Le membre postérieur

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Les postérieurs
Il n’y a aucune corrélation entre l’ampleur d’une lésion (ou d’une tare) et sa gravité ?

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Le membre postérieur est peu chargé par la masse corporelle. Sa musculature très puissante intervient dans la propulsion du corps à toutes les allures et dans le saut.

Le squelette du membre postérieur est composé d’une puissante ceinture, le bassin ou pelvis (uni au rachis par les ligaments qui joignent l’ilium au sacrum), du fémur, du tibia, qui est complété par un péroné rudimentaire, des os du tarse, qui forment le jarret, du métatarsien principal et des métatarsiens rudimentaires, des grands sésamoïdes, des phalanges et d’un os naviculaire.

■ Le bassin

Le bassin est formé de deux coxaux soudés par la symphyse pubienne, chaque coxal est constitué de trois pièces osseuses qui se soudent à la fin de la croissance de l’animal, il s’agit de l’ilium, l’ischium et le pubis.

L’ilium possède vers l’extérieur une crête qui donne l’angle externe de la hanche. Cette partie saillante très superficielle est exposé aux chocs et peut se fracturer. L’ischium, base de la portion postéro-externe de la fesse, sert d’insertion aux puissants muscles de la cuisse. Le pubis forme la symphyse pubienne qui ferme le cercle pelvien vers le bas.

Les trois os du coxal convergent pour donner une cavité articulaire très creuse, presque hémisphérique, la cavité cotyloïde, qui reçoit la tête du fémur.

■ Le fémur

Le fémur est un os très massif. Son épiphyse supérieure, ou proximale, est formée par une tête hémisphérique. Elle est placée en porte-à-faux par rapport à la partie médiane du fémur grâce au col du fémur. En regard de la tête articulaire proximale, une tubérosité, le trochanter, reçoit les insertions des muscles fessiers.

A l’extrémité inférieure ou distale, le fémur présente deux structures articulaires, la trochlée fémorale, placée en regard de la rotule, et les condyles, situés en regard du tibia.

La trochlée est limitée par deux lèvres, dont une est plus volumineuse que l’autre, l’interne ou médiale. Il existe ainsi à sa partie supérieure une surface sur laquelle s’accroche, au repos, le ligament fémoro-rotulien interne, ce qui assure un blocage mécanique passif qui soulage les muscles durant une période de station immobile. Les condyles s’articulent avec le plateau tibial par l’intermédiaire des ménisques. Deux ligaments très solides (ligaments croisés) réunissent fémur et tibia au centre de l’articulation fémoro-tibiale. Leur rupture peut parfois être la conséquence d’une glissade et entraîner une boiterie incurable.

■ Le tibia

Le tibia est complété au niveau du grasset en face externe par un péroné ou fibula atrophié, sans importance fonctionnelle. Son extrémité proximale forme un vaste plateau triangulaire, avec, au centre, un éperon recevant les ligaments croisés.

La parfaite coaptation des surfaces articulaires est assurée par les ménisques, croissants fibro-cartilagineux qui s’épanouissent à partir de la capsule articulaire, vers l’extérieur et l’arrière pour le ménisque externe, vers le côté médial et l’arrière pour le ménisque interne. Les ménisques ne semblent pas atteints par les efforts intenses de la course ou du saut du cheval.

L’extrémité distale du tibia contient deux gorges qui répondent aux deux poulies articulaires de l’astragale. Ces deux gorges sont très légèrement inclinées vers l’extérieur du fait de la déviation de l’axe du membre au niveau du jarret.

■ Le tarse

Le tarse est prolongé vers l’arrière par le court levier formé par le calcanéum qui reçoit l’insertion des muscles gastrocnémiens. L’astragale fournit la double surface articulaire qui permet la flexion du métatarsien sur le tibia.

Les autres petits os du tarse forment un massif peu mobile, traversé par l’artère principale du pied (artère pédieuse).

■ Le métatarsien

Les métatarsiens sont sensiblement organisés comme les métacarpiens. Il y a cependant une différence importante sur le plan fonctionnel. Une partie des forces de pression passent par le métatarsien rudimentaire interne, ce qui explique, partiellement, certains aspects de la pathologie du jarret, en particulier l’éparvin, boiterie très grave chez les trotteurs, qui résulte de la surcharge de cette région antéro-interne du tarse provoquée par une déviation entre l’axe du tibia et celui du doigt. L’éparvin conduit le trotteur à la faute en l’incitant à passer au galop.

Le reste du doigt n’offre pas de particularités notables par rapport au membre antérieur.

■ Les muscles

Comme pour le membre antérieur, la mobilisation du membre postérieur est faite par le jeu coordonné des contractions des muscles extenseurs et fléchisseurs.

La protaction du membre postérieur, mouvement d’engagement vers l’avant, résulte principalement de la contraction des gros muscles de la face antérieur de la cuisse (tenseur du fascia lata, triceps crural) et des muscles extenseurs du doigt. Toute mise en marche doit débuter par une contraction des extenseurs des postérieurs. Si le sujet est fatigué, la coordination neuromusculaire peut être insuffisante, et le mouvement débute par une flexion. Il en résulte une véritable crampe qui bloque de façon durable le membre en extension du fait d’une particularité neurophysiologique qui entraîne la contracture simultanée des fléchisseurs et des extenseurs.

Cette crampe (accrochement rotulien ou pseudo-luxation rotulienne) est fréquente lors de la mise à l’entraînement des poulains, ou chez les trotteurs légèrement surmenés. Dans les cas graves, une opération chirurgicale, qui consiste à sectionner le ligament tibio-rotulien interne, assure la guérison.

Les fléchisseurs, qui développent la force de propulsion maximale et qui sont capables de projeter un cheval par-dessus un obstacle de sa taille durant les sauts, sont formés par les fessiers qui agissent sur le trochanter, les muscles de la croupe et de la face postérieure de la cuisse, ainsi que les gastrocnémiens qui agissent sur le calcanéum. Ces muscles sont très puissants et leur bon développement permet d’apprécier l’aptitude aux performances de l’animal.

Si l’on observe attentivement la flexion du membre postérieur chez un cheval, on est frappé par le fait que la flexion du grasset entraîne toujours une flexion de même amplitude du jarret. Cela tient au fait que, en face antérieure, existe une corde rigide, inextensible (corde fémoro-métatarsienne) qui unit la face antérieure du condyle externe du fémur à la tubérosité avant du métatarsien principal, après avoir coulissé dans les anneaux fibreux situés à la face interne du jarret.

La flexion du grasset tire donc sur le doigt et entraîne toujours la flexion du jarret. Ce dispositif est complété par le muscle fléchisseur superficiel du doigt, muscle du perforé, qui s’insère en haut sur le fémur et en bas sur la première phalange, et qui est lui aussi pratiquement totalement fibroélastique et presque dépourvu de fibres contractiles, il fournit donc véritablement une action associée, synergique à celle de la corde fémoro-métatarsienne.

■ La motricité du postérieur

Le membre postérieur du cheval a ainsi une motricité moins modulable que celle du membre antérieur, car, sur le plan fonctionnel, les mouvements de ses différents segments sont rendus solidaires et d’amplitudes rigoureusement proportionnelles. En outre, les mouvements d’adduction et d’abduction sont peu importants pendant la marche. Ils interviennent, en revanche, quand le cheval se campe en station, par exemple pour uriner, ou lorsqu’il se couche.

Le cheval peut aussi s’écarteler quand il glisse sur un sol verglacé, sa musculature d’adducteurs peut être facilement blessée car elle n’est pas organisée pour supporter des mouvements importants. Il en va de même pour l’articulation coxo-fémorale, dont la structure anatomique permet surtout les mouvements antéropostérieurs et qui présente alors une lésion (entorse).

En fait, la seule adaptation possible de la motricité du train postérieur chez le cheval tient à la possibilité d’engager plus ou moins les membres postérieurs sous la masse corporelle pour accroître la puissance du saut (notion de rassembler).

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