Le membre antérieur

Quizz
Le saut
La prise de contact avec le sol, après un saut s’effectue normalement sur l’antérieur opposé à celui sur lequel va se poursuivre le galop ?

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Le site Au cur des chevaux a t ralis avec le plus grand soin. Si malgr la vigilance dont il a fait lobjet certaines informations taient incompltes ou errones, nous vous serions reconnaissant de nous contacter.
Le squelette est form de la scapula ou omoplate, de l’humrus, de l’ulna ou cubitus, du radius, du carpe, des mtacarpiens principaux et rudimentaires, des trois phalanges compltes des grands ssamodes et de l’os naviculaire.

■ La scapula

La scapula constitue la pice osseuse de l’paule. Cet os, plat et large, est divis en deux vastes loges ingales par une crte osseuse, ou pine, qui se prolonge par l’acromion. Cette crte est dirige vers l’avant et cette obliquit varie plus ou moins selon les sujets.

La scapula se termine par une surface articulaire formant une cavit de faible concavit qui reoit la tte de l’humrus.

■ L’humrus

Pice osseuse du bras, l’humrus est un os massif prsentant l’aspect d’une colonne qui aurait subi une torsion, de ce fait, sa partie mdiane prsente, vers l’extrieur, une crte fragile aux chocs. Sa tte articulaire suprieure, ou proximale, est faiblement convexe. En avant, deux grosses tubrosits limitent la gouttire de coulissement du tendon du biceps.

L’extrmit infrieure, ou distale, comprend une fosse permettant les mouvements de la partie suprieure de l’ulna (olcrane). L’humrus a une direction oblique vers l’arrire.

■ L’ulna

L’ulna, son extrmit suprieure, forme l’olcrane, puis au niveau de l’avant-bras, se rduit rapidement une courte tige osseuse unie par un fort ligament au radius.

■ Le radius

Le radius est donc pratiquement l’os unique de l’avant-bras.

Cet os long se termine par des surfaces articulaires en rapport avec les os du carpe sous-jacent.

■ Le carpe

Le carpe est form par de nombreux petits os plats articuls entre eux. Vers l’arrire, il existe une saillie forme par un os plat massif, c’est l’os pisiforme. Le carpe est runi par une articulation peu mobile aux mtacarpiens.

■ Le mtacarpien

Le mtacarpien principal est un os long massif. Les mtacarpiens rudimentaires, vestiges des doigts latraux, sont des fines baguettes osseuses unies par un ligament au mtacarpien principal. Ils se terminent, leur extrmit distale, par un renflement qui forme un bouton terminal fragile, se fracturant facilement. Le mtacarpien principal possde une piphyse distale prsentant une sorte d’peron mdian qui coulisse dans la gorge correspondante de la premire phalange. Dans certains cas, cet peron joue le rle d’un coin de bcheron et peut faire clater la premire phalange.

En regard du mtacarpien principal, les deux grands ssamodes servent de surface de coulissement aux tendons des flchisseurs du pied et participent l’amortissement.

■ Les phalanges

La premire phalange forme la base de la partie suprieure du paturon. Cet os trapzodal s’articule en partie distale avec la deuxime phalange qui forme l’extrmit infrieure du paturon. La troisime phalange est un os plat, en forme de croissant, offrant un aspect alvolaire complexe. Elle est traverse par de nombreux vaisseaux qui convergent depuis le bord vers le sinus semi-lunaire, vaste cavit centrale de l’os. La troisime phalange est la pice osseuse qui tmoigne le mieux des variations quantitatives de la calcification du squelette chez le cheval, notamment dans le cas des ostites du pied.

L’articulation entre la deuxime et la troisime phalange est complte par un petit os plat fusiforme, c’est l’os naviculaire ou le petit ssamode. Cet os, qui est interpos entre l’articulation du pied et le coussinet plantaire, est facilement traumatis en cas de dfectuosit du pied durant la rception au saut d’obstacle. La maladie naviculaire, qui en rsulte, est une cause d’limination de trop nombreux chevaux utiliss en concours hippique.

■ Le cartilage

Durant la croissance, les os grandissent grce la prsence d’un cartilage, de conjugaison, interpos entre les extrmits et la partie centrale des os. Tant que, sur un clich radiographique, on observe la prsence de ce cartilage, on peut affirmer que l’os observ est encore capable de croissance. La prsence de ce cartilage fragilise cependant l’lment squelettique qui le contient. Durant la croissance, ces cartilages ne disparaissent pas tous en mme temps.

La dtermination des cartilages disparus et de ceux qui subsistent permet de dfinir l’ge squelettique d’un animal. Les cartilages disparaissent, en effet, dans un ordre bien dfini et qui est toujours le mme. Chez les sujets prcoces, cette disparition se fait plus rapidement que chez les sujets tardifs.

En pratique, chez les chevaux de course, on ne doit demander d’efforts intenses l’entranement que lorsque les principaux cartilages des os longs se sont ossifis. Pour cela, chez le Pur Sang, on examine la radiographie de l’extrmit distale du radius, car c’est ce niveau que le cartilage disparat en dernier. Cette faon de procder vite les accidents osseux du surentranement prcoce et permet l’entraneur de doser le travail en fonction de la prcocit relle de chaque poulain.

■ Les muscles

Les muscles qui mobilisent les membres peuvent tre diviss en muscles extenseurs, qui ouvrent les angles articulaires, et en muscles flchisseurs, qui, au contraire, les ferment. Sur le plan de l’effet durant la marche, on peut opposer les muscles qui assurent la projection du membre vers l’avant, ou protraction, et ceux qui rtractent le membre vers l’arrire, crant les forces de propulsion.

Chez le cheval, les muscles qui rapprochent ou loignent le membre du corps n’ont pas un rle fonctionnel important durant la marche normale. Ils sont, toutefois, exercs dans certains airs de mange. En revanche, du fait du dveloppement des capacits de fuite rapide au galop, l’appareil d’amortissement a pris une importance considrable.

Il est form par l’ensemble des muscles et des tendons qui freinent la descente du boulet et par certaines structures du pied (coussinet plantaire, cartilage scutiforme). Il sert assurer, durant la marche, l’accumulation dans des systmes lastiques de l’nergie cintique lie au poids du corps et la vitesse de percussion au contact avec le sol.

On l’appelle aussi parfois appareil de soutien, car, pour l’essentiel, il s’oppose l’affaissement du boulet, tout en amortissant les chocs quand le pied percute le sol. Les membres antrieurs jouent un double rle de propulsion et d’amortissement de la majeure partie du poids du corps par suite du porte--faux que constituent la tte et l’encolure. Les antrieurs supportent environ les deux tiers du poids, l’appareil de soutien y est donc particulirement sollicit.

Les blessures que provoquent les forces mcaniques normes dveloppes durant les grandes allures, en particulier au galop, o tout le poids porte sur un antrieur, sont des causes importantes de boiteries. La projection ou engagement du membre antrieur vers l’avant durant la protraction est un geste assez complexe, mais qui ne dpend pas de l’allure prise par l’animal. Il comporte d’abord une flexion de l’avant-bras sur le bras qui soulve le pied depuis le sol, puis l’extension du membre.

La flexion initiale limite fait participer deux muscles. Le muscle mastodo-humral, qui provient de l’encolure, et le biceps, qui s’insre sur l’acromion en haut, et par trois tendons sur l’humrus, le radius et le mtacarpien en bas. L’extension va se poursuivre par la contraction des ancons situs en arrire de l’humrus et qui tirent sur l’olcrane, et par celle des extenseurs des doigts. Pendant l’amortissement, la premire et la deuxime phalanges forment un levier qui s’affaisse vers le sol par flexion du boulet sous l’effet des forces mcaniques normes qui transitent du corps vers le pied.

Cette descente du boulet est freine par l’action du suspenseur du boulet et par la mise en tension des muscles flchisseurs des phalanges. Sac lastique, le coussinet plantaire, qui forme la base profonde de la fourchette du pied et qui protge l’os naviculaire, se dforme quand il est comprim et absorbe les forces de pression du pied sur le sol. Son expansion latrale est freine par les cartilages scutiformes qui agissent comme des lames de ressort pour absorber, puis restituer les forces mcaniques. Aussi, la perte d’lasticit de ces cartilages, lors de la lsion dnomme formes cartilagineuses, supprime la capacit d’amortissement de ceux-ci et expose l’appareil naviculaire des surcharges. De mme, une ferrure inadapte qui supprime l’appui de la fourchette sur le sol rend inoprant cet appareil amortisseur et surcharge le pied aux grandes allures et lors des sauts d’obstacles.

La rtraction du membre antrieur et la propulsion font intervenir des muscles mobilisant la scapula et les flchisseurs de l’articulation scapulo-humrale (ancons). A cette phase, le muscle grand dentel, qui s’insre sur les huit premires ctes et la face profonde ou costale de scapula, assure, par sa contraction, le soutien du membre et le transfert dynamique des forces mcaniques entre le membre et le corps.

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