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La jument est apte à se reproduire vers l’âge de 2 ans. Les cellules reproductrices, ou ovules, se forment dans deux ovaires situés sous le rachis lombaire, près de l’entrée du bassin. Ces ovules se développent dans les follicules ovariens, qui, à maturité, ont la taille approximative d’un œuf de pigeon. Ces follicules se forment périodiquement tous les 21 jours, selon un cycle génital appelé cycle œstral ou cycle sexuel. Les cycles sont généralement suspendus en automne et en hiver et reprennent en fin d’hiver ou au printemps. Il existe donc une période très précise, ou saison de monte, durant laquelle la jument est apte à être fécondée et pendant laquelle on organise les saillies.

L’ovule, après rupture du follicule, passe dans le salpynx, anciennement appelé oviducte, et est transporté par le péristaltisme de cet organe vers la corne utérine (la jument a deux cornes utérines qui se rejoignent pour former le corps utérin). Pour qu’il y ait fécondation, il faut que l’ovule soit mise au contact de spermatozoïdes déposés par le mâle dans le col utérin ou le vagin.

La jument n’accepte pas le mâle en dehors de la période du cycle œstral qui correspond à la rupture du follicule et au comportements des chaleurs. Hors de ce moment critique, la jument se défend de l’étalon en rabattant sa queue sur sa vulve, en poussant des cris aigus particuliers, et en le chassant par des ruades. Dans les haras, les juments sont présentées à un étalon souffleur, qui ne les fécondera pas, elles sont placées dans une solide cage en bois appelée barre afin que l’étalon soit protégé de leurs réactions de défense. Si la jument se laisse approcher sans défense par l’étalon souffleur, elle est prête à être fécondée et on la présente alors à l’étalon qui à été retenu pour la saillie (souvent appelé sire), en prenant néanmoins des précautions pour bloquer les ruades éventuelles. Le vétérinaire peut aussi, du fait de la possibilité d’introduire le bras dans le rectum et de palper directement les ovaires, suivre cliniquement l’évolution des follicules et diriger la jument vers le haras dès que le spécialiste estime que la déhiscence du follicule, qui doit libérer l’ovule, va se faire dans les 12 à 24 heures qui suivent.

Il est d’ailleurs préférable de faire féconder la jument un peu avant la libération de l’ovule plutôt qu’après rupture du follicule, car la survie des spermatozoïdes dans l’utérus est plus longue que celle de l’ovule libéré. Cet examen doit être effectué par un praticien spécialiste de la gynécologie de la jument, car il n’est pas exempt de risques de perforation accidentelle du rectum, mortelle pour la jument. En revanche, il permet d’assurer un taux de fécondité très élevé des juments avec un minimum de fatigue pour les étalons auxquels on ne présente que des juments fécondables en un seul saut.

L’ovule fécondé forme une cellule unique, celle-ci entre en division, donne l’œuf, massif cellulaire, qui se greffe sur la muqueuse utérine, y contracte des rapports vasculaires lui apportant des éléments nutritifs, fournis par l’organisme de la mère au travers du placenta et permettant la croissance embryonnaire puis fœtale.

La formation de l’œuf et sa nidation déterminent des transformations de l’utérus qui permettent, par palpations transrectale, le diagnostic de la gestation à partir du vingtième jour de gestation. Le dosage de la progestérone et surtout l’échographie d’ultrasons rendent en revanche possibles des diagnostics de gestation plus précoces (respectivement au bout de 18 jours et de 14 jours). Assez fiable, l’échographie permet d’ailleurs de faire ressaillir la jument non fécondée dès les premières chaleurs suivantes.

La gestation dure environ 330 jours, au bout desquels le fœtus à terme est expulsé (poulinage). Le poulinage est annoncé par différents signes, l’augmentation du volume de la mamelle, qui laisse couler une substance cireuse qui formera ultérieurement le colostrum et l’affaissement de la croupe (la jument se casse), relèvement de la queue, relâchement de la vulve, sudation abondante au niveau des épaules, agitation générale de la jument, qui se regarde les flancs et se couche quelque temps avant le travail. Ces signes sont plus ou moins visibles selon les juments. Certaines n’en présentent aucun.

Le poulinage doit être surveillé pour éviter que le poulain ne s’asphyxie dans les enveloppes fœtales. Si la jument est laissée dans un très grand box de plus de 4 mètres de côté, bien paillé, le poulinage se passe généralement bien. Si le poulain, qui sort tête en avant et membres antérieurs étendus, reste encapuchonné dans ses enveloppes, il faut que l’assistant les déchire pour libérer très vite les naseaux. Le poulain se lève quelques minutes après la rupture du cordon ombilical. La jument le lèche, ce qui lui permet de s’imprégner de l’odeur corporelle de son petit et stimule la respiration de celui-ci. Dès qu’il est debout, le poulain cherche à téter. L’assistant peut éventuellement le diriger vers l’entre-cuisse de sa mère dès que celle-ci est relevée.

La délivrance, c’est-à-dire, l’élimination du placenta, se fait généralement naturellement chez la jument, à défaut, il faut faire retirer ces enveloppes par le vétérinaire dans les heures qui suivent le poulinage pour éviter toute complication infectieuse. Les anomalies du poulinage, ou dystocies, sont rares chez la jument, surtout dans les races de sang. En revanche, elles sont très graves et très difficiles à traiter si l’on tarde à intervenir. La césarienne est toujours une intervention laborieuse, choquante, qui échoue souvent. Les hémorragies après la parturition sont relativement fréquentes chez la jument et sont souvent mortelles.

Il faut que le poulain tète le premier lait de la jument, appelé colostrum, riche en anticorps, durant les premières 48 heures, et qui donne une immunité passive pendant les premiers mois. On protège aussi le jeune contre les maladies infectieuses sitôt la naissance par une injection sous-cutanée d’un sérum antitétanique et d’un sérum polyvalent antisepticémique. On doit aussi désinfecter le cordon ombilical avec un antiseptique fort et veiller à ce que le poulain élimine les excréments particuliers dénommés méconium, accumulés dans l’intestin pendant la vie fœtale. La rétention du méconium, qui provoque des coliques, peut être guérie par une opération chirurgicale.

Une bonne hygiène générale, la vermifugation de la mère aussitôt après la naissance pour la débarrasser des parasites adultes dont elle pourrait transmettre les œufs à son poulain, une surveillance attentive de l’appétit et de la croissance limitent les risques de maladies néonatales du jeune, qui peuvent entraîner jusqu’à 10 pour cent de mortalité dans les semaines qui suivent la naissance. On conseille de vermifuger les poulains dès le deuxième mois, à cause des risques de parasitisme dus à l’indigestion d’herbe.

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