Les courses hippiques

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Les courses hippiques
L’effort demandé à un cheval d’obstacle est nettement plus faible que celui que requiert le galop en plat ?

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Les démarches officiels doivent se faire auprès de l’IFCE , la FFE et les Haras Nationaux , elles seules sont habilitées à vous guider dans ce domaine.

Le site « Au cœur des chevaux » a été réalisé avec le plus grand soin. Si malgré la vigilance dont il a fait l’objet certaines informations étaient incomplètes ou erronées, nous vous serions reconnaissant de nous contacter.
Parmi les sports professionnels, les courses hippiques tiennent une grande place dans la civilisation actuelle. Le besoin de jeu, la qualité du spectacle vécu sur l’hippodrome ou retransmis sur par les médias sont des éléments qui entretiennent l’engouement pour les courses dans presque tous les pays du monde, au delà des idéologies et des différences politiques.

Les courses de chevaux perdurent de la fin de Moyen Âge aux débuts de l’ère moderne en France, en Italie et en Angleterre principalement, mais les premières courses de chevaux modernes se tiennent à Paris le 15 mai 1651 en présence de Louis XIV et du futur Charles II d’Angleterre. Il faut toutefois attendre le 20 avril 1776 pour assister à l’inauguration du premier hippodrome permanent à Paris dans la plaine des Sablons (Neuilly). Les hippodromes permanents se multiplient au XIXème, tout d’abord en France, en Italie et en Angleterre.

■ L’organisation

La France est un pays dont la tradition hippique est très fortement enracinée, elle possède, à elle seule, plus d’hippodromes que les autres pays d’Europe réunis, où chaque année plus de 16 000 courses sont organisées. Les courses en France c’est aussi 25 000 chevaux, entraînés par 2 800 entraîneurs et confiés à 2 500 jockeys ou drivers qui disputent les courses sur ses 250 hippodromes français, gérés par autant de sociétés à but non lucratif.

Le Prix de l’Arc de Triomphe Lucien Barrière, le Grand Steeple Chase de Paris et le Prix d’Amérique Marionnaud marquent le sommet de la sélection des courses hippiques en France et jouissent d’une réputation internationale.

■ Les hippodromes

Les hippodromes sont des installations sportives destinées aux courses de chevaux, généralement de vaste superficie et d’organisation complexe, les hippodromes accueillent le public, lui permettent de suivre le mieux possible le déroulement des épreuves et de jouer.

Ils sont dotés de nombreux locaux annexes comme les vestiaires des jockeys, les salles de réunion des commissaires, les salles de centralisation des paris, les tribunes pour le contrôle du déroulement des épreuves, les installations photographiques et cinématographiques pour juger et enregistrer les arrivées. Les chevaux sont logés dans des écuries formées de box individuels et de cours, avec, en annexe, des installations destinées au contrôle antidopage (box de prélèvement ou salivarium).

La piste est l’élément le plus important. Pour les courses de plat au galop, elle peut dessiner, soit une longue ligne droite, soit un anneau d’une trentaine de mètres de large, entourant un espace central laissé en prairie, elle est généralement très soigneusement engazonnée. En France elle épouse sans modification le profil du terrain et peut donc offrir des montées et des descentes.

Pour le steeple, elle comporte des obstacles fixes entretenus en permanence et destinés à obliger les chevaux à sauter soit en hauteur, soit en longueur (murs, haies, buttes de terre, fossés, rivières...).

Pour le trot, la piste peut être engazonnée, ou formée d’un matériau perméable à l’eau de pluie. Ces pistes, qui permettent les courses quel que soit le temps, nécessitent d’être hersées après chaque épreuve. Les pistes françaises suivent le profil du terrain et peuvent avoir des formes très variées. Elles peuvent présenter des rampes, dont la plus célèbre est la montée de Vincennes, qui impose un effort très violent aux chevaux à mi-course. Dans les autres pays, les pistes de trot sont généralement parfaitement planes.

■ Les courses en France

Elles sont organisées par des associations sans but lucratif (sociétés de courses), réunies au sein de la Fédération nationale des sociétés de courses .

Le rôle de la Fédération nationale des sociétés de courses , qui s’interdit toute ingérence politique, est :
  • De définir la politique commune de l’Institution des courses et de coordonner à cette fin l’action de ses membres.
  • De représenter l’Institution des courses et de défendre ses intérêts généraux, en particulier auprès des pouvoirs publics.
  • De fixer avant la fin de chaque année avec les pouvoirs publics les orientations permettant aux Sociétés Mères de préparer leur budget de l’année suivante.
  • De proposer à l’approbation du ministre chargé de l’Agriculture les projets de calendriers des réunions de courses transmis par les Sociétés Mères.
  • De gérer, conformément aux dispositions du décret n° 97-456 du 5 Mai 1997, le Fonds Commun des courses et le produit des gains non réclamés
  • De définir les orientations en matière de politique sociale.
  • De mener des activités d’intérêt général, notamment en matière de lutte contre le dopage.
  • De proposer la politique de communication commune à l’Institution des courses.
  • De suivre les activités mises en commun sur décision des membres.
  • D’exécuter toute mission d’intérêt général en faveur de l’Institution des courses de chevaux dont elle peut être chargée par les pouvoirs publics.
En fait, le secteur des courses en France comporte deux grandes filières économiques, celle du galop et celle du trot. Toutes les entités qui jouent un rôle dans l’organisation des courses constituent ce que l’on appelle couramment l’Institution des Courses Françaises.

■ Les chevaux

Le Pur Sang anglais race est née au XVIIIème siècle en Angleterre du croisement d’étalons Arabes et turkmènes avec des juments de trait légères indigènes. La plus propice à la compétition de vitesse, elle est logiquement la plus utilisée dans les courses à l’échelle mondiale. Ces chevaux se distinguent par leur tête fine, leurs membres longs et leur modèle dont l’ossature s’inscrit dans un cadre rectangulaire.

L’AQPS désigne les sujets autorisés à courir au galop tout en étant « Autres Que de Pur Sang ». L’appellation AQPS regroupe deux catégories de chevaux, les « demi sang », coursiers de fond adeptes de l’obstacle descendant de Selles Français, et les Arabes. Ces derniers sont eux mêmes divisés en trois sous catégories (les Arabes purs, les Anglo Arabes détenant de 25% à 50% de sang Arabes et les Anglo Arabes de complément, possédant moins de 25% de sang Arabes). On a peu l’habitude de voir des trotteurs en courses de galop. Pourtant, dans les années 1980, Novgorod TF s’était hissé au meilleur niveau en obstacles à Enghien.

Morphologiquement, le Trotteur Français est un animal puissant qui présente une caractéristique unique au monde pour un trotteur, celle de pouvoir aussi bien courir à l’attelé qu’au monté. Dans cette dernière spécialité, il peut porter un cavalier susceptible de peser parfois 75 kilogrammes et de courir sur des distances allant de 1 609 à 4 150 mètres. Bien qu’il puisse exister une différence physique assez importante entre certains adeptes du monté et d’autres de l’attelé, le Trotteur Français toise entre 1,60 et 1,70 mètre au garrot, parfois un peu plus. Cette taille est donc supérieure à la moyenne des autres races.

■ Les courses de galop

Hormis de très rares courses ouvertes aux Anglo Arabes dans le sud ouest, les courses de plat au galop sont strictement réservées au Pur Sang. Longtemps, elles ont été considérées comme les épreuves dominantes au sein des courses. Les chevaux sont généralement achetés vers l’âge de dix huit mois, soit dans des ventes aux enchères publiques, soit dans des ventes de gré à gré par les entraîneurs pour le compte des propriétaires. Ils sont débourrés et entraînés avant d’être engagés dans des épreuves.

■ L’entraînement du Yearling

La préparation du galopeur est plus complexe car il faut développer les aptitudes physiques d’un organisme qui est en pleine croissance. Traditionnellement, l’entraînement compte trois phases essentielles qui sont la mise en santé, la mise en muscle, puis la mise en souffle.

La mise en santé est la phase de travail associée au débourrage. Le yearling qui entre au centre d’entraînement doit avant tout s’habituer à la présence de l’homme. Il est d’abord promené en main, puis il travaille au rond, à la longe. Il est ensuite sellé et monté par un lad léger selon un protocole conforme au débourrage du cheval de selle. L’essentiel, à cet phase est d’éviter tout affolement du poulain. Il est ensuite sorti en compagnie d’autres chevaux, de préférence derrière un maître d’école calme et docile, le travail se limite à des promenades à faible allure. Progressivement on augmente la durée des promenades, sans augmenter l’intensité du travail musculaire. On surveille très attentivement l’alimentation et la santé du Yearling et le maréchal ferrant, par des ferrures successives, favorise le développement du pied et la mise en place normale des aplombs. Lors de cette phase de mise en santé, le poulain peut ainsi acquérir un bon équilibre nerveux, on dit également un « bon moral ».

La mise en muscles correspond à la phase de développement de l’ensemble des muscles, et notamment du cœur. Ce développement est favorisé par un travail lent, qui ne provoque pas de dettes d’oxygène, mais qui dure assez longtemps pour approcher des limites physiques de la fatigue. L’adaptation du débit cardiaque se fait par augmentation de la taille des cavités ventriculaires. Progressivement, on augmente la résistance de l’organisme à la dette d’oxygène, donc à l’accumulation d’acide lactique dans les muscles et le plasma sanguin, par des galops de plus en plus rapides, mais menés sur une courte distance. La création d’une dette d’oxygène modérée provoque un développement de l’épaisseur du muscle cardiaque et accroît la force de propulsion du sang dans l’organisme. La mise en muscle débute par des galops (canters) qui permettent le parcours d’environ 500 mètre à la minute, puis se poursuit par des galops de demi-train au cours desquels le cheval effectue un trajet de 700 à 800 mètres à la minute. L’entraînement se poursuit par l’utilisation de moyens techniques comme la piscine, le manège automatique et le tapis roulant.

La mise en souffle est la phase ultime du travail d’entraînement, elle prépare le poulain à ses premières courses. On demande des galops rapides (bouts vites), pour que le poulain atteigne sa vitesse maximale. L’entraîneur évite le surmenage en n’allongeant la distance que très progressivement. Ces galops rapides sont effectués, de préférence, sur une longue piste rectiligne, la marche en ligne droite imposant un travail plus intense, car le cheval ne peut pas prendre sa respiration, comme lors d’un changement de pied dans un virage.

■ La monte jockey

La monte en course est très différente de celle adoptée en équitation classique. Depuis le séjour en France, en 1902, du jockey américain Tom Sloan, les jockeys de galop montent en appui sur des étriers très raccourcis, le corps penché en avant, les poignets tenant les rênes à mi-encolure.

En résumé, la monte jockey consiste à ce que tout le poids du corps du cavalier soit reporté sur l’avant main du cheval de course.

Grâce à ce type de monte la prise du vent est très faible et les accélérations sont amorties par les jambes du jockey demi-fléchies.

■ Le déroulement

Le cheval est préparé pour la course dès le matin. Il reçoit une ration alimentaire plus légère et son abreuvement est contrôlé. La ferrure est renouvelée la veille, ou le matin même (le maréchal applique des fers très légers de 60 grammes environs). Le cheval est dirigé alors en van (si la piste est éloignée) ou en main vers l’hippodrome. Le harnachement est très réduit, il est constitué d’une selle de course légère placée sur un tapis de selle et d’une embouchure limitée à un filet.

Avant la course le jockey et la selle sont pesés ensemble et on ajoute, si nécessaire, des lests ou plombs afin de respecter le poids minimum d’engagement. Après la course, la pesée est refaite pour les six premiers, le non-respect du poids minimal étant sanctionné par un déclassement.

Le jockey conduit le cheval vers les boîtes de départ, en le détendant par un canter. Il pénètre dans la boîte qui lui a été affectée par tirage au sort. Le départ est donné dès que tous les chevaux sont dans les boîtes de départ. Le jockey conserve sa ligne sur une centaine de mètres, puis se rabat vers la corde sans gêner les autres concurrents. Il conduit ensuite la course selon les directives données par l’entraîneur et le propriétaire, afin de mener au mieux le cheval selon ses aptitudes physiques.

A la fin de la course, le jockey fournit un compte rendu, s’il y a eu un incident, l’entraîneur et lui peuvent déposer une réclamation auprès des commissaires, qui statuent immédiatement, ou après examen du film de la course. Les chevaux peuvent faire l’objet de prélèvement de salive, d’urine, et, depuis le 1 juillet 1981, de sang pour le contrôle antidopage.

■ La carrière des galopeurs

La carrière du Pur Sang en plat est très brève, environ deux ans. Les chevaux gagnants, sélectionnés sur la vitesse pure, rentrent très vite dans les haras. Les courses françaises ont ainsi largement contribué aux progrès de l’élevage du Pur Sang aux États Unis, au détriment de l’élevage national qui y a perdu ses meilleurs éléments.

Très dures les courses entraînent une assez forte élimination par des accidents ou blessures. Un faible contingent continue les courses de plat en participant à des épreuves avec handicap. Un autre, plus important, poursuit sa carrière à l’obstacle. Le reliquat fini bien souvent comme chevaux de selle dans les clubs hippiques ou dans les équipages de vénerie, après castration pour les étalons.

La sélection est impitoyable pour les entiers, seul un petit nombre ira aux haras. En revanche, la plupart des juments terminent leur carrière comme poulinières.

■ Les courses de trot

Les milieu du trot est très différent de celui des courses de plat et d’obstacles. La plupart des chevaux sont entraînés par des entraîneurs-drivers qui sont souvent leur éleveur ou leur propriétaire. De ce fait, le trotteur est très souvent le cheval d’un seul homme, et ce sont, bien souvent, des couples sportifs stables qui prennent le départ. Les trotteurs courent plus souvent que les galopeurs et leur carrière est beaucoup plus longue (au moins 10 ans).

La plupart des courses françaises sont réservées au Trotteur Français, néanmoins, il existe de grandes courses ouvertes aux meilleurs trotteurs mondiaux et il est ainsi facile de comparer le niveau du Trotteur Français à celui du Standardbred Américain ou des autres trotteurs européens.

■ L’entraînement du trotteur

L’entraînement du trotteur développe la musculation, le souffle, et habitue le cheval à se maintenir au trot à son allure maximale, sans défauts. En effet les défauts d’allures tels que le trot irrégulier, le passage à l’amble, la mise au galop (en Europe), constituent des fautes qui motivent la disqualification.

Le poulain est généralement acheté entre 18 mois et deux ans. On l’habitue tout d’abord à supporter l’harnachement et l’enrênement en le laissant par exemple en liberté dans un paddock, avec un surfaix et un licol, tête tirée en arrière par l’enrênement, position qui favorise le trot et pénalise le galop, en empêchant l’allongement de l’encolure.

Le débourrage proprement dit est souvent fait à l’attelage, le véhicule utilisé étant une dresseuse à deux places qui permet de régulariser les allures avec deux hommes, le driver et un aide. A cette phase du travail, le poulain fait de longues promenades aux petites allures (pas, petit trot). Durant toute sa deuxième année, il pratique des exercices destinés à développer sa musculation, il n’est par rare que les bons entraîneurs lui demandent alors de parcourir quotidiennement à petite vitesse des distances qui peuvent atteindre une dizaine de kilomètres.

La mise en muscle est basée sur l’alternance de longues promenades, si possible quotidiennes, et de heats, deux fois par semaine (après un long échauffement au pas et au petit trot). Durant ces heats, le jeune trotteur porte l’ensemble des protecteurs qu’il devra supporter ultérieurement en course.

La mise en souffle du trotteur est plus nuancée que celle du galopeur. La première méthode consiste à faire effectuer des trots prolongés à une allure un peu plus réduite que celle de la course, cela prépare le cheval à l’effort prolongé. La seconde méthode se rapproche des bouts vites au galop, ainsi, le cheval effectue plusieurs départs successifs, puis est remis au petit trot.

Les entraîneurs travaillent l’élève au chronomètre et lui demande, de ce fait des efforts parfaitement contrôlés en durée et en vitesse. Quand le poulain peut parcourir une distance définie en un temps donné en conservant une allure de course régulière et en ne perturbant pas la course de ses congénères, l’entraîneur peut le présenter à une épreuve de qualification. Cet examen préliminaire élimine de l’entraînement les chevaux aux performances manifestement insuffisantes, ceux qui ne peuvent pas adopter une allure régulière en course.

■ La course de trot attelé

Lors des courses de trot attelé qui sont organisées dans le monde entier, le trotteur tracte un véhicule léger (sulky). En France, le sulky comporte deux brancards, un chassis formé d’un arceau incurvé sur lequel sont fixés le siège et des roues, analogues à celles des bicyclettes, munies de flasques pour protéger les rayons, et de pneumatiques. Il n’y a pas de suspension, les roues étant placés sur des axes réunis au chassis par de doubles triangles. Les jambes du driver reposent sur une toile disposée à la base des brancards de la voiture et qui le protège partiellement des projections de terre soulevées par les battues du cheval. Le sulky est assujetti au cheval au niveau d’une sellette placée en surfaix au passage des sangles, la prise de force est complétée par une bricole.

Le départ des courses au trot est généralement donné selon deux procédés. Les trotteurs peuvent être placés derrière une voiture automobile (autostart) munie de deux bras repliables. Les concurrents sont rangés derrière les deux bras selon l’ordre fixé par le tirage au sort. La voiture démarre doucement, à environ 150 ou 200 mètres du point de départ de la course, puis accélère alors vivement et se range hors de la piste. Plus complexe, le second procédé est plus habituel en France. Les compétiteurs suivent les commandements donnés par un mégaphone. La piste est fermée par une barrière élastique. Les concurrents, placés dans l’ordre déterminé par le sort et les handicaps, s’éloignent dans un premier temps de la barrière, puis, virent en bon ordre à la demande du strarter et prennent alors de la vitesse, la barrière étant effacée si le strarter estime le départ régulier.

Dans la plupart des grands hippodromes, un groupe de commissaires (juges aux allures) suit la course depuis un véhicule qui se déplace en regard du peloton, sur une piste intérieur à celle des chevaux. Ils observent la régularité des allures et prononcent éventuellement la disqualification. Il n’y a pas de poids imposés à l’attelé, donc aucune pesée des drivers. Les prélèvements pour le contrôle antidopage sont fait au salivarium. S’il y a réclamation, celle-ci est traitée immédiatement par les commissaires. Sinon, le résultat de la course est affiché par le juge aux arrivées, au besoin après examen photographique.

■ La course de trot monté

Lors de ces courses, propres à la France, le trotteur est conduit par un jockey en selle. Les chevaux sont généralement d’un modèle étoffé, aux membres solides et bien charpentés. On les dirige assez tardivement vers le trot monté, alors qu’ils sont parfaitement débourrés à l’attelage. Habituellement, ils sont entraînés attelés et ne subissent que quelques entraînements montés pour s’assurer de leur docilité. Le jockey assis dans la selle, comme dans l’équitation classique, les étriers étant chaussés plutôt long.

Les courses sont lancés derrière un autostart ou derrière une barrière (départ aux élastiques), les chevaux étant arrêtés comme pour les courses de galop. Le jockey doit savoir soutenir son cheval, tout en le maintenant au trot.

Les courses de trot monté permettent la sélection de chevaux très solides. Les meilleurs spécialistes du trot attelé peuvent donner de bons résultats au trot monté, dès lors qu’ils sont d’un format suffisant.

■ Les courses d’obstacles

Ouvertes aux Pur Sang, aux chevaux autres que Pur Sang (AQPS) ou au deux catégories, les courses d’obstacles concernent des chevaux d’au moins trois ans. La carrière peut se poursuivre très longtemps et il n’est pas exceptionnel de voir des chevaux de plus de dix ans figurer très honorablement à l’arrivée.

■ L’entraînement du sauteur

Le programme d’entraînement des chevaux destinés à l’obstacle se fait selon un rythme plus progressif que celui des Pur Sang destinés au plat. En effet, l’entraîneur dispose d’un hiver supplémentaire pour les préparer. Néanmoins il ne diffère pas, dans son principe, de celui du plat, au début. Ensuite, on apprend au cheval à sauter de petits obstacles, puis de plus en plus gros.

L’effort demandé à un cheval d’obstacle est nettement plus faible que celui que requiert le galop en plat. La vitesse de progression entre les obstacles est moindre, les changements de rythme imposés par le franchissement des obstacles permettent aux chevaux de reprendre leur souffle. En revanche, les accidents de course sont plus nombreux qu’en plat et il n’est pas exceptionnel qu’ils entraînent la mort du cheval.

■ La monte en obstacle

Les jockeys d’obstacles ont adopté une monte assez semblable à celle du plat, tout en règlant les étriers plus longs, pour avoir une meilleure tenue durant le franchissement des différents obstacles.

■ Les courses d’obstacles

La course de haies, qui convient bien aux débutants, se déroule sur 2500 mètres au moins au printemps, puis 3000 mètres au moins à partir de mi-mai. Elle comporte au minimum sept haies, plus une haie pour chaque augmentation de distance de 300 mètres. Les haies, d’une hauteur maximale de 1.10 mètre, n’exigent pas un effort de saut considérable, en revanche le parcours est généralement rapide.

Le steeple chase est réalisé sur une distance supérieur à 3000 mètres et le parcours comporte au moins huit obstacles, dont quatre différents. Les qualités de sauteur priment sur les possibilités de vitesse.

Le steeple chase cross country comporte un parcours hors hippodrome jalonné de fanions, et une phase terminale en hippodrome, qui n’exéde pas 200 mètres. Il est organisé sur quelques hippodromes de province. Il existe des steeple chase cross country spéciaux, ouverts à certains chevaux de sport, notamment ceux qui ont été classés dans des épreuves de concours complet d’équitation.

■ La conduite de la course

Sur les grands hippodromes, le départ est donné dans des boîtes de départ, on peut aussi utiliser une barrière qui se replie (départ aux élastiques). Lors des courses longues ou cross country, le starter peut donner le départ simplement en abaissant son drapeau.

Le jockey sait modérer le train de son cheval pour lui faire passer les obstacles dans de bonnes conditions. Un excès de fatigue conduit le cheval à faire des fautes durant les sauts ou à dérober, donc à être mis hors course. Un bon jockey sait placer son cheval devant l’obstacle pour ne pas être gêné par un concurrent, il garde à sa monture assez de force et de souffle pour le sprint final.

Les contrôles concernant le poids de monte, les mesures de lutte antidopage, les conditions de réclamation sont les mêmes que pour le plat.

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