La voltige

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Cet exercice est tellement naturel à l’homme, qu’il l’exécute depuis la plus haute antiquité. De tout temps, pour exécuter ce saut, l’homme saisissait la crinière avec les mains et ainsi aidé s’élançait sur le dos du cheval. La manière n’a pas changé, l’homme qui monte à cheval de cette façon, fait, sans s’en douter, de la voltige, de la voltige sur place, c’est-à-dire la plus difficile, car il faut un effort bien plus grand pour sauter sur un cheval arrêté que sur un cheval au galop.

■ La voltige à travers l’histoire

Chez les Romains, les cavaliers militaires s’appliquaient à sauter à cheval très lestement au galop, avec casques et cuirasses. Pour obtenir ce résultat, ils s’exerçaient sur des chevaux de bois. Les mêmes Romains, dans le cirque, faisaient des courses debout sur deux chevaux sans selle, ils étaient donc déjà de fameux voltigeurs.

Bien avant les Romains, les cavaliers barbares s’entraînaient à l’exercice de la lance et du javelot en sautant par terre et en s’élançant encore au galop sur leurs chevaux nus.

L’ancienne poste américaine présentait cette particularité de changer de cheval tous les 10 ou 12 kilomètres et chaque fois qu’un cavalier passait d’un cheval sur l’autre il retirait sa selle du premier pour la mettre sur le second, sans pour ainsi dire arrêter son cheval, c’est-à-dire en voltige.

Le Cosaque remontait à califourchon sur sa selle très élevée et s’y maintenait debout assez solidement pour sabrer et se servir de son fusil, il se laissait aussi pendre la tête en bas, accroché par les jambes à sa selle, et ramassait, en passant au galop, des objets sur le sol.

■ La pratique

On distingue la voltige en ligne de la voltige en cercle (le cheval est alors en longe). Elle se pratique individuellement ou en équipe et est ouverte à tous. Il s’agit pour le ou les voltigeur(s) de réaliser à cheval, en général au galop, des figures diverses que cela soit à terre, à cheval, en étendard, debout... La voltige demande une grande souplesse et développe l’équilibre du cavalier.

■ Les bases de la voltige

La voltige de compétition est la seule discipline équestres dans laquelle le cheval est tenu en main par un longeur. Elle se pratique sur un cercle, le cheval étant installé dans un galop lent et régulier pour offrir le plus possible de stabilité aux voltigeurs.

On place sur son dos un surfaix de voltige muni de deux poignées sous lequel on dispose un tapis épais et rigide afin que la colonne vertébrale du cheval soit préservée des chocs dus aux mouvements des voltigeurs. Le cheval de voltige est enrêné avec des élastiques sur les côtés du surfaix pour éviter qu’il ne donne des coups de tête nuisant à la qualité du galop. Le cavalier porte une bombe et ne porte pas de bottes ou de bottines.

Les figures à réaliser sont nombreuses et variées, mais la première d’entre elles consiste à monter sur le cheval à l’arrêt ou au galop, et là, les choses se compliquent singulièrement puisqu’il n’y a pas d’étriers.

La voltige est enseignée par des éducateurs sportifs en équitation ayant de bonnes connaissances de la spécialité, ou par des professeurs d’éducation physique compétents en équitation et capables de diriger le cheval. Elle est ouverte à tous les titulaires de la carte de cavalier. Cette discipline fournit une excellente initiation au cheval pour les enfants.

■ La voltige traditionnel

Elle relève de la gymnastique et de l’acrobatie. Si elle est moins spectaculaire et moins rapide que la voltige en ligne des Cosaques, elle n’en est pas moins difficile et digne d’intérêt. Au petit galop, l’artiste se tient debout sur la croupe du cheval, pour exécuter toutes sorts de numéros de jonglerie, faisant appel aux balles classiques, aux cerceaux et aux torches enflammées, dont le cheval ne doit avoir aucune crainte.

A deux, à trois ou quatre chevaux, les cavaliers doivent faire preuve d’adresse et de grandes connaissances équestres pour monter au galop une poste hongroise ou un pyramide humaine. Les chevaux, quant à eux, doivent faire preuve d’une grande maturité, d’un excellent sens de la régularité de leur allure, d’une grande confiance en leur dresseur.

■ La voltige de compétition

Issue de différents courants, la voltige académique fait son entrée aux jeux olympiques d’Athènes, en 1896. Ayant subi depuis les chaos, les bouleversements et les aléas de l’histoire, elle trouve aujourd’hui un second souffle en France, où les voltigeurs sont d’abord des cavaliers.

La voltige est en réalité une suite d’épreuves de gymnastique exécutées sur un cheval au galop sur un cercle de 13 mètres de diamètre. Attaché à une longe, le cheval suit les indications données par un homme placé au centre du cercle, le longeur. Les voltigeurs effectuent, individuellement ou en équipe, six mouvements de base.

■ Les figures

Il existe un nombre important de figures libres codifiées basées sur des équilibres à un ou plusieurs voltigeurs debout, sur les bras tendus, avec des sorties variées, en particulier vers l’arrière. On peut pratiquer également des arabesques (le cavalier trouve son équilibre sur les épaules ou le dos d’un ou plusieurs porteurs). Ces figures libres rejoignent les démonstrations des artistes professionnelles du cirque et peuvent exiger de très grandes qualités athlétiques et esthétiques.

Les débutants les découvrent d’abord au cheval d’arçons, puis les exécutent sur le cheval immobile, sur l’animal au pas et, enfin au galop. Lors de la figure à cheval, le voltigeur saute en position assis. Il lâche les poignées dès qu’il a trouvé son équilibre et écarte les bras à l’horizontale. Il sort ensuite vers l’intérieur du cercle de marche du cheval.

Lors des concours individuels ou par équipe, les concurrents effectuent des figures imposées et des figures libres, qui sont notées par un jury. Les figures imposées sont au nombre de six.

■ La montée

La montée à cheval est une figure qui permet de se mettre en selle comme un acrobate. Tout d’abord, le voltigeur doit courir à côté de sa monture en s’agrippant au surfaix. Ensuite, il faut qu’il prenne son élan en faisant un saut d’appel. En se tenant à l’aide de ses mains sur les poignées du surfaix, le cavalier doit finalement basculer horizontalement son tronc vers l’avant pour qu’il s’appuie sur le cheval tout en levant le plus haut possible la jambe extérieure par rapport au cercle (celle qui est le plus proche de l’équidé à cette étape) pour la passer de l’autre côté du dos de l’équidé.

Pour réussir cette figure, il faut que le cavalier ait un minimum de force dans les bras. De plus, le voltigeur s’aide de l’impulsion ainsi que de la force du cheval pour bien effectuer la montée. Plus le corps et la jambe levée sont hauts dans l’air, plus la figure est réussie, mais le degré de perfection désirée n’a pas encore été atteint par quiconque.

■ L’étandard

La position de l’étendard est la deuxième figure imposée. Après une entrée en position assis, le voltigeur se place à genoux sur le dos du cheval, en arrière du surfaix. Le voltigeur lève alors le bras gauche vers l’avant et la jambe droite tendue vers l’arrière. Une fois acquise parfaitement, la position est maintenue durant quatre foulées.

Si le voltigeur décide de lever le bras droit, il doit lever la jambe gauche. Idéalement, la diagonale formée par les deux membres et le dos est une ligne courbe, dont les deux points les plus hauts à hauteur égale seraient le pied ainsi que la main. Pour les habitués, l’étendard dure quatre foulées de galop. Le voltigeur revient ensuite à la position assis et sort vers l’intérieur.

■ Le moulin

Cette figure consiste à faire une sorte de moulin ou de rotation sur le dos du cheval en mouvement. Pour effectuer la figure du moulin, le voltigeur pivote en quatre phases, synchronisées chacune sur quatre foulées du cheval. La position de départ est l’assis qui suit le saut à cheval.

Le cavalier fait donc un tour complet sur lui-même, tout en restant bien assis sur le dos de son cheval. Premièrement, le voltigeur doit passer sa jambe qui est à l’extérieur du cercle par-dessus l’encolure de l’équidé, de sorte que le voltigeur se retrouve assis en amazone avec ses deux jambes à l’intérieur du cercle. Deuxièmement, pour être face à la croupe du cheval, il doit passer son autre jambe par-dessus le dos de l’animal. Troisièmement, la jambe, qui a été bougée à la première étape, doit rejoindre celle qui est à l’extérieur. Pour finir, une fois que les deux membres inférieurs sont placés à l’extérieur du cercle, le voltigeur doit passer la jambe, qui est la plus proche de la tête du cheval, par-dessus son encolure.

En conclusion, si le cavalier est à main droite, la rotation s’effectue dans le sens horaire et, s’il se trouve en main gauche, elle s’effectue dans le sens antihoraire. Pour une réussite complète de cette figure, les mouvements des jambes doivent être continus et en rythme avec les foulées du cheval.

■ L’amazone

On effectue la figure de l’amazone, par un mouvement de balancement en appui sur les bras, avec des ciseaux de jambes au dessus de la croupe, le voltigeur passe de la position assis à celle d’assis vers l’intérieur, puis enchaîne une sortie vers l’extérieur par un second ciseaux de jambe au dessus de la croupe.

■ Le debout

Cette figure est aussi impressionnante que dangereuse. En effet, le risque de chute est beaucoup plus élevé puisque garder son équilibre dans une telle position est difficile. En effet, la prise sur le surfaix est complètement perdue à certains moments. De plus, le cavalier tombe de beaucoup plus haut, ce qui peut entraîner de graves blessures.

Afin de réaliser le debout, le voltigeur doit avoir un équilibre impeccable sur le dos de son équidé. Le cavalier, à partir de la position assis, se met d’abord à genoux, puis sur la pointe des pieds, tout en continuant à se tenir aux poignées du surfaix. Il se redresse ensuite, en débutant le mouvement par l’élévation prudente des épaules et se tient debout sur le dos du cheval, bras écartés. La sortie se fait vers l’intérieur en courant.

■ Les ciseaux

Pour effectuer la figure du ciseaux, le voltigeur, en partant de la position assis, réalise des ciseaux des deux jambes d’abord vers l’avant, puis vers l’arrière, en appui sur les poignées du surfaix. La sortie se fait vers l’intérieur.

Dans la première phase, le cavalier part de la position assise face au déplacement du cheval, le voltigeur prend de l’élan grâce à ses jambes et à l’impulsion du cheval. Il doit ensuite se trouver le plus proche possible de la verticale. Ensuite, ses jambes se croisent (la jambe extérieure sous la jambe intérieure). Le voltigeur retombe en douceur sur le dos du cheval, face arrière. Dans la deuxième phase, le départ se fait face à la queue, en prenant de l’élan avec un angle maximum entre les bras et le buste, les jambes se croisent (la jambe intérieure sous la jambe extérieure). Le voltigeur pivote et se trouve assis dans le sens du déplacement.

■ La sortie

Deux techniques de sortie sont possibles. Le saut à terre conclut les figures à cheval de l’étendard et du moulin. Le cavalier passe les deux jambes bien tendues, amortit en souplesse la réception au sol et dégage en courant vers l’extérieur dès que le cheval laisse le champ libre par la poursuite de sa progression.

Les autres figures se concluent par le saut d’éjection. A partir de la position assis, le cavalier prend appui sur les poignées du surfaix, puis projette ses jambes tendues vers l’arrière. La projection est faite avec force par les bras, légèrement vers l’intérieur, la réception se fait par flexion des jambes. Le voltigeur enchaîne sa sortie en courant vers l’extérieur, dès que son cheval s’est éloigné suffisamment pour dégager le chemin.

■ Le cheval

Tous les chevaux ne peuvent être utilisés pour la voltige. Il faut choisir un animal très calme, non chatouilleux, généreux, patient, facile à manier, au galop parfaitement régulier, conservant une impulsion énergique, supportant l’exercice prolongé à la longe et capable de porter quelques instants le poids de trois voltigeurs.

■ L’initiation

Avant d’initier un cheval à la voltige, il faut au préalable juger de sa capacité à être un bon cheval de voltige. La règle de base étant que les hongres sont préférables aux juments, qui réagissent toujours plus ou moins au contact. La race est indifférente. Les poneys peuvent être utilisés pour la voltige des enfants et des adolescents. les grands poneys, tel que l’Haflinger, conviennent pour la voltige des adultes.

Le cheval de voltige reçoit une éducation préparatoire qui favorise l’acquisition d’un galop régulier, bien rassemblé, durant le travail sur le cercle. Il s’habitue à recevoir les voltigeurs qui sont au début des pratiquants confirmés.

■ Le harnachement

Le cheval de voltige est équipé d’un surfaix à deux poignées assurant des prises solides au voltigeur.

L’embouchure est composée d’un bridon avec muserolle, assujetti au surfaix par deux rênes de maintient, créant un ramener permanent.

Les membres sont protégés par des bandes de travail.

■ La conduite du cheval

Les cheval est conduit à la longe par le maître de voltige, il est poussé par une chambrière dont la lanière peut atteindre les postérieurs.

Les chevaux, parfaitement dressés à la voix, sont exercés en cercle, en liberté, simplement contrôlés à la chambrière. Plusieurs montures peuvent alors galoper les unes derrière les autres pour le travail en groupe.

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