un cheval est en suppression d’appui, par exemple à la suite d’une fracture, et qu’un membre reste figé sur le sol. Rapidement, la congestion du pied (fourbure) apparaît. Le cheval est un animal très spécialisé et donc fragile. Toute désadaptation prolongée peut conduire à une affection mortelle par exacerbation pathologique de ses adaptations.

■ L’innervation du pied

L’innervation du pied est exceptionnellement riche. On distingue le nerf digité antérieur, qui se rend vers la pince et qui véhicule des perceptions tactiles très importantes, le nerf digité moyen, inconstant, qui s’épanouit vers la portion antérieure du quartier, et le nerf digité postérieur, qui innerve les talons et le système naviculaire profond.

La richesse de l’innervation explique la très grande sensibilité tactile du pied, mais aussi les très vives douleurs que provoquent toutes les maladies podales. La souffrance entraînée par ces affections peut être responsable d’altérations de l’état général, par exemple de pertes de l’appétit, d’amaigrissement, voire de fièvre.

Un élément capital de la physiologie du pied tient au rapport entre la longueur de la pince et la hauteur des talons. En effet, plus on allonge la pince, plus le tendon du fléchisseur profond du doigt est sollicité. L’optimum correspond à la définition donnée depuis longtemps par les maîtres maréchaux, beau pied paré à l’aplomb.

En principe, la hauteur entre le sol et l’extrémité supérieure de la pince doit être égale à deux fois celles des talons. Toute modification excessive de ce rapport expose à des accidents tendineux.

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