L’attelage

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Les démarches officiels doivent se faire auprès de l’IFCE , la FFE et les Haras Nationaux , elles seules sont habilitées à vous guider dans ce domaine.

Le site « Au cœur des chevaux » a été réalisé avec le plus grand soin. Si malgré la vigilance dont il a fait l’objet certaines informations étaient incomplètes ou erronées, nous vous serions reconnaissant de nous contacter.
Les traits, ces chevaux au sang froid et au cœur tendre, reviennent à la mode. Pourtant entre les deux guerres mondiales, et surtout dès les années 1950, la mécanisation, la motorisation et les technologies modernes leur ont préféré l’automobile, le chemin de fer puis le tracteur. Relégués à l’inactivité quasi totale, les robustes sportifs d’antan terminaient fréquemment leur vie sur l’étal du boucher. Pendant vingt ans, ils sont demeurés assez lucratifs pour les exploitants agricoles car le marché de la viande chevaline était prospère. Mais peu à peu les mentalités changent et les campagnes contre l’hippophagie portent leurs fruits. La consommation de viande chevaline a diminué considérablement, baissant de moitié en l’espace de vingt ans.

Les professionnelles de l’élevage ont alors abandonné ces bons gros chevaux qui ne leur permettaient plus de subsister. Les cheptels se sont amenuisés, signant le déclin des races de trait. Heureusement, les Haras Nationaux , soutenus par les syndicats, ont tiré la sonnette d’alarme. Une mobilisation générale s’est ensuite accompagnée généralement d’aides financières provenant de la communauté européennes, du gouvernement (des conseils régionaux, des Haras...) sous forme de primes allouées, de récompenses lors de réussite à des concours officiels, des subventions à des opérations ponctuelles telles que les Routes.

■ La voiture hippomobile

La technologie des véhicules d’attelage s’est un peu figée à la fin du XIXème siècle et les véhicules conservent les aspects et les modes de fabrication de cette époque, bien entendu, certaines matières ont remplacé le cuir ou le bois de fabrications d’origine.

Si la manière d’atteler et le concept de base des voitures n’ont quasiment pas changé, les matériaux et les agencements ont beaucoup évolué. Les freins mécaniques ou à manivelle sont devenues à disques, les roues en bois sont devenues métalliques, les moyeux ont été raccourcis, les alliages étant plus légers et plus résistants.

■ Le choix du véhicule

Il existe des voitures adaptées à chacun des choix de disciplines, comme la balade, la randonnée, l’entrainement ou compétition, mais il faut toutefois bien choisir le modèle.

Après avoir correctement défini l’utilisation futur du véhicule on peut connaître le type de voiture correspondant à ses objectifs, en n’omettant pas de prendre en compte les rapports incompressibles entre la capacité de traction des chevaux et le poids de la voiture hippomobile. En définitif, c’est le poids du cheval (ou des chevaux) qui détermine celui de la voiture à atteler.

Pour un meneur amateur, désireux de pratiquer l’attelage de loisir, il est préférable d’acquérir une voiture polyvalente, ainsi selon son évolution et ses envies, on pourra, tout à la fois, faire de la randonnée sur des chemins et participer à des Trec (Techniques de Randonnée Equestre de Compétition) attelés et à des concours d’entraînement.

Il existe des suspensions classiques à lames, des barres de torsion ou des suspensions pneumatiques. En terme de sécurité on doit privilégier un véhicule munie de freins installés sur les essieux avant et arrière, les freins à disques remplaçant désormais les traditionnels freins à tambour, cette combinaison, aidera votre cheval à retenir le poids de la voiture.

Si l’on ne souhaite pas faire de la compétition, pour plus de confort, les roues peuvent être gonflables. Pas contre, si on souhaite s’engager dans des concours officiels, le choix se portera sur des roues à bandage pour assurer à l’attelage une meilleure stabilité et une plus grande précision dans les trajectoires à négocier.

Un véhicule « deux roues » sera plus léger, roulant, compacte, facile à manipuler et à transporter mais aussi beaucoup moins chère, toutefois il manquera de stabilité par rapport à la « quatre roues », avec un problème d’équilibrage de la voiture et des passagers par rapport au cheval. La montée et la descente de la voiture ne seront pas très pratiques pour le meneur et les places à bords seront restreintes. Un véhicule « quatre roues » sera beaucoup plus robuste et stable, avec une plus grande liberté d’action pour le cheval et un nombre de passagers plus important. Dans les modèles de compétition, on a le choix entre la voiture de marathon ou celle de présentation. Toutefois, la « quatre roues » sera plus lourde qu’une « deux roues », donc plus tirante pour le cheval.

Quelque soit la pratique choisie, il est fortement conseillé d’acheter son véhicule chez un vrai professionnel qualifié qui saura vous orienter vers le modèle qui convient le mieux.

■ Le véhicule de compétition

Les caractéristiques du véhicule en compétition officielle dépendent de la discipline que l’on pratique, en effet, elle ne sont pas les mêmes suivant que l’on choisi de faire des épreuves de club, amateurs, ou préparatoires...

Généralement, la voie initiale des véhicules (largeur) doit être au minimum de 125 centimètres, la voie au sol correspondant à la dimension mesurée par terre entre les jantes extérieures des roues arrière. Toutefois, en épreuve solo de maniabilité combinée, les voitures ayant une voie au sol de 138 centimètres ou plus sont tolérées.

Il est donc indispensable de définir les caractéristiques de son véhicule en appliquant les règles définis par la Fédération française d’Équitation que l’on peut consulter sur le site officiel .

■ Le harnais

Le harnais varie selon le type d’attelage mis en oeuvre et selon la répartition des chevaux qui peuvent être placés de front ou en ligne. Traditionnellement, on divise les harnais en moyens de conduire, moyens de traction et moyen de freinage.

■ Les moyens de conduire

Ils sont formés d’une bride analogue à celle utilisée pour le cheval monté, de mors, de guides qui remplacent les rênes. La bride peut supporter des œillères qui empêchent le cheval de voir sur les côtés ou d’être blessés à l’œil par un coup de fouet. Les mors, munis de gourmette, sont généralement de type anglais.

Les guides sont de longues lanières de cuir, réglables par un système de boucles et de percements. Elles sont attachées au plus bas sur les branches des mors, ce qui donne plus de force aux actions de direction de l’attelage.

■ Les moyens de traction

Ils assurent le transfert de la force musculaire développée par le ou les chevaux, vers la voiture. La prise de force se fait soit par un collier, soit par une bricole.

Dans l’attelage à quatre (ou plus) il existe quelques différences entre le harnais des limoniers, c’est à dire les chevaux placés dans les brancards au niveau du timon, et ceux des chevaux de volée (en tête de l’attelage). Dans le premier cas, la sellette supporte le brancard, dans le second cas, un trait unit le collier ou la bricole au palonnier qui relaie les forces vers le timon, ce dernier les transmettant à l’avant train de la voiture.

■ Les moyens de freinage

Ils sont d’une part, la mécanique de la voiture et, d’autre part, le reculement ou avaloire du harnais, qui permet au cheval de contribuer à la décélération et à la retenue dans les descentes.

■ Les chevaux

En principe, tous les chevaux aptes à la selle peuvent être attelés. Néanmoins, certaines races expriment des qualités et des aptitudes particulières.

■ Les chevaux de petite taille

En compétition, la réglementation précise que tous les sujets ayant une taille inférieure à 1.48 mètre (1.49 mètre s’ils sont ferrés) au garrot doivent être considérés comme des poneys et cela dépend indépendamment de leur race administrative.

Pour la compétition comme pour le loisir, les poneys sont généralement bien adaptés à l’attelage, les plus petits (Falabella, Shetland...) peuvent être utilisés dans l’attelage d’agrément et de promenade. Les plus grands, tout particulièrement les Haflingers, conviennent bien aux attelages sportifs.

■ Les chevaux de taille noyenne ou grande

Comme bons chevaux d’attelage ont peu citer par exemple les Selles Français et les Trakhener, parmi ces chevaux d’aptitude, on peut citer le Trotteur français qui possède d’excellente aptitudes à l’attelage sportif.

Parmi les chevaux de trait le Boulonnais, le Percheron, le Postier Breton se révèlent endurants et rapides.

■ Le dressage à l’attelage

Il faut habituer progressivement le cheval à supporter les harnais de trait, puis à exercer son effort de traction dans une allure régulière et soutenue, à travailler à deux, puis à quatre.

■ L’apprentissage

On peut dresser à l’attelage un cheval non débourré ou un cheval déjà dressé pour la selle. Très progressivement, le travail, formé de courtes séances, est basé sur la mise en confiance du cheval. Initialement comme pour le trotteur de course, on peut débuter à la dresseuse, voiture à deux roues très légère mais solide, comportant deux places, l’une pour le meneur, l’autre pour un éventuel aide.

On habitue le cheval à recevoir successivement le collier ou la bricole, et si le cheval n’est pas encore dressé à la monte, à la sellette ou, au début, à un simple surfaix, puis la bride.

En deuxième lieu, les brancards sont mis en place, le cheval étant conduit en main au niveau de la tête. Ensuite, le cocher monte dans la voiture, tandis qu’un aide à pied reste à intervenir. L’aide s’éloigne au fur et à mesure que le cheval obéit au cocher, en particulier à l’action des brides.

■ Le perfectionnement

Afin de perfectionner le dressage, on peut recourir à un travail de conduite aux longues rênes. Dans un enclos calme et isolé, le dresseur habitue progressivement le cheval à exécuter des figures de plus en plus complexes, à l’allure du pas ou du petit trot.

Pour lui apprendre à travailler par paire, on associe le cheval, correctement dressé pour un attelage solo, avec un cheval « maître d’école », déjà dressé à l’attelage par paire. On peut passer à l’attelage à quatre dès que l’on dispose de deux paires de chevaux parfaitement dressés et habitués à travailler ensemble.

■ Les soins particuliers

Pour un attelage il y a deux paramètres qui sont importants, le premier, obligatoire, est le ferrage qui doit être adapté aux longues marches sur les routes goudronnées, et le deuxième, plus facultatif, est le toilettage homogène pour un attelage par paire ou plus.

■ Le ferrage

Amortissante si on circule sur des routes pavées ou goudronnées, la ferrure d’attelage est un peu plus lourde que celle du cheval de selle. Elle est antidérapante, avec une option de ferrure munie de crampons à glace, adaptée au sol verglacé ou gelé.

Avant chaque sortie, le meneur doit vérifier très soigneusement la ferrure du ou des chevaux, car les efforts de traction accroissent les risques d’arrachement des fers mal brochés.

■ Le toilletage

Facultatif pour l’attelage de loisir, le toilettage à une très grande importance pour la présentation des attelages en compétition. Les chevaux d’un même attelage sont toilettés de façon identique, ce qui donne un aspect visuel homogène.

Quelque soit la discipline on doit obligatoirement préparer très soigneusement la queue, afin qu’elle ne se prenne pas dans les traits de l’attelage. Dans certains pays on pratique l’écourtement chirurgicale de la queue, mais elle est, de nos jours, interdite dans de nombreux pays dont la France.

■ Le meneur et la conduite

Le meneur conduit l’attelage, il peut être aidé à certaines phases lors d’une compétition par des grooms dont la présence est obligatoire ou non dans la voiture, selon le type d’attelage. Par exemple un attelage à quatre chevaux comporte obligatoirement deux grooms, celui par paire n’a qu’un groom, alors qu’un attelage solo peut n’en avoir aucun.

■ Le meneur

Un bon meneur doit savoir placer des harnais, c’est-à-dire garnir, puis atteler, dételer et dégarnir. L’ajustage du harnais comme l’entretien de la voiture ne doivent pas avoir de secret pour lui.

En compétition, Le meneur doit posséder des notions d’hippologie et connaître la méthode générale de ménage des différents attelages. Il doit être capable de faire un ménage sur route, de démontrer ses capacités en dressage et en épreuve de maniabilité, ainsi que de conduire sur un terrain varié à l’allure adaptée.

■ Les principes de la conduite

Le meneur, installé dans la voiture, dispose, comme aides, des guides, du fouet, de la voix ou des appels de langue. Il est assis, le torse bien droit, les épaules décontractées, les coudes près du corps, les poignets placés pouces en regard, à peine plus haut que les coudes. Les guides sont tenus dans la main gauche.

Lors de la conduite à deux guides qui convient aux attelages à un ou à deux chevaux, la guide gauche passe entre le pouce et l’index, tandis que la guide droite est serrée entre l’annulaire et le petit doigt. La main droite tient le fouet entre le pouce et les phalanges des premiers doigts, elle peut servir à rallonger ou à raccourcir les guides afin de les tendres exactement et d’assurer un bon contact entre la main et la bouche du cheval. Un attelage à quatre est dirigé par l’action de quatre guides. La manipulation de ces guides est alors très complexe et il est préférable de l’apprendre à l’aide d’un simulateur sous la conduite d’un instructeur.

Aide très importante pour le meneur, le fouet est constitué d’un manche avoisinant 1.80 mètre pour les attelages d’une ligne (solo ou par paire), et de 2.50 à 3.80 mètre pour les autres, sur lequel s’attache une lanière. Le meneur enroule cette dernière sur le manche durant les périodes où il n’utilise pas le fouet. Celui-ci sert principalement à inciter les chevaux à se porter en avant. Il peut aussi permettre de moduler les changements de direction des tandems, surtout dans les attelages à quatre ou plus. Si les chevaux sont parfaitement dressés, la voix et les appels de langues peuvent leur faire prendre le départ, les faire passer du pas au trot, les faire ralentir ou s’arrêter.

Les changements de direction débutent par un ralentissement de l’attelage. Il est impératif que le meneur évite de tirer sur la bouche des chevaux. Il dirige les chevaux en relâchant la ou les guides externes par rapport à la direction du virage, sans tirer su côté interne. Dans le cas d’un attelage à quatre, cette action est légèrement anticipée pour le tandem de volée (chevaux positionné à l’avant), par rapport au limoniers, l’action du fouet, dirigé vers l’intérieur du virage, pouvant modérer le changement de direction de ces derniers. L’attelage doit se placer correctement sur le cercle du virage et ne pas former de ligne brisée.

■ La pratique de l’attelage

Descendants direct des chars de l’antiquité, des coches et des carrosses, les attelages, qui exploitent la force des chevaux pour déplacer des véhicules chargés, ont perdu de leur usage utilitaire avec l’apparition du train et de l’automobile. Mais à partir de traditions qui se sont perpétuées, ils ont retrouvé un intérêt en tant que discipline sportive ou de loisir.

■ L’attelage de compétition

L’attelage est une discipline où une voiture est attelée derrière un ou plusieurs chevaux comporte jusqu’à trois tests qui sont le dressage, le marathon et la maniabilité. Ces trois épreuves attestent de la compétence et de l’habileté du meneur et permettent de vérifier la condition physique, la franchise, l’obéissance et la souplesse des chevaux. Cette discipline peut être pratiquée à plusieurs, en famille ou entre amis, en effet, en plus du meneur, il peut y avoir un ou plusieurs coéquipiers. L’attelage se pratique en compétition avec un équipage de un à quatre poneys ou de un à quatre chevaux, la catégorie qui rencontre le plus de succès étant celle avec quatre chevaux.

En attelage le dressage est un enchaînement de figures imposées à exécuter de mémoire, la beauté de l’attelage, la précision des figures et les allures des chevaux étant évaluées par des juges. Très spectaculaire, le marathon est un parcours en terrain varié ou les attelages enchaînent des difficultés techniques appelées « obstacles » qui sont composés de passages étroits et sinueux matérialisés par des poteaux et de passages naturels tels que des gués, buttes et devers. La maniabilité des chevaux est testée aux points et à allure libre présentant une succession de portes matérialisées par des cônes appelées obstacles, à passer successivement dans l’ordre des numéros, lorsque l’attelage fait tomber les balles posées sur les cônes cela engendre des pénalités.

L’évaluation du dressage, du marathon et de la maniabilité en attelage permettent de tester l’expérience et le niveau technique. Les tests d’adresse permettent de débuter l’attelage par des situations ludiques, le meneur doit faire preuve de précision pour franchir et réussir les différents contrats. Le coéquipier, quant à lui, ramasse des anneaux avec une épée, dépose des ballons dans des fûts. Le dressage combiné combine un parcours de maniabilité avec des figures imposées de dressage qui sont évaluées par des juges. La maniabilité combinée combine un parcours de maniabilité avec des obstacles de marathon, toute l’équipe (le meneur, les chevaux et le coéquipier) préparent ainsi au mieux leur future participation sur un marathon grandeur nature.

■ L’attelage de loisir

Si l’on ne cherche pas à accomplir les performances du ménage sportif, l’attelage peut constituer un excellent moyen de pratiquer une activité équestre originale. Si l’on possède son propre attelage, on peut profiter des alentours en se promenant au travers des sentiers autorisés et des routes de traverses.

L’attelage de loisir permet de découvrir, pour les néophytes, le cheval dans des conditions moins sportives et plus confortables que celles imposées par l’équitation. Le seul problème réside dans les difficultés que l’amateur peut avoir à se procurer une voiture bien adaptée. On peut de nos jours profiter de cette pratique même si l’on ne possède ni chevaux, ni véhicule d’attelage, il effectivement possible d’en louer un sous certaines conditions. Les irlandais furent d’ailleurs les premiers à proposer la location de roulotte hippotractées pour parcourir à petite vitesse leur pays.

Pour ceux que les soins au cheval et la conduite de l’attelage rebutent, il existe la solution des promenades en voitures hippomobiles avec un meneur servant également de guide, cette dernière solution a été en particulier mise au point par de jeunes agriculteurs dans la région de Fougères en Bretagne (35).

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