L’équitation Camargue

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L’équitation Camargue est la digne héritière d’une tradition séculaire spécifique aux cavaliers du delta du Rhône et de son environnement culturel. Les racines paysannes ont été ancrées faisant de cette équitation une des plus anciennes à ce jour (la confrérie des gardians a fêté ses 500 ans en 2012), donnant lieu a de nombreuses traditions autour du cheval Camargue et des taureaux en général.

Cette équitation se pratique sur des chevaux Camargue ou de type Camargue, avec une technique de monte et un harnachement spécifique. Il s’agit d’une équitation française de travail traditionnellement destinée à l’élevage extensif des taureaux sauvages de race originaire de la Camargue.

■ La compétition

L’équitation Camargue de compétition est née de la volonté de certains éleveurs, désireux de créer un outil de promotion et de valorisation, taillé sur mesure pour le cheval Camargue. En 1995, l’équitation camargue est officiellement reconnue par la Fédération française d’équitation , ce qui lui permet en 1998 d’avoir un championnat de France officiel ainsi qu’un règlement élaboré par la Commission d’Equitation Camargue de la FFE validé par la Direction et les Haras nationaux .

Les qualités du cheval Camargue dans la compétition sont :
  • La franchise, la maniabilité, le perçant et l’endurance.
  • Le calme, le sens du bétail et l’anticipation.
  • La rapidité et la rectitude.
  • La soumission, l’équilibre, la souplesse, l’harmonie et la réactivité.
Les qualités du cavalier dans la compétition sont :
  • La stabilité, la solidité et l’assurance.
  • La connaissance du bétail, l’expérience et la finesse.
  • L’habileté au maniement du trident ou fer.
  • La souplesse, la fixité, l’aisance.
  • L’indépendance et l’opportunité des aides.

■ Les épreuves

Dans toutes les épreuves, la conduite du cheval se fait à une seule main. L’emploi des rênes du caveçon est autorisé uniquement en épreuves préparatoires, quel que soit le test, dans ce cas, la conduite du cheval peut se faire à deux mains.

Les compétitions d’équitation Camargue sont réparties en huit disciplines.
  • La courséjado : se pratique à deux et consiste à barruler (tomber) un annouble (taurillon de 1 an) dans un endroit bien précis.
  • Le jeu de la liberté : est une discipline qui se pratique à deux ou trois et qui consiste à faire passer un cheval en liberté dans un maximum d’obstacles qui sont bien souvent des couloirs ou des petites slaloms.
  • La maniabilité : le cavalier enchaîne un certain nombre d’obstacles et qui permet d’évaluer l’agilité du cheval et sa rapidité à l’exercice ainsi que son sang froid.
  • Le parcours de pays : très ressemblant au cross, le parcours de pays est constitué de petits obstacles que le gardian peut être amené à rencontrer dans la nature comme une gaze, un tronc, un fossé...
  • La reprise de travail : c’est une reprise de dressage adaptée au travail dans le bétail où on retrouve les figures nécessaires au tri comme le reculé, les demi-pirouettes ou encore les arrêts à partir du galop.
  • Le slalom parallèle : le principe est d’être plus rapide que le cavalier qui se trouve à côté en enchaînant le plus rapidement possible un slalom côte à côte.
  • Le tri chronométré : se pratique généralement à quatre, où le but est de sortir le plus de bêtes possible (maximum trois) dans un temps imparti.
  • Le tri technique : se pratique également à quatre, un cavalier qui va trier la bête le plus techniquement possible et ses trois aides qui vont l’aider à garder le troupeau ou pousser la bête triée.

■ Un exemple de reprise d’équitation Camargue

FigureMouvementIdées directrices
1Entrée au galop par un doubler dans la longueur, arrêt, salut, rompre au pas.Rectitude de l’entrée, immobilité, respect de la mise sur la main.
2Cercle de 10 mètres à gauche. Incurvation, précision du tracé, cadence au pas, mise sur la main.
3Cercle de 10 mètres à droite.Incurvation, précision du tracé, cadence au pas, mise sur la main.
4Arrêt, reculer (10 pas minimum).Correction de l’arrêt, immobilité, rectitude du reculer, cadence, mise sur la main.
5Déplacement latéral sans avancer vers la droite.Respect de la mise sur la main, contrôle des épaules et des hanches, régularité du déplacement.
6Déplacement latéral sans avancer vers la gauche.Respect de la mise sur la main, contrôle des épaules et des hanches, régularité du déplacement.
7Demi pirouette à droite.Respect de la mise sur la main, contrôle des hanches et de l’impulsion.
8Demi pirouette à gauche.Respect de la mise sur la main, contrôle des hanches et de l’impulsion.
9Départ au galop à gauche sur la ligne du milieu.Mise sur la main, franchise du départ, calme et équilibre.
10Réaliser trois cercles successifs au galop à gauche, le premier de 20 mètres au galop allongé, le deuxième de 15 mètres au galop moyen, le troisième au galop de travail.Mise sur la main, transitions marquées, amplitude du galop et équilibre.
11Demi tour sur les hanches au galop à gauche et changer de pied.Aisance du cheval et du cavalier, contrôle des hanches, qualité du changement de pied en l’air ou de ferme à ferme.
12Réaliser trois cercles successifs au galop à droite, le premier de 20 mètres au galop allongé, le deuxième de 15 mètre au galop moyen, le troisième.Mise sur la main, transitions marquées,
amplitude du galop et équilibre de 10 mètres au galop de travail.
13Demi tour sur les hanches au galop à droite et changer de pied.Aisance du cheval et du cavalier, contrôle des hanches, qualité du changement de pied en l’air ou de ferme à ferme.
14A partir du galop, arrêt, reculer de dix pas minimum.Rectitude, mise sur la main, immobilité de l’arrêt, rectitude du reculer.
15Départ au galop à droite.Mise sur la main, franchise du départ, calme et équilibre.
16Serpentine de 3 boucles avec changement de pied en l’air ou de ferme à ferme en croisant la ligne du milieu.Précision du tracé et des transitions, mise sur la main, aisance du cheval.
17Doubler dans la longueur au galop, arrêt, immobilité, salut.Rectitude, mise sur la main, immobilité de l’arrêt.

■ Le harnachement

Le harnachement est différent selon qu’il s’agisse d’une épreuve Club et Amateur Spéciale ou d’une épreuve Amateur et Club Grand Prix.

L’harnachement pour les épreuves Club et Amateur Spéciale :
  • Tout équidé doit être monté avec une selle, avec ou sans étriers.
  • La selle d’amazone est autorisée.
  • La croupière et le collier de chasse sont autorisés.
  • La martingale à anneaux et la martingale fixe sont autorisées.
L’harnachement pour les épreuves Amateur et Club Grand Prix :
  • La selle
    • La selle gardiane est une selle à emboîtement comportant un pommeau et un troussequin d’une hauteur ne dépassant pas 15 centimètres.
    • Le troussequin est prolongé par les cale-cuisses.
    • Les bandes d’arçons ou platines supportent les étrivières.
    • Les quartiers sont de forme plutôt rectangulaire et assez grands.
    • La selle est retenue en arrière à la queue du cheval par une croupière réglable en une ou plusieurs pièces, elle repose sur un coussinet. Ces deux pièces sont fixées à l’arrière de la selle sur l’arçon de troussequin.
    • Les étrivières sont en cuir et passent sous les quartiers. Elles se fixent à l’avant de la selle sur les platines. Elles se règlent à l’aide d’une boucle à ardillon.
    • Les étriers sont fermés sur le devant par des montants métalliques formant une cage. Ils sont suspendus à l’étrivière au moyen du passage appelé l’œil de l’étrier ou par un système à touret ou tourniquet.
  • La bride
    • Elle est en cuir généralement de couleur fauve.
    • Elle se compose de la têtière, du frontal, des montants, de la sous-gorge et éventuellement de la muserolle, ces différentes pièces sont retenues entre elles par des boucles.
  • La martingale
    • Elle est souvent de même qualité de cuir que la bride dans une épaisseur supérieure.
    • Elle se compose d’un anneau central, en cuivre, d’un diamètre inférieur à 45 millimètres d’où partent quatre branches.
    • La branche supérieure, réglable, est reliée à la muserolle ou au caveçon, la branche inférieure, réglable, est reliée à la sangle, les deux branches restantes embrassent l’encolure du cheval.
  • Le caveçon
    • Il est maintenu en place par des montants en cuir réglables par bouclage.
    • Il est de forme particulière, formé par des maillons métalliques articulés comportant des pointes. Il peut être recouvert de cuir.
    • Il porte trois anneaux répartis de façon régulière et fixés par des tourets.
    • L’emploi des rênes de caveçon est autorisé uniquement dans les épreuves Préparatoire quel que soit le test et dans les épreuves de Tri.
  • Le mors de bride de type Camargue
    • Il a la caractéristique d’avoir le bas de la branche courbé vers l’arrière.
    • Il existe des mors droits avec passage de langue et des mors brisés.
    • La grosseur du canon est variable suivant la qualité de la bouche du cheval.
    • A la partie inférieure des branches est fixé un anneau d’environ 35 millimètres de diamètre, soit relié directement sur le bas de branche, soit par l’intermédiaire d’un touret.
    • Le haut du mors de bride ou banquet comporte une ouverture appelée œil du banquet qui permet de le fixer aux montants de mors.
    • La hauteur du banquet depuis l’axe du canon n’excède pas 75 millimètres. Une gourmette est fixée à partir de l’œil du banquet droit et un crochet à gourmette à l’œil du banquet gauche permet d’accrocher celle-ci et d’en régler le serrage.
    • La longueur des branches, avec touret et anneau compris doit être inférieure à 150 millimètres depuis l’axe du canon.
    • Les parties du mors dans la bouche du cheval peuvent être de matières de nature différente.
  • Les rênes du mors de bride
    • Les rênes de bride doivent être tenues d’une seule main.
    • Elles sont en cuir et comportent un bouclage qui permet de les relier aux anneaux du mors.
    • Elles sont cousues ensemble à l’autre extrémité et comportent souvent un bout simple dans le prolongement appelé fouet.
    • Un coulant en cuir permet d’ajuster la longueur de rênes désirée.
    • Les rênes de caveçon sont réalisées, soit en crin de cheval, seden, soit en corde.
    • Elles sont terminées par un mousqueton ou par un embout en cuir avec bouclage pour être fixées sur les deux anneaux latéraux du caveçon.
    • Elles ne sont pas reliées entre elles et comportent chacune, à son extrémité, un nœud particulier.
  • Le tapis de selle
    • Le tapis de selle ou couvertoun est en feutre ou en drap à damiers marron et blanc ou uni.
    • II est bordé de cuir ou de simili marron sur tout le tour.
    • II comporte un renforcement en cuir au passage des sangles.

■ La cavalier

Les cavaliers doivent être titulaires d’une licence fédérale de compétition en cours de validité. Pour tous les tests les équipiers mineurs ainsi que les cavaliers mineurs doivent être titulaires au minimum de l’examen du galop n°4. Pour les cavaliers majeurs, aucun galop n’est exigé.

La tenue du cavalier pour les épreuves Club et pour les épreuves spéciales consiste en :
  • Le port d’une protection céphalique homologuée est obligatoire pour tous concurrents dans les épreuves Club et pour les concurrents mineurs qu’elle que soit la division.
  • Tenue d’équitation libre, sous la responsabilité du club adhérent au nom duquel le cavalier est engagé, elle doit être adaptée, propre et correcte, elle peut être aux couleurs du club.
Le Président du jury est compétent pour sanctionner toute tenue négligée ou dangereuse et ce règlement sur la tenue s’applique également au paddock.

Pour les épreuves Amateur et club grand prix une tenue correcte d’équitation Camargue sera exigée en toute circonstance. La tenue du cavalier pour les épreuves Amateur et club grand prix pour le compétition et pour la remise des prix doit obligatoirement être constituée :
  • D’un pantalon en tissu et coupe traditionnels, serré aux genoux et plus évasé vers le bas. Il est soutaché d’un liseré noir tout le long de la couture extérieure des jambes. Les poches de devant dites à gousset.
  • De bottines à élastiques ou bottes dites de gardian en cuir lisse ou retourné marron.
  • D’une chemise en coton, flanelle, soie, unie ou à motifs : pois, fleurettes, carreaux et de toutes couleurs vives. Les couleurs fluorescentes sont interdites. Les manches sont longues.
  • D’un chapeau, d’une casquette ou d’un béret, les casquettes américaines étant exclues.

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