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La monte en amazone est un des styles le plus intéressants, qui a débuté au Moyen Âge, à une époque où les galants hommes participaient à des tournois et se battaient pour impressionner leurs dames. Afin d’apprécier vraiment l’héroïsme de leurs prétendants, celles-ci devaient les suivre à cheval. Mais monter à califourchon était considéré comme peu féminin, et peu pratique avec les robes que les femmes portaient à cette époque, et c’est ainsi que l’on inventa la monte en amazone, c’est-à-dire les deux jambes du même côté, au lieu d’une jambe de chaque côté.

■ Les origines et l’histoire

Dès l’Antiquité, le nom amazone apparaît pour désigner, dans la mythologie grecque, des guerrières féroces. Au Moyen Âge, les femmes montent sur des sambues, sorte de petit siège fait pour s’asseoir de coté, le cheval est maintenu par un homme à pied. Ce genre de selle ne permettant toujours pas la pratique d’une équitation sportive sans danger que les cavalières intrépides et d’un rang leur permettant pratiquaient alors à califourchon. Entre le XIVème et le XVIème siècle la sambue est transformée avec l’adjonction d’une fourche fixe, cette période correspond au début de l’autonomie des femmes à cheval.

Catherine de Médicis aurais fait transformer sa selle afin de chasser aux côtés de son mari, peut être pour surveiller ses actes. La position de l’amazone va alors se redresser car la fourche lui permet d’éviter de glisser à gauche. Elle se retrouve progressivement tournée dans l’axe de l’encolure et les épaules de la cavalière s’orientent désormais perpendiculairement à la colonne du cheval.

C’est avec la deuxième fourche à droite que l’amazone deviendra plus indépendante, elles seront conservées jusque dans les années 1830. Ce n’est qu’au XIXème siècle que la clé de la sécurité de l’amazone fut trouvée avec l’ajout d’une fourche supplémentaire qui permettra de maintenir la cuisse gauche. Initialement fixe, elle sera ensuite vissée dans l’arçon pour pouvoir adapter son inclinaison à la cuisse de la cavalière.

C’est alors que tout devient possible en monte amazone qui deviendra à partir de ce jour « l’équitation en amazone ». La revendication des femmes pour l’égalité des sexes provoquera l’abandon de la « selle de dame », ce n’est que dans les années 1970 les cavalières vont redécouvrir la monte en amazone et le renouveau des amazones en France.

■ La selle de l’amazone

Dès que les femmes nobles on découvert la monte amazone, elles se sont employées à développer une selle adaptée à cette façon de monter. Il existe diverses sortes et avec le développement de ces selles, la monte en amazone a également continué à évoluer.

■ La selle sambue

Au XIVème siècle les amazones montaient en sambue. Cette selle d’amazone était simplement un coussin d’équitation rembourré avec de la paille, qui comprenait un dossier et un appui pour les pieds.

Les femmes montaient sur cette selle perpendiculairement au cheval et par conséquence de manière incertaine.

Une influence sur le cheval était ainsi impossible et descendre de sa monture était tout aussi difficile. Pour des chevauchées dans la campagne, les femmes étaient obliger de se tenir à califourchon sur le cheval.

■ La selle à deux fourches

Dans cette selle, les épaules de la cavalière était presque parallèle à celles du cheval, la jambe droite se posant devant le pommeau.

L’amazone avait par conséquence une meilleure influence sur son cheval tout en portant quand même une jupe.

Le pommeau a été, vers les années 1580, remplacé à la cours du roi français par une fourche avec deux cornes, ce qui permettait une assiette encore plus stable et ainsi de monter lors de chasses avec la possibilité de sauter de petits obstacles.

Suivant le côté où étaient les jambes, les selles étaient confectionnées différemment. La selle d’amazone avec les jambes à droite était par exemple était utilisée pour la fauconnerie. Les cavalières portaient le faucon pendant la chasse sur la main gauche.

■ La selle à trois fourches

Vers la fin du XVIIème siècle, on a rajouté à la selle à deux fourches une troisième fourche, le « leaping head », grâce à cette amélioration, la selle d’amazone est devenue encore plus sûre. Cette fourche, qui était tournée vers le bas, se positionnait sur la cuisse gauche et assurait une assiette fixe dans toutes les situations. Avec la selle à trois fourches, on pouvait enfin sauter des obstacles plus hauts.

La selle à trois fourches s’est répandue sur le continent à partir de 1830. Malgré tout, elle n’a pas tout de suite évincé la selle normale. Particulièrement en France, en Espagne et en Allemagne, les dames appréciaient de continuer à monter à califourchon, spécialement pour la chasse.

Même si la selle d’amazone était devenue plus sûre, on ne pouvait pas éviter les accidents, particulièrement lors d’un saut. Les cavalières se blessaient lorsqu’elles restaient accrochées à la selle à cause de leurs habits bouffants.

■ La selle moderne

Vers 1870, on a enlevé la fourche du côté droit de la selle d’amazone et grâce à diverses améliorations, la selle d’amazone est devenue de plus en plus à la mode au XIXème siècle et dominait le continent pendant la deuxième moitié de ce siècle.

Quoi qu’il en soit, il est indéniable que la selle d’amazone restera toujours inférieure à la selle d’équitation classique.

Les actions avec le bassin de la cavalière et l’une de ses jambes manquent pour donner des aides précises. De plus, la selle est dangereuse en cas de chute, car la cavalière reste souvent coincée dans la selle.

La selle d’amazone a été interdite en Allemagne après la première guerre mondiale pour le saut d’obstacles.

■ La monte

Peu de cavaliers montent en amazone, la méthode étant différentes de la monte classique. La selle amazone ne possède qu’un étrier, placé du côté gauche du cheval et deux « fourches », le cavalier devant placer sa jambe droite sur la plus haute.

Monter en amazone sollicite des muscles différents de la monte classique pour trouver l’équilibre au centre de la selle, les deux jambes placées du côté gauche. Cette recherche d’équilibre peut être délicate au début, car le corps du cavalier va être attiré à gauche. On doit avoir suffisamment de force pour fixer son bassin vers l’avant.

Les cavaliers qui monte en amazone apprécient énormément ce style. C’est très différent de la monte classique. L’avantage est que l’on n’a pas besoin d’un cheval spécialement dressé pour essayer ce style. Il suffit de savoir se tenir les deux jambes du même côté.

■ La mise en selle

Il y a plusieurs manières de se mettre en selle d’amazone, la plus académique et la plus rare de nos jours est la mise en selle par un aide, toutefois la plus fréquente à notre époque moderne est que l’amazone se met en selle à l’aide d’un montoir.

Lorsque l’amazone, vêtue de la tenue pour un concours d’élégance, est mise en selle, l’amazone ne s’empêtre pas dans ses jupes et jupons, reste digne et élégante, est placée parfaitement dans sa selle sans faire tourner celle-ci d’un hasardeux coup de poignet sur la fourche.

Un groom tient le cheval en main, l’aide se positionne face à la croupe, son épaule gauche sur l’épaule droite du cheval, et présente ses mains en coupe à la dame. L’amazone lui fait face, son épaule droite touche presque la selle, et la dame prend appui de sa main droite sur la fourche haute de la selle (fourche droite fixe) et sa main gauche sur l’épaule droite de son aide. Son pied droit placé dans les mains de l’aide, l’amazone prend un élan avec l’autre jambe, dans le même mouvement que l’aide qui se relève et la porte en hauteur. L’amazone s’assied face à l’aide les deux pieds côte à côte sur côté gauche de la selle, puis elle positionne sa jambe droite sur la fourche supérieure, enfin elle passe la gauche sous la fourche basse et chausse l’étrier. Au final l’amazone et l’aide ajustent les plis de la robe et le groom rend les rênes à la cavalière et lui passe sa cravache à droite.

Si les avantages l’emportent largement sur les inconvénients, il faut bien dire que l’amazone moderne doit en général se débrouiller toute seule. Elle utilisera donc un montoir ou tout autre artifice (ballot de paille, tabouret, tronc d’arbre, escabeau), de façon être à hauteur d’étrier pour pouvoir se mettre en selle à califourchon, puis passer la jambe, sans faire tourner la selle. En randonnée, pendant une chasse ou en promenade, savoir se débrouiller seule est primordial. Quelque soit les circonstances, il ne faut jamais prendre appui sur la fourche inférieure (la gauche qui est mobile) sous peine d’endommager le dos du cheval et de faire tourner la selle.

■ La descente de cheval

Lorsque le cheval est calme, et bien arrêté, il faut laisser filer les rênes et les tenir légèrement dans la main droite, déchausser l’étrier, dégager la jupe des fourches (si l’on est vêtue pour un concours d’élégance) et éventuellement ôter l’élastique de pied. Passer ensuite la jambe droite par dessus les fourches pour se trouver assise les deux jambes pendantes sur le côté gauche du cheval.

Il faut ensuite laisser tomber sa cravache à terre et se laisser glisser doucement dans les bras de l’aide qui retient l’amazone (plus ou moins suivant votre degré d’intimité) ou si on est seul, il faut se retourner le ventre face au cheval, et se laisser glisser en se retenant (mais pas à la fourche gauche), et plier les genoux pour amortir le contact avec le sol.

■ Le concours d’élégance

Le concours d’élégance propose trois catégories qui sont le costume de tradition, le costume historique et le costume fantaisie. Quelle que soit la catégorie choisie, il est important de prendre en compte les règles de sécurité du matériel et de la tenue spécifiées dans le règlement imposés par la Fédération Française d’Equitation et par l’organisateur pour chaque événement en particulier.

■ Le costume de tradition

Le costume de tradition correspond à celui de la fin XIXème et du XIXème siècle, ce sont des tenues de travail, de vénerie, de sortie en extérieur, des tenues de concours et également tenues de traditions issues de patrimoines régionaux spécifiques (Arlésiennes, Camarguaise, Doma Vaquera...).

Les concurrentes doivent produire un descriptif écrit de leur costume à l’inscription au concours. La tenue est jugée en fonctions des références, gravures, photographies, historiques du costume fournies à l’inscription et doit y rester fidèle.

L’attention sera portée sur l’apparence de la cavalière, le juge pourra s’approcher du couple pour regarder les différents éléments de la tenue, du harnachement et du toilettage du cheval, en comparant avec le support fourni.

■ Le costume historique

Le costume historique correspond à des costumes ou reproductions de costumes historiques antérieurs au XXème siècle qui ont été portées pendant cette période de l’histoire.

Ce costume est jugé en fonction des références, gravures, tableaux, photographies, historiques du costume fournies à l’inscription et doit y rester fidèle. Les concurrentes doivent produire un descriptif écrit de leur costume à l’inscription au concours, le support visuel, permettra de constater l’exactitude de la référence historique.

L’attention sera portée sur l’apparence de la cavalière, le juge pourra s’approcher du couple pour regarder les différents éléments de la tenue, du harnachement et du toilettage du cheval, en comparant avec le support fourni.

■ Le costume créatif ou fantaisie

Le costume créatif ou fantaisie donne libre cours à l’amazone suivant les critères de sécurité et de compatibilité avec la monte en amazone aux trois allures.

Le critère essentiel de cette épreuve est la créativité du costume, présenté en accord avec le cheval et son harnachement ainsi que la musique choisie.

La notion d’élégance reste présente à l’esprit ainsi que la façon de se déplacer du couple cavalière et cheval.

■ Le cheval

Le harnachement du cheval est décisif, si la cavalière est costumée en mexicaine dans la catégorie historique ou tradition, elle doit, pour bien faire, avoir une selle mexicaine, avec la bride ou le bridon correspondant.

Sinon, il convient que la cavalière se présente dans la catégorie du costume créatif ou de fantaisie ou choisir un autre costume, pour être sûre de participer à la bonne épreuve, en évitant de perdre de points sur ces détails importants ou d’être fortement distancée dans le classement.

L’harmonie du couple est primordiale et le soin apporté au toilettage du cheval est déterminant, il faut penser aux pions, aux rubans, aux rosettes, aux colliers de chasse et aux autres accessoires pour rendre le cheval aussi sublime que sa cavalière.

Il faut aussi veillez à respecter les époques, pour exemple, les pions et les tresses de queue, si précieuses aux juges de dressage, n’existent que depuis le XXème siècle, ce procédé à été inventé pour ne pas gêner le cheval en concours de saut d’obstacles, ces artifices ont vu le jour uniquement dans les années 1920.

C’est à ce niveau que l’on comprend l’intérêt de fournir une explication écrite et un document visuel pour justifier le choix de toilettage de la concurrente.

■ Le déroulement du concours

Pour permettre de juger l’amazone aux deux mains et aux trois allures, les ADF (Amazones de France ) proposent soit une reprise imposée d’une durée approximative de 3,30 minutes, soit une liste de figures à effectuer dans une reprise du choix de la concurrente (d’une durée maximale de 5 minutes).

Une seule option sera retenue par l’organisateur, et les protocoles seront donc ainsi les mêmes pour toutes les concurrentes.

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