La chasse à cheval

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Depuis 600 ans, la chasse à cheval ou vénerie résiste aux grandes mutations de nos sociétés, aux guerres, aux révolutions et à l’usure du temps. Elle semble immuable tant ses racines s’ancrent dans les vérités profondes de la nature. La vénerie a toujours fasciné et réveillé les passions, aujourd’hui plus que jamais.

Le nombre d’équipages et de pratiquants prouve à quel point elle est vivante et contemporaine. Certains trouvent qu’elle est cruelle et réservée à une élite nostalgique de l’Ancien Régime, d’autres au contraire, voient dans la chasse à courre une occasion de défendre un mode de chasse naturel et écologique, une conception authentique de la nature et un patrimoine culturel considérable. La chasse à cheval repose sur un principe fondateur, celui de la loi naturelle qui régit la prédation sauvage et les rapports entre espèces au sein de la nature.

■ Le principe

Tradition française, restaurée au XIXème siècle, la vénerie est une technique de chasse où le gibier est couru. L’homme, monté ou non, le poursuit à l’aide de chiens. Elle renvoie donc à l’art du dressage, de l’équitation et de l’élevage. A l’art de la guerre aussi, qu’il s’agisse de la connaissance du terrain, de l’organisation des parcours ou de la conduite des attaquants.

Leur victoire n’est jamais certaine... Les règles, héritées du code chevaleresque, ménagent les chances de l’animal. Ainsi, la force, la ruse, le courage, la vitesse, l’endurance enfin, figurent des deux côtés. Le couvert des arbres devient théâtre de vie.

Cette pratique cynégétique, particulièrement écologique, consiste à chasser des animaux sauvages dans leur milieu. Leur défense, qui réside dans la fuite et les ruses, doit pouvoir s’exprimer naturellement. Il répond de ce fait à la logique de la vie et de la mort et par conséquent doit être pratiqué avec respect, loyauté et dignité.

La chasse à courre, c’est aussi chasser avec des chiens. Peu importe l’animal chassé, le territoire, le climat, le nombre de participant, au final il y a une meute qui chasse par atavisme et dressage, et des hommes qui assistent et encadrent un spectacle qui n’existe que pour et par les chiens. C’est pourquoi le veneur leur voue un amour infini et entretient avec eux des relations aussi fortes que subtiles.

■ Les animaux chassés

Les animaux de la chasse à cheval sont au nombre de six (cerf, chevreuil, sanglier, renard, lapin et lièvre) et forment une galerie à la fois riche et diverse mais ils ont tous un point commun... Ils sont totalement sauvages, jamais issus de l’élevage ou de lâchers et chassés exclusivement dans leur milieu naturel.

■ Le Cerf

Particulièrement sensible aux perturbations de tout genre, le cerf peut concentrer ses effectifs sur de petites unités qui lui assurent la protection ou le minimum de désagrément. Grand consommateur compte tenu de sa taille, il peut alors mettre à mal les productions agricoles et les jeunes peuplements forestiers. Le phénomène est évidemment exacerbé quand d’autres herbivores sauvages partagent le même habitat. Le cerf a donc globalement une mauvaise réputation. Parfois, c’est aussi l’insuffisance des connaissances sur la situation de l’espèce qui expliquent la politique conservatrice et la progression des effectifs.

Malgré une très forte progression des prélèvements nationaux qui ont été multipliés par quatre en moins de trente ans, la population française de cerf continue de s’étendre. C’est surtout dans la moitié du sud du pays et en montagne qu’il est le plus net. Alors que l’on dénombrait 385 unités de gestion départementales en 1995, on en compte aujourd’hui près de 440. Dans le même temps, les prélèvements cynégétiques annuels sont passés de 20 000 à 35 000 têtes. Finalement, près de la moitié de la superficie forestière française est aujourd’hui occupée et il est probable que l’effectif national avant naissance approche voire dépasse les 100 000 individus, ce qui correspond à une densité moyenne de 1.5 à 1.7 têtes par km2 de forêt occupée.

■ Le chevreuil

Le chevreuil est un animal rapide, rusé et dont l’odeur est légère. C’est pourquoi sa chasse plus que tout autre, nécessite des chiens rapides, ayant une finesse de nez exceptionnelle, de la voix, un grand amour de la chasse et des aptitudes héréditaires de sagesse les amenant à ne pas changer d’animal. Cette chasse est difficile, subtile et très tributaire des conditions atmosphériques. Il n’est pris que 800 animaux par saison, pour plus de 3500 laisser-courre (chasses), alors que 396 000 chevreuils sont prélevés à tir et que plusieurs dizaines de milliers sont écrasés sur les routes.

■ Le sanglier

Comme toute chasse à courre, celle du sanglier est un « art et une science » éprouvant l’adresse et l’intelligence du veneur mais qui nécessite plus que tout, force, vitesse et courage des chiens et des hommes exposés aux périlleuses attaques de la « bête noire ».

Il n’est pas d’attaques plus mouvementée, de parcours plus incertain, de ralliement plus impressionnant, d’issue plus dangereuse car il n’est jamais certain que le sanglier qui s’arrête soit forcé définitivement. Aucune chasse ne demande aux chiens et aux veneurs plus de résistance physique et morale pour vaincre la vitesse, la distance, les accidents de terrain : fourrés, ronciers, rivières dont la bête noire sait tirer profit avec une grande vivacité, chargeant vigoureusement ceux qui l’approchent.

■ Le renard

Associée à la chasse sous terre qui permet de déterrer l’animal lorsqu’il est rentré au trou, cette vènerie est certainement une méthode des plus écologiques pour limiter les populations de renards qui sont en explosion démographique depuis la vaccination antirabique. Les équipages prélèvent environ 400 renards par an.

La réputation légendaire de sa ruse n’est pas exagérée, bien au contraire. Il chasse par nécessité et par goût. Il connait tout de la nature, par instinct probablement et par observation, certainement. Sa mémoire semble prodigieuse et il garde son sang-froid dans les situations les plus périlleuses. Son regard mystérieux, insaisissable est à l’image de son comportement lorsqu’il est chasse, tout est envisageable. Il sait utiliser les routes fréquentées, à fortiori goudronnées, sachant que l’odeur de son passage y est très fugace.

■ Le lapin

Bien qu’en miniature, cette vénerie nécessite beaucoup d’expérience car plus petit est l’animal et plus fines et subtiles sont les ruses. Ses parcours restreints et sa menée relativement lente dont de lui le « top model des années 2000 » des animaux de vénerie pour qui veut tout voir et tout entendre sans être hallali avant l’animal.

La vénerie du lapin séduit les jeunes qui peuvent aisément découvrir les bases de la chasse à cheval et en faire une éventuelle plate-forme de lancement pour une carrière en plus grande vénerie. Pratiquée avec excellence, elle sait allier les subtilités de la chasse au chien courant ainsi que l’art et la tradition de la chasse à courre française avec un modeste budget, une petite meute de chiens de petite taille et de petits territoires.

■ Le lièvre

A ceux qui envisagent de chasser par la suite d’autres animaux, cette vénerie apparaît par sa délicatesse et sa nécessité de l’effort comme la meilleure des écoles. Les prélèvements des 130 équipages de lièvre sont de l’ordre de 650 animaux par saison sur 1 500 000 environ qui sont prélevés par la chasse ou écrasés sur les routes.

C’est l’un des plus petits animaux de vénerie par la taille mais c’est sans doute l’un des plus grands par la ruse. Ce petit mammifère aux allures timides et hésitantes devient un savant magicien quand il est poursuivi par une meute de chiens. Pour se gîter le matin, il ne se remet qu’après avoir effectué de nombreux sauts dont le dernier le fait atterrir dans son gîte d’où les meilleurs rapprocheurs auront quelques fois toutes les peines du monde à le faire bondir. Sitôt lancé, après une fuite qui paraît éperdue, il prendra soin de ne laisser derrière lui que le plus faible des sentiments en n’empruntant que des passages où son odeur sera la plus légère. Puis ayant conforté son avance sur ses poursuivants, il enchevêtrera ses voies tant et si bien que les meilleurs chiens y perdront souvent la raison.

■ Le cheval de chasse

Quelle que soit sa race, il est résistant aux intempéries, endurant à l’effort, rustique et respectueux, il est un véritable cheval d’extérieur et de loisirs. Polyvalent, le cheval de chasse est le cheval d’une famille toute entière. Compagnon de chasse pour l’un, il devient quand la chasse est fermée, le cheval de promenade ou de concours ou de randonnée. Courageux, docile et calme, le cheval de vénerie donne à la discipline son existence et sa noblesse.

Le bon cheval de chasse est naturellement équilibré, endurant, suffisamment porteur et ayant assez de sang pour tenir quatre ou cinq heures. Mais il doit surtout être très confortable, savoir marcher au pas et s’arrêter. Rien n’est plus fatiguant que le cheval nerveux ne sachant un instant se reposer. Il doit bien entendu être calme, confiant, bien dans sa tête et donc dressé. Dressé à n’avoir ni peur des chiens, ni des fouets, ni des motos, ni des voitures ni des bruits insolites. Il doit avoir du cœur et de la générosité.

■ Le Trotteur

Sans standard fixe, c’est un cheval qui néanmoins se caractérise par un modèle compact, avec une arrière main très développée, un sternum proéminent et une tête rectiligne, voire légèrement busquée.

L’apport récent et massif du Trotteur Américain a eu pour conséquence d’améliorer la tête et de baisser la taille. Les chevaux de 1,70 mètre deviennent rares et le standard est actuellement autour de 1,0 mètre.

Ses atouts à la chasse sont :
  • La qualité de ses tissus en fait un cheval résistant et récupérant vite.
  • Les élevages et centres d’entraînement sont partout, il est facile d’en trouver à proximité de chez soi.
  • Son débourrage précoce (il doit être qualifié à 2 ans) entraîne une soumission qui facilite sa conversion à la chasse.
  • Son modèle économique est financé par les courses. Son prix ne reflète absolument pas ce qu’il a réellement coûté. Il a un excellent rapport qualité et prix.
Ses limites à la chasse sont :
  • Le modèle est souvent « ordinaire ».
  • La bouche peut être dure.
  • Un autre travail de dressage doit être pris notamment pour les incurvations sans quoi il y a risque de glissade dans les tournants.

■ Le Selle français

Sélectionné pour les sports équestres, il est issu de la fusion de toutes les races dites « demi-sang ». C’est un cheval polyvalent qui permet la pratique de nombreuses disciplines, en compétition comme en loisir. Plus récemment, et sous l’influence des performances hollandaises (KWPN), les éleveurs français ont retrempé leurs jumenteries avec des apports de Pur Sang, cela à permis d’apporter une locomotion plus aérienne, une tête beaucoup plus fine, un mental plus performant, et un très beau modèle à la sortie.

Ses atouts à la chasse sont :
  • L’équilibre qui est un vrai luxe à la chasse. La qualité des incurvations dans les tournants donne une sensation de sécurité pour le cavalier.
  • Le plaisir de monter un beau et bon cheval.
  • Le Selle Français démarrant sa carrière beaucoup plus tard que le cheval de course, sa longévité est lus importante. Il est au maximum de ses moyens entre 7 et 15 ans.
Ses limite à la chasse sont :
  • Sont prix, car il est vendu comme un cheval de sport et non comme une réforme de course donc il est nécessairement plus cher.
  • Son éducation à la chasse est souvent sportive. Il faut de vraies compétences en tant que cavalier.
  • La conjugaison de la « masse » (Selle Français) et du « sang » (Pur Sang) fragilise ses applombs.
  • En terrain difficile, le trot est plus sûre et évite les risques de glissade, ayant toujours deux pieds sur le sol.

■ Le Pur Sang

Il est le cheval de prédilection pour la retrempe. Le Pur Sang comme le Fox-Hound sont des races fixées qui transmettent bien lerus qualités. Cheval de course par définition, il est aussi destiné aux sports hippiques comme le saut d’obstacles, le concours complet, le dressage, le polo et la chasse à courre.

Le Pur Sang est réputé pour son agilité et sa vélocité. Considéré comme audacieux et intelligent, il se révèle très délicat dans tous les sens du terme. Les cavaliers confirmés sont les seuls capables de canaliser leur influx nerveux et leur forte personnalité. C’est également un animal fragile qui se blesse facilement et demande beaucoup de soins.

Ses atouts à la chasse sont :
  • Il associe les qualités du Selle Français (équilibre et élégance) au coût d’acquisition du trotteur (des prix de réformes).
  • Le plaisir de monter un beau et bon cheval.
  • S’il chauffe parfois, il redescend vite en pression.
  • Son agilité dans les terrains accidentés.
Ses limites à la chasse sont :
  • Le Pur Sang est plus fragile que le trotteur.
  • Très équilibré au galop, il manque de train au trot.
  • A ne pas mettre entre toutes les mains.
  • Il nécessite une organisation d’écurie plus structurée, tant dans le travail que dans les soins.

■ L’Anglo-Arabe

Lorsque l’on a eu un Anglo Arabe à la chasse on en garde un souvenir toute sa vie. C’est une race morphologiquement peu homogène, l’importance de sang Arabe influant grandement sur le modèle. Il se caractérise par ses allures, sa légèreté, son adresse, son curage et sa forte personnalité. Il est considéré comme un bon cheval de selle, polyvalent et très athlétique. Bien que son modèle puisse varier, il reste toujours très harmonieux.

Distingué et souple, l’Anglo Arabe possède une locomotion brillante et un bon équilibre. Il est, à l’origine, un peu plus grand que l’Arabe mais sa taille à tendance à augmenter et les sujets de 1,66 mètre au garrot ne sont pas rare.

Ses atouts à la chasse sont :
  • Son endurance en fait souvent un cheval exceptionnel à la chasse.
  • A l’endurance, il associe le train, c’est le cheval de prédilection pour les « perçants ».
  • Son agilité est encore plus développée que chez le Pur Sang.
  • La fluidité de ses allures et son allant.
  • Le plaisir de piloter une « Formule 1 ».
Ses limites à la chasse sont :
  • Il est difficile à trouver.
  • A ne pas mettre entre toutes les mains.
  • Il est parfois caractériel, en effet, s’il commence à chauffer, il a du mal à redescendre en pression.
  • Nécessite un entraînement régulier et programmé.

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