La randonnée

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Si un cheval est inquiet sa performance augmente ?

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« Vivre avec les chevaux c’est être connecté au présent. »
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Notice
Les démarches officiels doivent se faire auprès de l’IFCE , la FFE et les Haras Nationaux , elles seules sont habilitées à vous guider dans ce domaine.

Le site « Au cœur des chevaux » a été réalisé avec le plus grand soin. Si malgré la vigilance dont il a fait l’objet certaines informations étaient incomplètes ou erronées, nous vous serions reconnaissant de nous contacter.
A côté de l’équitation traditionnelle qui conduit à la compétition, on a assisté au développement d’une équitation de loisirs qui repose sur le tourisme équestre. Ses pratiquants cherchent, par de simples promenades à cheval, par des randonnées organisées, voire par de grands raids solitaires ou en équipe réduite, à retrouver une communion avec la nature en se rendant, grâce au cheval, dans des endroits difficilement accessibles autrement que par de longues marches à pied.

Les randonnées à cheval peuvent être organisée par les maîtres randonneurs, le groupe de touristes à cheval est alors généralement accompagné d’un guide qui a la responsabilité matérielle du voyage. Certains cavaliers entreprennent, seuls ou en groupe, de long parcours. Ils doivent alors préparer minutieusement leur périple.

■ La circulation

La circulation des chevaux n’est interdite que sur les autoroutes, les pistes cyclables et les voies ferrées. En France, il est, en outre, nécessaire de demander une autorisation écrite des services de la navigation pour emprunter les chemins de halage qui suivent les canaux.

Ailleurs, la circulation est permise dans les conditions définies par le code de la route, le cavalier étant considéré comme un conducteur d’animaux.

Le cavalier et son cheval progressent donc librement sur le côté droit des chaussées, à fortiori sur la bas côté des routes publiques, dans les allées et sentiers forestiers, dans les chemins vicinaux, dans la zone des plages découvertes par la marée, au moins en dehors des périodes estivales ou sous réserve des règlements municipaux concernant la police des baignades.

La plupart des automobilistes ralentissent dès qu’ils aperçoivent des cavaliers et font attention pour les croiser ou les dépasser. Mais ils finiront par ne plus avoir autant d’égards si les cavaliers qu’ils rencontrent semblent se considérer comme les maîtres de la chaussée et ne montrent pas un minimum de reconnaissance pour la courtoisie dont il font l’objet.

Même si la législation prévoit l’obligation du ralentissement d’un véhicule lors du croisement d’un cheval, il faut absolument, si un automobiliste prend la peine de ralentir, le remercier d’un sourire, d’une inclinaison de la tête ou d’un geste de la main. De même, si un conducteur n’ose pas doubler parce que le cavalier et le cheval lui bouche la vue, il faut lui faire signe de passer dès que la voie est libre et qu’il peut le faire sans danger.

■ Le cheval

Le cheval apte au tourisme équestre est d’un modèle opposé, presque point pour point, à celui de concours. Il est capable de supporter la charge du cavalier et son équipement, et de parcourir de longs trajets à une allure modérée. Frugal et endurant, il pourvoit, au moins en partie, à son alimentation, en pâturant durant les haltes et les bivouacs.

Il a un poitrail bien ouvert, un rein large et court, des fesses et des hanches bien musclées et non creuses, des membres charpentés et secs. La corne du sabot est dure et dense. La robe est souvent en corrélation avec la résistance à l’effort que demande la randonnée. Les chevaux à robe grise, noire, rouannée, isabelle, bai brun résistent beaucoup mieux aux efforts prolongés que les chevaux bai clair ou alezan. Par ailleurs, les chevaux gris sont moins sensibles aux insectes que les chevaux avec une robe alezan.

Sur le plan ethnique, il faut choisir un cheval de race rustique. L’Arabe, le Barbe, le Camargue et tous les grands poneys, notamment le Mérens, le Fjord, l’Islandais, tout comme le Criollo, sont beaucoup plus endurant que le Pur Sang ou les races lourdes.

Sur le plan psychologique, le cheval de longue randonnée est calme, mais attentif, éveillé, curieux, sans peur. Il a le pied sûr pour progresser dans tous les terrains. Les hongres sont d’un emploi plus facile que les juments et à fortiori que les étalons. Ils doivent avoir été élevés en plein air et sont parfaitement aptes à la randonnée qu’une fois leur squelette bien ossifié, c’est-à-dire après l’âge de cinq ans.

■ La ferrure

Elle est très résistante à l’usure sur un sol dur. Néanmoins, elle ne doit pas fatiguer le cheval durant les longues étapes, et il est nécessaire de limiter son poids. Le randonneur doit posséder quelques compétences élémentaires en maréchalerie.

A chaque étape, il surveille très attentivement pieds et ferrure, vérifie qu’il n’y a pas de corps étrangers piquant la sole et cure soigneusement les pieds pour éliminer tous les graviers qui peuvent se bloquer entre fer et sole, ou dans les lacunes de la fourchette.

Durant la randonnée, il fait très attention à l’entretien du rivetage du fer, afin d’éviter tout jeu entre le fer et le pied, ce qui provoquerait la perte du fer. Il sait rebrocher un fer, voire remplacer à froid, pour cela il emporte toujours dans son équipement non seulement un cure pied, mais un marteau de maréchal ou brochoir, une tenaille spéciale ou tricoise et quelques clous.

■ Le harnachement

Le harnachement de repos comprend un licol et une longe de près de trois mètres permettant l’attache du cheval à des arbres ou à des piquets. Il est utile de disposer aussi d’un jeux d’entraves, pour limiter la marche du cheval laissé à pâturer durant les périodes de bivouac.

La selle large présente une vaste surface portante pour répartir la charge sur le dos du cheval. On peut lui fixer des sacoches pour transporter le paquetage. Strictement indispensable, le tapis de selle, en fibres naturelles (mieux tolérées par la peau du cheval), est épais et absorbe la transpiration. Parfaitement propre, il ne doit pas être souillé par de la terre ou du sable, ce qui pourrait blesser ensuite le cheval.

La selle est retenue par une bricole ou un collier de chasse, ce qui évite qu’elle ne glisse vers l’arrière durant l’ascension de fortes rampes. Tous les cuirs sont très soigneusement huilés.

L’embouchure comporte un mors simple de filet, le hackamore est intéressant, car il n’empêche pas le cheval de brouter durant les moments de détente. Les rênes, très longues, permettent la conduite en main dans les passages difficiles.

Le randonneur peut aussi disposer de deux chevaux, l’un servant de monture, l’autre de cheval de bât, pour le transport de l’équipement et de la nourriture. Le bât est chargé de façon égale des deux côtés. Les caisses de transport sont bâchées.

Si les étapes sont longues, il est bon de dessangler légèrement la selle et le bât à chaque poste. La première tâche, au bivouac est de desseller et débâter en examinant très attentivement l’usure éventuelle du poil sur le dos, ou l’apparition de gonfles, c’est-à-dire de plaques d’œdème qui indiquent que la peau a été longtemps privée d’une circulation sanguine minimale, ces gonfles précèdent très souvent les cors qui peuvent entraîner l’indisponibilité prolongées du cheval.

■ Le cavalier

Les longues randonnées à cheval nécessitent des vêtements très différents de la tenus de concours hippique. Le confort prime sur l’esthétique. Les vêtements en fibres naturelles (coton par exemple) ou des matière nouvelle génération qui absorbe la transpiration tout en laissant respirer la peau, sont beaucoup mieux que ceux en fibres synthétiques standards. Le pantalon, qui peut être un jean déjà porté, lavé, à la toile souple, est complété par des sous vêtement de coton, et un pull chaud. Un poncho de type militaire, protège de la pluie et laisse les mouvements libres.

Les bottes d’équitation classiques, trop étroitement ajustées pour être supportés durant de très nombreuses heures, son remplacées par des bottes à talon plat, faciles à retirer, et avec lesquelles on peut marcher à pied sur de longs trajets, en conduisant son cheval à la main quand le terrain est difficile.

Il ne faut pas s’encombrer de matériel lourd et volumineux. Néanmoins, il est conseillé de disposer d’un minimum d’outils de maréchalerie, de nourriture et de quelques médicaments d’urgence, pour le cavalier comme pour le cheval, ainsi que d’un matériel de camping léger pour le bivouac.

Le randonneur emporte ses papiers d’identité, les certificats de propriété des chevaux ou leur photocopie, les certificats de vaccination. Il se munit des cartes ou des guides de randonnées, sur lesquels il repère soigneusement son itinéraire, même si il dispose d’un GPS, il est indispensable d’emmener des cartes au format papier qui serviront en cas de panne du dispositif GPS. Il est bon de transcrire des points de ravitaillement, des clubs hippiques, des maréchaux ferrants, des vétérinaires, avec leur numéro de téléphone.

■ La conduite du cheval

Avant de débuter une promenade, il faut vérifier très soigneusement l’état des ferrures du cheval. Il est très utile de s’arrêter quinze à vingt minutes après le départ pour que le cheval puisse uriner, on profite de cette halte pour ressangler ou vérifier le bât. La marche est entrecoupée de périodes de détente d’environ vingt minutes, toutes les deux heures.

Le cavalier doit absolument tenir compte de l’état de fatigue de son cheval et n’hésite pas à le laisser pâturer quelques minutes, dès lors qu’il le souhaite se nourrir, tout en ne laissant pas le cheval en abuser. Plusieurs fois dans la journée le cavalier fournit au cheval une petite ration de granulé. Il ne faut jamais perdre de vue que ce type de randonnées est un loisir, et non une compétition aux dépends du cheval.

Il faut être très prudent sur les routes lorsqu’il y a du vent ou qu’il pleut. Le vent rend toujours les chevaux un peu plus nerveux, parce qu’il les empêche de bien entendre et parce qu’il provoque un certain nombre de mouvements (arbres agités, feuilles ou papiers volants) qui les inquiètent. Quand il pleut, les pneus des voitures bruissent et projettent de l’eau en passant dans les flaques, ce qui peut, dans certains cas, effrayer les chevaux les plus calmes.

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